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SU ULPHK KT ©. DOMICE. b47
de vous voir accomplir vos obligations envers moi que Notre-Seigneur a commise à votre garde, »
Le repos se prit en commun sur l'herbe, auprès de la fontaine. Le soir était venu : Domice, voulant s'épargner la fatigue de retourner à son logis, attendit l'heure prochaine des matines et engagea sa fille spirituelle à se livrer au sommeil.
Vers minuit, il la réveilla en la touchant légèrement de son bâton et l’engagea à l'accompagner aux matines. En se rendant:tous deux à l’église, ils furent frappés du grand bruit des cloches ‘ et cependant ce n’était, ce jour là, qu'un simple dimanche. Domice fut encore plus étonné quand il entendit chanterles matines les plus solennelles du Commun des Vierges, et qu'ilappritd'un enfant de chœur que l’évêque, qui assistait à cet office, l'avait commandé lui-même, en manifestant l'espérance de recevoir, cette nuit, quelque révélation divine. Le bon chanoine, qui avait laissé sa compagne à l’un des portails, la conduisit dans un petit coin de l'église, pour qu'elle pût recevoir la bénédiction épiscopale, et alla prendre au chœur sa place accoutumée. Notre chroniqueur va nous raconter l'entretien qu’il eut ensuite avec l’évêque Chrétien *.
1 [lest presque inutile de faire remarquer l’anachronisme de cette grant et notable sonnerie au VIIle siècle. On croit que c’est au Mans, et dans le cours du IX: siècle, qu’on vit le premier exemple de plusieurs cloches dans une même église.(Voir notre Notire historique sur les cloches, p. 5.)
? Chrétien occupa le siége d'Amiens de 724 à 740. La prise de voile de Ste Ulphe n’eut donc pas lieu en 710, comme le suppose La Morlière. Ç’aurait été en 729, d'après de Sachy (Hist. des évêques d'Amiens.)
4,8 s'° ULPHE ET S. DOMICE.