‹ H. Taine: sa vie et sa correspondanceChapitre 70 sur 104 · I^n Alsacien qui venait dttcv noinmi' ù CliAlennï · texte numérisé non relu

I^n Alsacien qui venait dttcv noinmi' ù CliAlennï

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avait vu, que chez lui on le traiterait de menteur et de vendu, etc.

J'ai lu Scribe; les gens qui se plaisaient à ses pièces étaient plus faciles à amuser que nous. Mais ils élaient gais; le vaudeville est le dernier débris du badinage français, il n*y en a plus ; Tavenir politique et financier nous en ôtera les derniers restes.

J'ai vu en chemin de fer M. Beslay*. Il paraît qu'aujourd'hui M. Thiers se résigne à M. Buffet comme président de la Chambre'; du reste gâchis parfait; on a réuni 300 signatures, dit-on, pour interpeller le gouvernement sur la situation intérieure'. Beslay croit qu'il est encore possible de sauver le régime parlementaire. Moi je crois que c'est fini ; nous marchons ou plutôt nous roulons plus ou moins vite dans la démagogie, de là à la dictature militaire ; le prince impérial reviendra avec son escouade de gens à tout faire.

Le jardin ici est charmant, d'une fraîcheur admirable, tout fleuri, lilas, polownias, arbres de Judée, faux ébéniers, boules de neige, épines roses, blanches, etc. Le frêne en face du banc du fond est un immense bouquet d'un blanc verdâlre délicat, avec un parfum de tilleul comme un bouquet de mariée. — Je ne suis pas très gai ; je suis obligé de recommencer mon travail anté-

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