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tivcc moi) y celte l'cconiiaissance mènel'iiil à louL
« ^Jais ([ii’arriva-l-il apres que le corj)s fuleinpoilé dubain ? lui ilis-je^ envieux de savoir si on avait pris garde aux liabus que j’avais laissés dans un coin. »
» Par !a léle d’AÜ ! dit cet lioininc,
je ne m en rappcdle pas trop bien. Quant a cela, je sais qu’il circule bien des bisloii’es; cbacun dit la sienne : les uns |)rélendeiiL ((ue le cbe( des prêtres , ajirès avoir été noyé, a été vu dans landeruri cl s'est mis nu lii ; d'autres, qu’il s’est
montré le lendemain malin chez l’exécuteur en cheF, et qu’il s’ost sauvé sm* un ùe ses meilleurs clievaux. L’exécuteur en cbefiui-même fait voir un billet de sa main, scellé de son cachet, dans lequel il lui donne la [)ernussion de boire «
lin vin. Enfin, les versions sont si nombi’eiises et si contradictoires, que personne ne sait Ia([uelle croire. Tout le monde se demande comment il aurait fait pour s.'rtir du bain en vie ( car ses
domestiques el le maître du bain l’attes-
et comment malgré cela il est resté dans le réservoir. Les dilliculiés conliliaient de ci*oître aussi vite que le peuple argumentait , jiisqu\à ce qu’on Ht tuie découverte qui jeta un jour merveilleuxsur celle alFaire. On trouva des
Iiabils dans un coin obscur du bain ; ils
étaient déchirés et mauvais; mais on n’ma
pas de peine à reconnaître qiéi's avalent appartenu à un certain Uajjî Baba, prétie ambulant, Pun des serviteurs de ce amcu\ fomenlaleurde troubles, le ino!-
^ J Nadân, rennemi juré et ouvert du ciiel de la loi. Alors chacun s’écria:
« IJajji est I assassin ! il iPy a plus à douter qu’il n’ait assassiné lesaint homme; il ])aiera le prix du sang! » et toute la ville se mita la rcchcrcluuPIlajji Baba. Beaucoup de gens disaient que IVadan était le coiij^ahie, Lnliii, on a envoyé des messagers jïar tout le pays pour les saisir tous deux, cl les amener morts ou vifs à ■Téhian. Je désire seulement i[ue mon
sort SOU assez lieureux ])our faire toml^er l’un ou l'aiilre eulre mes mains ^ un *•^1 prix \audrail tonie la location de mes mules |>our Kerbelali.
Je laisse à tout le monde a deviner ce que j’éprouvai en cnteiidanl ce langage, moi qui n’avais jamais été iiomme à faire face auxdiflicullés avec courage, et qui, dans le danger, avais toujours préalablement jugé plus convenable d’avoir recours à la vitesse de mes talons qu’à tout autre moyen. Mais ici il eût été plus dangereux de reculer que d’avancer; car en Irès-peu de temps je devais me trouver sur le territoire d^un autre gouvernement ; et jusque là, je me promis de m’envelopper (iJèlement dans les plis de mon secret, et tic continuer ma route avec toute la ]>récaulion d’un bomme qu^environne un danger imminent.