‹ Habitations lacustres des temps anciens et modernesChapitre 69 sur 150 · IMPORTANCE HISTORIQUE · texte numérisé non relu

IMPORTANCE HISTORIQUE

enfants qui avaient encore leurs dents de lait, c'est que, sans doute, ils les envisageaient comme innocents et comme n'ayant pas besoin d'être purifiés. Hérodote rapporte que les Perses, adorateurs du feu, s'abstenaient de l'incinération à cause de leurs idées sur la divinité de cet élément. D'autres envisageant la terre comme la mère universelle du genre humain, déposaient dans son sein les restes du défunt, sans le livrer aux flammes. Chacun interprétait, selon sa religion, les usages qui lui étaient propres. Le scepticisme, en se répandant chez les païens, put ne voir, dans ces pratiques, que des formes sans signification , mais il n'en est pas moins vrai, qu'à l'origine, elles répondaient à des systèmes religieux qui caractérisaient des peuples différents. D'après ce qui précède, on peut affirmer que la connaissance du bronze a été importée en Europe par l'invasion d'un nouveau peuple, car c'est avec l'introduction de ce métal que se répand l'incinération '. Les sépultures de l'âge de la pierre présentent en revanche un caractère tout particulier. La première population de l'Occident inhumait ses morts, et avait l'habitude de replier le corps de manière à ramener les genoux sous le menton en croisant les bras du défunt sur sa poitrine. Le corps, ainsi replié, était déposé dans un tombeau de dalles brutes, long d'environ 3 pieds, sur une profondeur et une largeur un peu moindres. Dans la Suisse occidentale, ces espèces de sarcophages se retrouvent sous la surface du sol, sans monument extérieur. En France, en Angleterre, en Danemark, en Suède et dans bien d'autres pays, on construisait souvent des salles sépulcrales avec

4 Cette observation , faite en Angleterre , en Danemark et dans le nord de l'Allemagne par plusieurs antiquaires, est applicable à la plupart des autres pays.

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