‹ HaendelChapitre 23 sur 64 · I. Il s'agit du frère du célèbre Bononcini (Giovanni · texte numérisé non relu

I. Il s'agit du frère du célèbre Bononcini (Giovanni

1. Ce fut la Rosamunde, jouée en 1707, et qui n'eut que trois représentations. Addison, fort peu musicien, avait pris pour collaborateur l'insipide Clayton. Ses satires contre l'opéra italien parurent en mars-avril 17 10, dans le Spectator.

3. Cette défaite fut mise en évidence, en 1708. Trois ans avant, le théâtre Haymarket avait été fondé, sous le patronage de la reine, par le poète Congreve, pour y jouer le vieux drame anglais. En 1708, le drame anglais dut vider la place. L'opéra s'y installa.

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anglais. Et, k ipRvt'iv d'Almahide, en janvier 1710, tout est en italien. Aucun musicien anglais ne tente de lutter'.

Lorsque arriva Haendel, à la fin de 17 10, l'art national était mort. 11 est donc absurde de dire, comme on le fait souvent, qu'il a tué la musique anglaise. Il n'y avait plus rien à tuer. Londres n'avait pas un compositeur. En revanche, elle était riche en virtuoses excellents. Surtout elle possédait une des meilleures troupes de chanteurs italiens qu'on pût trouver en Europe. Présenté à la reine Anne, qui aimait la musique et jouait bien du clavecin, Haendel fut accueilli à bras ouverts par le directeur de l'Opéra, Aaron Hill. C'était un personnage extraordinaire, qui voyagea en Orient, écrivit une Histoire de l'Empire Ottoman, fit des tragédies, traduisit Voltaire, fonda la Beech OU Company^ pour extraire l'huile des glands de hêtre, se mêla de chimie,

I. Seuls, deux Allemands établis en Angleterre et naturalisés Anglais, le D"" Christoph Pepusch et Nicole Francesco Hayra, glissent quelques morceaux de leur composition dans lesopéras italiens de Londres. Nouslesretrouveronsplus tard. Pepusch, fondateur de VAca'demy of antient musick en 17 lo, fut assez mal disposé pour Hasndel, dont il persifla les opéras dans le fameux Beggars Opéra de 1728. Haym, qui voulut publier en 1780 une grande Histoire de la musique, fut un des librettistes de Haendel.

La Bibliothèque du Conservatoire de Paris possède un recueil des airs des principaux opéras italiens, joués à Londres, de 1706 a 1710. (Londres, Walsh.)

et s'occupa de la construction des vaisseaux*. Cet homme-orchestre bâtit, séance tenante, le plan d'un opéra, d'après la Jérusalem délivrée. Ce fut le Rinaldo, qui fut écrit, poème et musique, en quatorze jours, et joué, pour la première fois, le 24 février 171 1, au Haymarket.

Le succès fut immense. Il décida de la victoire de l'opéra italien à Londres; et quand le chanteur Nicolini, qui interprétait le rôle de Renaud, quitta l'Angleterre, il emporta la partition à Naples, où il la fit représenter en 1718, avec l'aide du jeune Leonardo Léo. he Rinaldo marque un tournant de l'histoire musicale. L'opéraitalien, quia conquis l'Europe, commence à être conquis à son tour par les musiciens étrangers qu'il a formés, les italianisants d'Allemagne. Après Hœndel, ce sera Hasse, et puis Gluck, et puis Mozart. Mais Haendel est le premier des conquérants-.

Après Rinaldo, etjusqu'au moment où Haendel

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