ÉTAT
une hypertension transitoire avec modifications spectaculaires de la tonalité affective dans le sens dépressif, tandis que l’hypotension s’accompagne d’excitation euphorique. A l’état de veille, la pensée affective correspondrait donc à une hyperactivité des aires préfrontales et à une vaso-dila- {ation cérébrale. Chez les cyclothymiques, étudiés par LAINÉ et ABÉLY des modifications de la tonalité affective coïncidaient toujours avec une variation de tension artérielle. La contre-épreuve en a été fournie par l’utilisation de substances chimiques agissant sur la circulation cérébrale (vasodilatateurs tels que la caféine, par exemple) et en particulier par l’étude des substances hormonales actives par l'intermédiaire des variations circulatoires : l’exemple le plus net est celui de la folliculine, vasodilatatrice cérébrale, hormone féminine de la pensée affective, génératrice d’anxiété et responsable de certains syndromes mélancoliques. Ces expériences sont particulièrement intéressantes, mais il nous semble qu’ABÉLY, étudiant ensuite les facteurs purement endocriniens de l’affectivité et faisant de la thyroxine, par exemple, l'hormone de l'intelligence, par opposition à la folliculine… pousse les choses trop loin et se lance dans des hypothèses peu fructueuses au point de vue thérapeutique d’une part, et non suffisamment étayées sur des faits, d'autre part.
En corollaire, les auteurs proposent une classification des délires en :
=— corticaux, épanouissement de l’anxiété éclos sur les troubles de la pensée affective.
— sous-corticaux, basés sur les troubles de l'humeur instinctive, teintés d'angoisse, expression d’un danger physique, organique par opposition au danger psychique qu’exprime l'anxiété.