RELIGIEUX
La Suisse occidentale a eu aussi ses men-hirs. Quelquesuns existent encore de Bonvillars à Bevaix, entre le lac de Neuchâtel et le pied du Jura. D'autres ont été détruits récemment près de Corcellettes et de la Mothe l. Les autels de Mont-la-Yille 2 et de Burtigny 3 furent sans doute consacrés par la population qui construisait sur terre ferme, vu la distance à laquelle ils se trouvent des rivages, à moins toutefois queles habitants de la bourgade lacustre deRolle n'aient eu l'usage de gravir la hauteur voisine pour sacrifier dans la forêt de Prévond-d'Àvaux, près de Burtigny. Le grand bloc de Mies: appelé Pierre à Penni 4, n'était pas fort éloigné des pilotis de Coppet. La Pierre à Niton 3. baignée parles eaux du Léman, en face de Genève, a tout particulièrement le caractère d'un autel lacustre. Un autre bloc, non loin de Saint-Prex, a aussi été l'objet d'un culte. On ne saurait cependant affirmer que toutes ces pierres aient été destinées, dès le premier âge, aux cérémonies religieuses, mais 1 est probable que les Helvéticns n'ont pas été les seuls qui les aient vénérées dans la Suisse occidentale, puisque la population primitive avait déjà ses men-hirs et ses autels bruts.
près, parce que les instruments de pierre ont été utilisés dans le culte après le premier âge, et que , d'autre part , l'instrument de bronze ou de fer peut avoir été déposé longtemps après l'érection du bloc.
1 M. Masset, de la Mothe, a découvert sous l'un de ces men-hirs deux celts en bronze.
- Voir plus haut la note de la page laS.
5 II existe encore trois de ces autels dans le bois des Tattes , près de Burtigny. Ils sont connus sous les noms de Pierre à Roland, Pierre Feboux el Pierre aux sept trous.
* Le nom de cet autel doit être rapproché de celui de Petmilucus , nom de la station romaine située à la tète du lac , sur la hauteur couverte par le vignoble qu'on voit entre Villeneuve et l'hôtel Byron.
5 Noir plus haut la page 125