COMMERCE
place à l'introduction de bien des éléments constitutifs qu'il importe de relever. Il suffit d'examiner les antiquités du premier âge du fer pour s'assurer qu'elles sont étrangères à la civilisation du Midi. Ce n'était pas des Romains que les Gaulois tenaient leurs longues épées de fer flexibles et sans pointe, leurs chaînettes, leurs grelots, leurs boucliers et leurs casques ornés de figures bizarres. Des pièces pareilles peuvent se trouver en Grèce et en Italie, mais lorsque ces pays en étaient encore à ces ébauches de l'art, leur influence ne pouvait s'étendre bien loin. D'autre part, quand les Barbares apprirent à connaître les Romains, ils étaient plus disposés à détruire l'empire naissant qu'à lui emprunter son industrie. Les rapports d'hostilité contribuent sans doute à propager bien des connaissances, mais ce ne sont pas les produits de de l'art classique qui ont servi de prototypes dans le premier âge du fer.
Commerce, monnaies, écriture.
Le développement du commerce a été une conséquence naturelle de celui de l'industrie. Si chaque famille pouvait, dans l'âge primitif, fabriquer les instruments de première nécessité, il n'en est plus ainsi dès qu'on travaille les métaux et entre autres le fer. Plus les professions se multiplient, plus les échanges ou le commerce deviennent indispensables. Les matières mises en œuvre étant plus nombreuses, il en résultait aussi des communications plus fréquentes et l'établissement de voies mieux ouvertes. L'étain venait toujours de l'Angleterre. L'ambre s'exportait en plus grande quantité. L'Helvétie recevait même quelques produits de l'art