Voir p. 20, note i
3. Le recueil des œuvres publiées comprend 12 cantates pour orchestre, soli et chœurs, — une messe a capella, — un trio de chambre pour flûte, basson, et cojitinuo, — 8 préludes, fugues, fantaisies, caprices pour clavecin ou orgue, — et 44 chorals variés.
4. Cf. l'air du ténor : O du werter Freudengeist (p. 71) et laccompagnement et ritornello des violini unisoni, dans la
est la même chez. tous deux. Art de lumière et de joie. Il n'a rien du recueillement pieux et replié sur soi-même, de J.-S. Bach, qui descend dans les profondeurs de sa pensée, qui aime à en suivre tous les replis, et qui, dans le silence et la solitude, converse avec son Dieu. La musique de Zachow est de la musique de grands espaces, de fresques tourbillonnantes, telles qu'on en voit dans les coupoles des dômes italiens du xvi'' et du xvii^ siècles, mais avec plus de foi. Cette musique, qui pousse à Faction, veut des rythmes d'acier, sur lesquels elle s'arcboute et rebondisse. Elle ades motifs triomphaux, des expositions d'une largeur solennelle*, des marches victorieuses, qui vont broyant tout, ne s'arrêtant jamais, et qu'accentuent, qu'aiguillonnent des dessins joyeux et dansants ". Elle a des motifs pastoraux, des rêveries volup-
4*^ cantate : Riihe , Friede, Freud und Wonne, avec l'air de Polyphème dans VAcis et Galatée de Ht^ndel. — Cf. le motif de l'air de basse de la 8** cantate (p. 189) avec la pièce instrumentale bien connue, qui sert de sinfonia au second acte à' Héraklès — Cf. l'air du ténor avec cor, Kommt, jauchzet (p. 181) dans la 8^ cantate : Lobe den Herrn, meine Seele, avec un air de soprano du Messie. — • On trouvera aussi dans la cantate Ruhe, Friede (p. 83), l'esquisse du fameux chœur de l'écroulement des murs de Jéricho, dans Josué.