‹ Hallucinations et AffectivitéChapitre 17 sur 62 · SEA · texte numérisé non relu

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d'uñé part le syndrome d’automatisme mental primitif et essentiel, et d’autre part les idées délirantes de persécution, accessoires, secondaires, simple superstructure, résultats d’une constitution paranoïaque à laquelle s’ajoute l’essai d’explication rationnelle des phénomènes morbides. L’origine du syndrome est organique et le délire à sa période d’état est une séquelle d’affections antérieures oubliées ou méconnues.

De même, lé rêve professionnel de l’éthylique est dû à l’alcool, non à la profession,

Chaque toxique a une action élective et la personnalité du malade entrerait pour bien peu de chose dans le contenu des délires qu’ils provoquent.

Cette conception explique l’esthésie, la sensorialité des phénomènes. Elle ne rend pas compte du pourquoi de l’hallucinose de Lhermitte qui, malgré sa complexité, n’aboutit jamais à un délire, dans laquelle les phénomènes . sont toujours critiqués par le sujet qui n’en est pas dupe. Elle n’explique pas non plus pourquoi dans tel cas et pas tel autre intervient un « jugement de réalité >» (CLAUDE). Enfin elle reste muette sur la concomitance d’autres phénomènes tels que les sentiments d’étrangeté, les interprétations, les intuitions délirantes, l’affaiblissement intellectuel que l’on trouve parfois. On est obligé d'admettre au moins la notion jacksonnienne de libération des zones sous-

jacentes.

GiscaRD, dans les « Archives de Philosophie » de 1938, définit l’hallucination comme un « état endogène, une image interne imposée par un automatisme psychique impérieux et anarchique », d’origine cérébrale, et possédant un substratum anatomique.

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