ACCROISSEMENT
Après l'invasion des Helvétiens, il n'y a plus que onze emplacements où l'on retrouve des traces du premier âge du fer, et encore, sur ce nombre, on ne peut guère en compter que trois qui présentent les caractères d'une occupation quelque peu prolongée. Ces chiffres, que pourront modifier de nouvelles recherches, montrent cependant combien le pays a été dévasté par l'invasion des Helvétiens, et combien il était peu dans les usages de l'envahisseur de vivre sur les eaux. Quant à l'époque romaine, si l'on admet qu'il y a eu des cabanes de pêcheurs dans tous les lieux ou se trouvent des fragments de la poterie qui leur était propre, ces huttes auraient été reconstruites sur quatorze emplacements, mais l'absence d'objets d'un certain art indique assez quelle était l'indigence de ceux qui les habitaient.
Bien que les découvertes soient fort incomplètes, la statistique des lieux occupés aune époque sur laquelle l'histoire n'a pas laissé de renseignements n'en a pas moins un intérêt incontestable. Les champs de sépulture ne sauraient être exclus de cette énumération que je limite au canton de Vaud seulement. Ceux de l'âge de la pierre se trouvent dans trois localités dont deux sont voisines des rives du Léman. L'âge du bronze en compte dix-huit, sur lesquels cinq seulement peuvent être rattachés aux rivages des lacs. Les tombeaux du premier âge du fer ont été constatés sur dix-neuf points, tous éloignés des bassins d'eau, et il faut remarquer que l'un des modes d'inhumation du deuxième âge, consistant à déposer sous la surface du sol le corps du défunt étendu sur le dos, a été reproduit dans quatre localités où il était accompagne
âge du fer et l'époque actuelle fait assez ressortir combien les conditions d'existence, et partant d'accroissement de la population, étaient inférieures à ce qu'elles sont de nos jours.