DOGME
être jamais séparée !. D'après Zoroastre, l'homme est heureux ou malheureux au delà du tombeau, suivant la conduite qu'il a tenue pendant sa vie; mais, à la fin, les méchants purifiés par le l'eu de l'enfer partageront avec les justes un bonheur éterael qui sera précédé de la résurrection des corps2. Tertullien nous apprend que les sectateurs de Alithra croyaient aussi à la résurrection5. Ces divers témoignages suffisent pour établir la connaissance de ce dogme dans l'antiquité.
L'attitude repliée, qui n'est autre que celle du fœtus et qu'on doit envisager comme le symbole de la foi à la résurrection du corps, a été générale en Europe dans 1 âge de la pierre. On la retrouve en Asie sous les plus anciennes substructions de Babylone*. Diodore de Sicile dit que les Troglodytes, peuple pasteur de l'Ethyopie, repliaient les morts en les maintenant dans cette attitude avec des branches flexibles 5. Il est des Hottentots qui suivent encore le même usage, dans la pensée que les morts, redevenus petits enfants, ressusciteront un jour6. Les Bassoutos ont conservé ce mode funéraire, mais ils ne croient plus à la résurrection, qui, d'après les traditions, leur avait cependant été révélée par l'Etre suprême. « Le Seigneur, disent-ils, envoya jadis ce message
' Notice sommaire des monuments égyptiens exposés dans les galeries dit musée du Louvre, pag. 85 et 92 ; par le vicomte Em. de Rougé. Paris 1855. — Etudes sur le rituel funéraire des anciens Egyptiens, par le même auteur, insérées dans la Revue archéologique. Nouvelle série, lre année, pag. 70 et suiv.
5 La Perse , par Louis Dubeux, pag. 267.
r> De prœscriptione heretic, cap. XL.
* Revue des Deux-Mondes, 15 octobre 1854.
5 Lib. IV, c. 3. Edition de Lyon, 1559.
8 Communication de M. Fréd. de Rougemont.