‹ Hallucinations et AffectivitéChapitre 16 sur 62 · LEA · texte numérisé non relu

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a été codifiée par TAMBURINI, la doctrine mécaniste n’est plus admissible.

Avec DE CLÉRAMBAULT, pourtant, on assista au succès éclatant des théories mécanistes et atomistes. Les agressions toxiques, infectieuses ou traumatiques suffisent à faire éclore un ensemble de phénomènes coordonné et systématisé à côté de la pensée normale du sujet. Le noyau sensoriel s'impose au malade qui édifie secondairement un délire variable selon son hérédité, son éducation, ses préoccupations, l’ambiance dans laquelle il vit. Les voix hallucinatoires sont donc les premières en date et la personnalité du malade n’entré en rapport qu’en un deuxième temps avec sa personnalité seconde, morbide et parasite. Si le malade présentait antérieurement une constitution mentale définie ou un déséquilibre affectif, les traits de sa véritable personnalité donneront leur empreinte au délire. La qualité de l'intelligence et la forme du caractère initial l’organiseront suivant un certain schéma. Il est curieux de penser qu'un clinicien aussi minutieux et profond qu'était DE CLÉRAMBAULT, Vu à travers ses observations cliniques, ait pu considérer que le malade était surpris en état affectivement neutre par les phénomènes pathologiques et que l’insatisfaction alléguée par la suite était une interprétation a posteriori du malade ou du médecin. Les observations cliniques tant soit peu fouillées prouvent le contraire : on trouve toujours une période de malaise précédant Pexplosion des manifestations hallucinatoires, 'athématiques seulement en apparence. Il n’en reste pas moins que, abstraction faite de son interprétation mécaniste que nous abandonnons complètement, la description de l’automatisme mental en tant que syndrome psychiatrique garde toute sa valeur et se vérifie chaque jour.

Pour DE CLÉRAMBAULT, l’automatisme mental est la base et la forme initiale de toutes les psychoses hallucinatoires chroniques. Le délire chronique de Magnan comporterait.

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