‹ HaendelChapitre 54 sur 64 · I. Pour le chaut de l'ange · texte numérisé non relu

I. Pour le chaut de l'ange

■2. Dans Saul, « viola If per ditoi violoncelli ripieni. » — Voir Volbaclî, ibid.

3. Etudier, à ce point de vue, la progression des moyens instrumentauv, si simples, de la Fête d'Alexandre, où sont employés d'abord 2 hautbois avec les cordes, puis apparaissent successivement 2 bassons (air n° 6), a cors (air n*^ 9), 2 trompettes et timbales (2° partie), et, pour Unir, avec 1 apparition éthérée de sainte Cécile, 2 flûtes.

est un privilège de l'art musical moderne, et que l'orchestre de Haendel ne connaissait que de grands effets d'opposition théâtrale entre la force et la douceur. Il n'en est rien. L'échelle des nuances de Hœndel est extrêmement variée. On trouve chez lui le pianissimo^ le piano, le mezzo piano, le mezzo forte^ un poco piii F., un poco F.^ forte, fortissimo. On ne voit pas marqués le crescendo et le decrescendo d'orchestre, qui n'apparaissent guère, expressément notés, qu'à partir de Jommelli^, et de l'école de Mannheim. Mais il n'y a pas de doute que la pratique n'ait précédé depuis longtemps la notation ^ Le président de Brosses écrivait en 1739, à Rome : « Les voix, ainsi que les violons, emploient ce clair-obscur , ce renflement insensible du son, qui augmente de force de note en note jusqu'au plus haut degré, puis revient à une nuance extrêmement douce et attendrissante. » Et les exemples abondent, chez Haendel, de vastes crescendi ou diminuendi, sans que cette expression se trouve marquée sur les partitions^.

1. Le D'' Hermaun Abert a trouvé la première indication : crescendo il forte dans VArtaserse de Jommelli, joué en i749> à Rome. — Au xviii^ siècle, l'abbé Voglei' et Schubart avaient déjà attribué l'invention du crescendo à Jommelli.

2. Voir Lucien Kamiénski : Mannheim iind Italien [Sanimelbânde der I. M. G., janvier-mars 1909).

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