Le R* Uarc Paitison, ISIMSKI
à visage frais et presque mutin ; dans le plus joli nid de vieille architecture, avec lierre et grands arbres, toutes les richesses du confortable à l'intérieur. — M. Pallison est un philosophe commentateur de Platon, très libéral. Sa femme dit qu'à Oxford on devient momie, et que les étudiants cultivent leurs muscles aux dépens de leur cervelle.
Max Mûller a épousé une sœur du directeur du Times; cinquante mille livres sterling de dot; lui-même a je crois mille livres sterling de traitement et vingt-quatre leçons par an. — Quatre enfants; grande maison gothique à intérieur ogival, entourée de verdure et de fleurs. — Il ne peut avoir ici de collaborateur, ni faire germer la graine des philologues : quelques jeunes gens l'écoutent et travaillent pendant un an ou deux ans; ensuite les pauvres laissent là la linguistique pour chercher une place fructueuse, elles riches pour entrer au Parlement Cependant il dit que les idées répandues dans son cours et ses livres prennent racine, ont déjà modifié l'enseignement des langues classiques dans les collèges. — 11 est attelé à un grand ouvrage, l'édition et la traduction du Rig-Veda, aux frais du gouvernement.
Je n'ose penser aux événements de Paris, — parmi les désastres publics, je songe aux malheurs privés. Libon et Marcelin doivent être incendiés*.
1. Logés quai du Louvre et place de la Bourse, qui n'ont pas souf^ fert du feu.
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L MADAME H. TAIN
Je VOUS écris from Ihe Union club, établi; commodeàOsrord.oùroiim'aintroduiletoùj les journaux avec tout le confortable possi ils entendent bien la vie élégante et agréable ordre, quelle prospéiité! Cela fait le plus contraste avec notre pauvre pays. Je sais m qui a été sauvé de Paris, à moins que le pétrole de Belleville n'allument de nouveau La flamme et la destruction n'ont été qu'à de cliez nous, puisque la Cour des Compte d'honneur et la caserne du quai d'Or cendres. Les journaux anglais parlent aves leur de nos calamités; mais ils sont sévérei caractère et inquiets sur notre avenir. Ils cet incendie le désir de l'éclat, l'empbase révolutionnaire, la volonté diabolique de au cinquième acte d'une féerie, au milieu ment général. Ils disent qu'il y a un fonc dans notre humeur, et que les derniers Paris montrent le singe qui devient tigre, dent à craindre pour l'avenir une Terreur cléricalisme étroit et déliant, qui en dix ai parti révolutionnaire son crédit et sa force.
M. Max Mûller est venu me voir ce
M. JowettS master of Balliol collège, savant libéral assez voisin de Renan, qui a écrit sur Platon et sur saint Paul. Nous avons raisonné sur la nature et l'origine du langage, sur les méthodes de critique et de philosophie. Je dîne chez lui mercredi et aussi samedi, celte fois avec M. Matthew Arnold. En général ils me parlent anglais, et je leur réponds en français. — Le vice^ chancellor a témoigné être très satisfait de ma leçon. — Je viens de trouver dans la revue anglaise Nature un article très bienveillant sur l'Intelligence; M. Max MûUer dit que c'est la grande question du moment, que l'origine des idées et du langage est le point auquel s'attachent le plus en ce moment les curiosités anglaises.
A MADAME H. TAINE
Oxford, dimanche 28 mai
Ma pensée ne peut pas quitter Paris. J'ai acheté un journal anglais qui paraît aujourd'hui en contrebande. Il y a des rues entières qui ont disparu ; — des femmes bien mises venaient jeter du pétrole dans les caves; le bas de la rue du Bac, des portions des rues de Lille, Saint-Dominique et de Grenelle sont tombés dans les flammes. — J'attends avec impatience les journaux de demain pour avoir des nouvelles de la victoire finale.