‹ Habitations lacustres des temps anciens et modernesChapitre 85 sur 150 · GENRE DE ME. O · texte numérisé non relu

GENRE DE ME. O

difficile de dire si ces populations adonnées à l'agriculture, mais aussi à la chasse, qui n'était pas sans danger, avaient des mœurs guerrières. Il nous reste plus de traces de leurs défaites que de leurs victoires. Elles étaient sans doute plus plus préoccupées de la défense que de conquêtes lointaines, et l'attachement à leurs rivages devait les détourner des contrées qui n'avaient pas les mêmes bassins d'eau.

Lors même que ces peuplades ne nous apparaissent pas avec des mœurs éminemment guerrières, elles n'en avaient pas moins une énergie réelle, que toutes les difficultés de construction contribuaient à développer, surtout avant l'emploi des métaux. On a vu quel labeur inouï exigeait la coupe des bois avec la hache de pierre, et combien il y avait de travaux à exécuter avant d'élever les cabanes. Sans parler des contrées où des hivers rigoureux rendaient difficile l'entretien de la famille, on doit reconnaître que la vie sur les eaux et les luttes continuelles avec cet élément n'étaient pas sans influence sur les mœurs. L'enfant, dès son jeune âge, était souvent bercé au sein de la tempête; habitué de bonne heure à surmonter les dangers, élevé dans un genre de vie rude et laborieux, son éducation devenait nature, et il ne pouvait guère ne pas s'affectionner à cette existence qui n'était pas sans charmes pour un peuple ignorant tout comfort; voilà pourquoi nous le voyons conserver ses usages aussi longtemps qu'il possède quelque indépendance.

Genre de vie.

Le genre de vie des peuplades lacustres ressort nettement des découvertes qui ont été faites depuis quelques années.

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