‹ Hagiographie du diocèse d'Amiens. Tome troisièmeChapitre 18 sur 78 · ET 8° HONESTA · texte numérisé non relu

ET 8° HONESTA

quitter des sentiers battus ‘. Nous sommes d'autant plus disposé à abonder dans ce sens que, de toutes les légendes écrites ou orales, nous ne voyons guère à retenir comme véridique que l'origine toulousaine de Just et d’Arthémie et leur martyre au Monchel par l’ordre de leur père. Le reste est trop suspect pour fournir des éléments sérieux à une appréciation chronologique.

RELIQUES

On ignore à quelle époque les corps de S. Just et de S. Arthémie furent transférés du lieu dit Tome de S, Just dans l'église de Monchel. Il n’est question d'aucune translation dans la légende du XIV® siècle, ce qui semble donner raison à ceux qui prétendent ? que la première élévation n'eut lieu que le 7 février 1519. C'est alors que l'on consigna sur deux ardoises les inscriptions suivantes :

Zlnno Domini millesimg quingentesimo Mono septima fcbruarii, repositæ

Suut hæ veliquie, quas, ut

Audivimus a patribus, speramus ?

Ésose de corporibus sanctorum

Dustt, Arthemit et Gonreti,

In presentia Dnt Plilippi Creosent, Capellani, fratris Joannis Delewardr,

" Si auctor me melior aliquando hos sanctos ad tempora romana in galliis dominationis retulisset, libenter in ejus ivissem sententiam. Interea non placet a trita via discedere. Acta Sanct. 18 oct., p. 370, n° 6; Comment. prœvii.

? La Semaine religièuse d'Arras, 10 janvier 1867.

? L'expression est assez singulière pour une authentique.

170 S. JUST, S. ARTHÉMIE

Prioris Œaricampi Domint Joannis Mathieu, Joannis Attagnant et Doannæ Dorion et aliorum Presbpterorum, Guillemi ecointre Watrini Éecointre et Reginaldi £amot.

fivmissime credendum est quod in apertione hujus tumuli odor suavissimus crupit qui multos consoluvit.

Le 15 octobre 1617, par délégation de l'évêque d'Amiens, Antoine Pérotin, curé d’Auxi-le-Chäteau et doyen de Labroye, fit une recognition des reliques.

Nous copions, d'après le registre paroissial, le procèsverbal :

« Nous, Antoine Pérotin, prêtre, curé d'Auxi-le-Chàteau et doyen de Labroye, étant venu aujourd’hui quinzZième jour du mois d'octobre 1617, au village de Monchel, par commandement de Monseigneur le révérendissime évêque d'Amiens, ensuite d'une requête à lui présentée par les curés de Monchel et de Conchil, et plusieurs habitants, tendant afin d’avoir permission de visiter un tombeau qui était en l'église dudit Monchel, avons trouvé au-dessus dudit tombeau un marbre blanc et dessus d'icelui marbre une pierre blanche à laquelle pierre étaient deux images ct effigies. Il y avait un lieu cavé en forme d'une petite armoire dedans lequel lieu cavé étaient plusieurs ossements, scavoir : Une grande « partic d'une tête avec sept autres pièces de la tête; plus « une grande partie de la paroi qui est au petit +... (je copie textuellement), plus un grand os d'une jambe de a la grandeur d'un quartier; plus un os de l'eschine du dos ; « plus, une partic de lu boite du genou; plus une partie « d'un os du bras: et avons le tout remis dedans ledit a lieu où ils étaient, après les avoir enveloppés dans un a talletus rouge cramoisy et au-dessous une serviette « blanche : de plus avons trouvé avec lesdits ossements

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