‹ Habitations lacustres des temps anciens et modernesChapitre 88 sur 150 · MONUMENTS · texte numérisé non relu

MONUMENTS

ce dont on peut se convaincre quand on les voit disposés en cercle autour de quelques tumulus du premier âge. Parfois ces grandes collines, qui ne recouvrent que des instruments en pierre , sont surmontées d'un pilier brut ou d'un autel formé d'un immense bloc posé sur trois supports au sommet du tombeau. Lors même que cet usage n"a pas été général dans l'âge de la pierre, et quand même il se reproduit dans la période suivante, il n'en est pas moins certain qu'il a été introduit en Occident dès les temps les plus reculés Ces piliers groupés en cercle autour d'un menhir sont parfois envisagés par les Lapons comme la famille du dieu qui occupe la place d'honneur. Chaque pilier portait souvent un nom particulier; mais, loin de pouvoir désigner les divinités primitives auxquelles ils étaient consacrés, on ne peut juger que par analogie du culte qui leur était rendu. L'autel témoigne cependant que ces peuplades éprouvaient le besoin de sacrifier aux puissances supérieures, de les apaiser et de se les rendre favorables. Ces monuments, groupés autour de quelques tumulus. étaient peut-être réservés aux personnages les plus importants dont les restes semblent placés sous la protection spéciale des dieux. Etait-ce aux mânes du défunt ou bien à la divinité qu'on sacrifiait sur les tombeaux? Le chef, après sa mort, demandait-il à être apaisé comme chez les Celtes? Ce sont là des questions qu'il est plus facile de poser que de résoudre. Le menhir qui veillait sur la pullure s'élevait certainement sur d'autres points plus spécialement consacrés au culte , mais à quoi reconnaître la période durant laquelle ont été érigés tous ceux qui sont encore debout '. et don! un grand nombre >'>ni assurément druidiques "

■ On ne saurai! déterminer l'ftge d'un men-hir par les objets enfouis au-

Page 1