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ET s!t° HONESTA. 171
« deux petites ardoises sur lesquelles était écrit ce qui « s'ensuit. Premièrement est écrit sur la plus grande ara doise, etc. »
(Viennent ensuite ici les deux inscriptions que nous avous données plus haut et les noms des témoins.)
Le 1? juillet 1737, Antoine Devis, curé du Monchel, ouvrit le tombeau, par ordre de l'Evêque d'Amiens et envoya les reliques à l'abbaye de Cercamps, pour que le prieur pût y apposcr le cachet épiscopal. Elles furent rapportées au Monchel le 26 octobre suivant.
Ce même Antoine Devis adressa une supplique en 1740 à l'évêque d'Amiens pour obtenir permission d'exposer les reliques des martyrs à la vénération des fidèles. Ceite autorisation fut donnée par Mgr de La Motte, en date du 28 janvier 1741, à la suite du rapport suivant qui nous a été communiqué, comme les pièces précédentes, par M. Delattre, curé de Conchv.
« Le douzième jour du mois de décembre de l'année mil sept cent quarante, Nous, Romain Ducrocq, curé de Bernatre, doyen de chrétienté d'Auxi-le-Château, en vertu de l'ordonnance de Monseigneur l'évêque d'Amiens, étant au bas d'une requête à lui présentée par le sieur Curé et plusieurs habitants du village du Monchel, le dix-sept novembre nul sept cent quarante, aux fins d'obtenir ia permission d'exposer dans leur é:lise, à la vénération des fidèles, les ossements de S. Just, martyr, patron dudit lieu, où ils ont été révérés de tout temps ; par laquelle ordonnance mondit seigueur évêque nous a commis pour vérifier les faits contenus dans ladite requête, nous nous sommes transportés audit village de Monchel en Artois, diocèse d'Amiens, et étant entré dans l'église dudit lieu avons procédé à ladite vérification, où était le sieur Jean-Francois Darras, desservant la paroisse de Conchy, commis en l'absence du sieur Devis, curé dudit Monchel, en présence des principaux habitants dudit lieu que nous avons assemblés au son de la elochie; nous aurait représenté une châsse de bois de chêne fermée de quatre vis de
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172 $. JUST, S. ARTHÉMIE
« fer et l'ayant ouverte en présence des susdits, nous y « avons trouvé enfermé un sac de linge blanc, cacheté et « scellé des armes et cachets de mondit scigneur évêque e d'Amiens, avec un certificat signé de Monsieur de « Gargan de Rollepot, seigneur dudit Monchel, portant a que dans le sac enfermé dans ladite chässe, cacheté du « cachet de Monseigneur Louis - François - Gabriel La « Motte Dorléans, évêque d'Amiens, sont renfermés des « ossements que l'on croit être les reliques des saints Just, Arthémie et Honesta, avec trois procès-verbaux et deux ardoises, et que ledit sac a été remis ès-mains dudit seigneur de Gargan de Rollcpot, seigneur du Monchel, et du sieur Duplessy, prieur de l'abbaye de Cercamps, le treize de juillet de l'année mil sept cent trente-sept, pour les remettre ès-mains du sieur Devis, curé dudit Monchel, ce qui a été exécuté le vingt-six octobre mil sept cent trente-sept. Au bas du certificat est écrit : De Gargan de Rollepot, seigneur de Monchel, avec l'empreinte de son cachet et de ses armes ; dont nous avons dressé le présent procès-verbal pour servir ce que de raison, les jours et an que dessus et avons signé, Fait et passé au village du Monchel, diocèse d'Amiens, en Artois, où le contrôle et le papier timbré ne sont pas en usage : nous avons trouvé [a niche préparée pour y mettre ladite châsse au-dessus d'un autel dédié à la sainte Vierge, dans la nef de ladite église, suflisamment ornée, et nous avons ordonné que ladite chàsse de bois où sont renfermés lesdits ossements sera garnie au dedans d’un tapis de soie et sera dorée en-dehors; et plus avant n'avons procédé audit procès-verbal.
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« Ducroco. »
L'église du Monchel fut détruite à la Révolution. Deux ans après la reconstruction de la nouvelle église. le 16 octobre 1839, M. Robitaille, vicaire général d'Arras, reconnut les reliques, qui sont toujours exposées à la vénération des fidèles dans une ancienne châsse en chêne, avec les deux inscriptions sur ardoise.