Voir Streatfeild : Handel, p
2. Sur StefFani, voir p. 64 et suiv. C'est très vraisemblablement à cette rencontre avec Hœndel, en 1709, à Rome, qu il faut reporter le récit fait par Hœndel d'un concert chez Ottoboni, où Steflani suppléa à l'improviste un des principaux chanteurs, avec un art sans égal. Chrysander plaçait ce récit, à l'époque du second voyage de Haendel en Italie, en 1729. Mais cela est impossible, car Steffani mourut en février 1728.
3. C'est-à-dire le 26 décembre 1709. Telle est la date que les recherches récentes de M. Ademollo et de M. Streatfeild ont rétablie, d'accord avec les indications fournies par les his-
Le succès passa tout ce qu'on pouvait attendre. Mainwaring dit « quoii eût pris les auditeurs pour des fous. Cétaient des acclamations, des cris : Viva il caro Sassone ! des extravagances impossibles à raconter. La grandeur de ce style les avait frappés comme le tonnerre. » — Les Italiens avaient bien raison de se réjouir, ils avaient fait en Haendel la plus glorieuse recrue, etVAgrippina était le plus mélodieux des opéras italiens. Venise faisait et défaisait la gloire. L'enthousiasme soulevé par les représentations du San Giovanni Grisostomo se propagea dans l'Europe musicale.
Haendel resta tout l'hiver à Venise. Il semblait indécis sur le chemin qu'il allait suivre. Il n'est pas impossible qu'il songeât à passer par Paris'. . ^ Que de choses eussent été changées, s'il y était venu alors, et s'il avait pu s'y établir, dans l'interrègne, entre LuUy et Rameau! Il avait ce que ne possédait aucun des musiciens français : une surabondance de musique. Et il n'avait point
toriens conlemporaius de Haendel, — Mattheson, Marpurg. Burney, — et avec la date inscrite sur le libretto même. Elle contredit la thèse de Chrysander, (adoptée, à sa suite, par la plupart des musicologues de notre temps), suivant laquelle V Agrippina aurait élé jouée à Venise, dès le carnaval de 1708.
I. Telle serait la raison pour laquelle il s'était fait la main au style vocal français, en écrivant ses 7 chansons françaises, dont le manuscrit a été soigneusement revu par lui, et porte la trace de corrections au crayon.
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ce qu'ils avaient : rintelligence lucide et pénétrante de la véritable nature du drame musical et de ses destinées : — (c'était alors le temps où Lecerf de la Viéville écrivait sa Comparaison de la musique française et de la musique italienne^ dont certaines pages annoncent la réforme de Gluck). — Si Haendel était venu en France, je suis convaincu que cette réforme eût été accomplie soixante ans plus tôt, et avec une magnificence de musique que Gluck n'eut jamais. Haendel était familiarisé avec la langue française ^ Il montra, par la suite, une attraction singulière pour les plus beaux sujets de notre tragédie française-. Avec sa prodigieuse souplesse et ses qualités, toutes latines, de clarté de lignes, de raison éloquente, d'amour passionné pour la forme, ce lui eût été un jeu de s'assimiler la tradition de notre art et de la reprendre, avec une vigueur irrésistible \
I. C'était la langue dont il usait dans sa correspondance, même avec sa famille ; et son style, très correct, a la haute courtoisie du style Louis XIV.
'2. Esther, Athalie, Théodore vierge et martyre.