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DE LA PERCEPTION NORMALE

2° AUX SENSATIONS CONSÉCUTIVES NÉGATIVES : expressions de contraste consécutif, reproduisant en colorations complémentaires des figures préalablement fixées quelques secondes.

3° AUX IMAGES ÉIDÉTIQUES se formant seulement en rapport avec les intérêts intellectuels et affectifs du sujet (JAENSCH). Le choix est conditionné par la charge affective des représentations. C’est ainsi que, pendant une cure psychanalytique, SCHILDER nota l’apparition en cours de traitement d’images éidétiques spontanées à signification symbolique.

Une étude expérimentale a pu être faite des images éidétiques visuelles par GRESSOT (Lausanne). Ce sont celles aussi qu'Henri Ey appelle « images aperceptives », que l’on peut définir avec FIScHER comme suit : « Ce sont des images mnésiques visuelles qui surviennent spontanément ou volontairement après examen d’un objet ou sans examen préalable, qui, dans les cas prononcés, reproduisent de l’objet une image fidèle, colorée comme lui, mais aussi parfois en coloration grise ou complémentaire — et qu’enfin l'individu voit littéralement sans pour autant, le plus souvent du moins, croire à la réalité extérieure d’un objet de perception. »

Certaines s’intègrent à la situation affective vécue, d’autres sont plus intellectuelles et apparamment neutres. On a peine à croire qu’elles soient vraiment indifférentes puisque la propension à avoir des images éidétiques visuelles ou des autres sens ne se trouve que chez certains sujets.

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Ce sont ceux justement que JAENSCH définit comme des sujets syntones, vibrant avec Pambiance, abolissant facilement les différences entre le Moi et le monde extérieur, extravertis, des affectifs en somme, chez qui le sentiment colore la pensée et l’action, des « intégrés », dit BOVEN, dans « l'introduction à la caractérologie >.

Les images éidétiques se distinguent du rêve éveillé par le manque de mouvement et d'évolution thématique de la scène animée, d’une part; par la conscience vigile, d’autre part, qui les accompagne. Elles s’apparentent à la pensée magique. Leur parenté avec les hallucinations a donné lieu à bien des discussions. Leur qualité d’esthésie les rapprocherait surtout des hallucinoses, pourtant elles sont physiologiques et impliquent une perception antérieure. Elles ont un caractère d’extériorité et de spatialité plus marqué que les hallucinations hypnagogiques. On peut les définir, en résumé, comme « une image perceptive physiologique dont le contenu est déterminé par une perception antécédente, et qui surgit à l’état de veille ». Leur présence possible chez les hallucinés (voir le cas de Colette P..., que nous rapportons plus loin), montre bien que le problème d’une disposition hallucinatoire physiologique soulevé par BLEULER se pose aussi bien à leur sujet que pour les haliucinations et qu’il est parfois impossible de distinguer ces phénomènes de « reperception » de ceux qu’on a coutume d’appeler « hallucinations vraies ». Les psychiatres suisses pensent devoir envisager pour les expliquer tous la nécessité d’une « désintégration schizophrénique des fonctions supérieures ». Si nous supprimons le terme de schizophrénique, qui prête à discussion, nous reconnaîtrons qu’ils rejoignent absolument l’organo-dynamisre. Les tests de RorscHACH étudiés par G. SCHNEIDER, de Cery-Lausanne,

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