Directeur du journal de Genève
U. TAINE. — CORRESPOXnAKCe. III. iQ>
J*ai lu les Deux amis de M. Carteret ; c^esf aussi instructif pour connaître Tauteur que pour connaître le pays. On reconnaît un homme convaincu, qui a un corps complet de croyances et de tendances : spiritualiste et religieux au fond, ce qui fait contrepoids, et ce contrepoids
manque à nos démocrates qui suivent d^Hoibach et non Rousseau.
Encore une fois merci....
A M. MARC MONNIER
Paris, 25 décembre i875
Mon cher Monsieur,
Vous exercez l'hospitalité comme un gentilhomme du xvui^ siècle; j'ai été dans vos mains, vous me comblez et recomblez de toutes façons. — Merci de votre trop obligeant article; vous avez sans doute raison dans votre réserve sur Rousseau; mais, si je lui suis peu sympathique, ce n'est pas à cause des conséquences pratiques de ses doctrines, c'est à cause de son tour d'esprit et de son caractère. Je n'aime pas ces sortes de dieux manques, en qui la vanité est monstrueuse et le jugement faux par essence.
Je donnerais de bon cœur des soufflets à Saint-Preux et même à Julie. A mon sens, Rousseau aurait dû naître au xvi^ siècle à Genève, ou au xvu« en Angleterre ; il y aurait fondé une secte ou fait des revivais ; son malheur.
L'ANCIEN RËGIHE lispruporlion de sa nalure et de son te me dit que nous ferons une seconde r. — Je Tais le plan du deuxième volui n.)
8 de recevoir une très belle et très c( ie de H. Heine, amusante comme un rc re comme un livre d'histoire, par W. S critique anglais que je connais personne X ans. C'est très bien composé et trt uteur connaît la France et l'Allemagm l'Angleterre. Groiriez-vous que ni Germ Machette ne voulaient entreprendre d'é n de ce livre, d'après ce principe qu'oi rance, et que Heine y a été un mètéon traducteur serait une personne qui a !Dt Heine pendant les deux dernières , qui est allemande, qui a vécu en An; ie, bref Camille Selden, dont vous con ;e le très beau roman (Daniel Vlady) et ent écrivain français. Y a-t-il à Genève confiant et plus libéral que les nôtres^ especlueuaes amitiés à Madame Monni' Aeyer. Je vous serre la main et vous en' :nts et remerciements de tous les mieua