‹ HaendelChapitre 4 sur 64 · Lehensheschreibiing Hiendels · texte numérisé non relu

Lehensheschreibiing Hiendels

théorique et pratique, il lui donnait souvent des devoirs à faire (dans tel ou tel style)... w

Cette éducation, d'une largeur d'esprit vraiment européenne, ne s'enfermait donc pas dans une école musicale, mais planait au-dessus de toutes les écoles, et s'efforçait de s'assimiler leurs richesses à toutes. Qui ne voit que ce fut la pratique constante de Hsendel. et l'essence de son génie, fait de cent génies divers, qu'il avait absorbés ! Un manuscrit de lui, daté de iGqcS, et qu'il garda toute sa vie, contenait, dit Ghrysander, des Arie^ Choeurs, Cap/ icci et Fugues de Zachow, Alberti (Heinrich Albert), Froberger, Krieger, Kerll, Ebner, Strungk, ([u'il avait copiés pendant qu'il était à l'école de Zachow. Il ne devait jamais oublier ces vieux maîtres, dont le souvenir précis se rétrouve dans ses pages les plus célèbres'. 11 lut sans doute aussi chez Zachow les premiers recueils pour clavier de Kuhnau, qui paraissaient alors-.

1. On note des motifs de Kerll dans un de ses Concertos d'orgue et un Concerto grosso. Une Canzone de Kerll, ainsi qu'un Capriccio de Struugk, ont même été repris entièrement dans deux chœurs d'Israël en Egypte. (Max Seiffert : Hœndels Verhàltnis zu Tonwerken lelterer deiitscher Meister, — Jahrbuch Peters, 1907.)

2. Les deux parties de la Klavier-Uebiing de Kuhnau parurent en 1689 et 1692; les Frischen Klavier-Frûchte eu 1696, et les Biblischen Historien en 1700. — Voir Tédition des œuvres pour clavier de Kuhnau par Karl Pâsler, dans les Denkmàler deutscher Tonkunst, 1901.

lo H.EADEL

Enfin, il semble que Zachow ait connu l'œuvre de Agostino Steffani', qui devait témoigner plus tard à Haendel une amitié paternelle ; et il suivait avec sympathie le mouvement dramaticomusical de Hambourg ^ Ainsi, le petit Haendel avait, grâce à son maître, un vivant résumé des ressources musicales de l'Allemagne ancienne et nouvelle ; et, sous sa direction, il s'appropria les secrets de la grande architecture contrapontiste du passé, comme du beau style mélodique et expressif des écoles italo-allemandes de Hanovre et de Hambourg.

Mais l'influence personnelle de l'âme et de l'art de Zachow^ ne fut pas moins forte sur Haendel que l'action de sa méthode d'enseignement. On est frappé de la parenté que révèlent ses œuvres ^ avec celles de Haendel : parenté de caractère et parenté de style. Il ne s'agit pas seulement de réminiscences de motifs, de dessins ou de thèmes*. C'est l'essence de l'art qui

1. Voir Chrysander. — Nous reparlerons plus loin de l'œuvre de Steffani et de ses rapports avec Haendel.

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