‹ Hallucinations et AffectivitéChapitre 22 sur 62 · DEN · texte numérisé non relu

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pulsions et de conflits instinctifs évoque implicitement une base biologique et physiologique. FREUD y fait d’ailleurs souvent allusion. Sa psychanalyse dépasse donc la portée d’une simple psychogénèse du contenu et jette la lumière sur l’origine du phénomène lui-même. Dans aucun de ses ouvrages FREUD n’a étudié systématiquement les hallucinations comme nous venons de le faire en nous inspirant à la fois de ses œuvres et de l’exposé de FLourNoy. Il faut lire « L’Introduction à la Psychanalyse », « La Science des Rêves », « Les Cinq Psychanalyses » surtout avec l'étude passionnante du conseiller Schreber pour voir combien cette théorie claire et cohérente ressort de toute son œuvre.

Elle n’est pas admise intégralement par toutes les Ecoles psychanalytiques.

ABLER substitue à la notion de tendances homosexuelles qui tendent à se satisfaire, celle de satisfaction hallucinatoire d’un « instinct de puissance », tandis que

JuNG voit dans les hallucinations un symbolisme qui témoigne de l’apparition des archétypes, représentants du subconscient colleetif, particulièrement frappante dans les délires paranoiïides. BLEULER met aussi l’accent sur la pensée prélogique du schizophrène.

CÉNAC résume le point de vue des analyses modernes :

— D'une part en faisant sienne la doctrine freudienne qui a une fois pour toutes établi le rôle de l’inconscient dans les manifestations hallucinatoires,

— D'autre part en réfutant la nature uniquement sexuelle et plus spécialement homosexuelle des pulsions instinctives,

— Enfin en mettant l’accent sur le contexte biologique et le mécanisme physiologique qui sont seuls capables d'expliquer pourquoi le Moi régresse à un stade antérieur du développement et permet la projection hallucinatoire.

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