Surtout depuis
3. On remarquera le rôle de ces villes libres, Hambourg, Lùbeck, • — villes de commerçants intelligents et aventureux, — dans l'histoire de la musique allemande. Telles, pour la peinture et même pour la musique italienne, Venise et Florence.
4. Il en reste i5o manuscrites, dans les bibliothèques de Lubeck, Upsal, Berlin, Wolfenbùtlel, Bruxelles.
technique analogue. Buxteluule écarte de sa musique la polyphonie débordante et touffue, qui était cependant son royaume ^ Il n'y veut rien laisser que de clair, de fort, de largement dessiné, et même de scénique. Volontairement, il s'appauvrit, mais en se concentrant ; et ce qu'il perd en abondance, il le reprend en intensité. Le caractère presque homophone de l'écriture, la netteté des beaux dessins mélodiques, d'une clarté populaire-, l'insistance des rythmes et des phrases qui se répètent et s'enfoncent dans l'esprit, d'une façon obsédante, sont des traits essentiellement hœndeliens. Ce qui ne l'est pas moins , c'est la magnificence triomphale des ensembles, cette façon de peindre par larges touches de lumière et d'ombre ^ C'est, au plus haut degré, comme l'art de Haendel, une musique pour tout un peuple.
Mais il se passa beaucoup de temps avant que Haendel mît à profit les exemples de Buxtehude. A son retour de Liibeck, il semblait n'y plus