‹ Ham. Aout 1829-novembre 1832Chapitre 17 sur 45 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

e, ions rayons te sort des régiments d -

pow l.i campagne, cm ié par <«u\ qui restent, et des

équipages, si>«ents uepuÔE plusieurs années de nos

eûtes, solliciter, comme uniqve récompense de

leurt ï, l.i faveur de courir a do nouveaux

ers.

Enfin la situation tic la France, sous le rapport de ses relations au-dehors» motiverait-ette des craintes et de l'agitation ?

11 serait difficile de la concevoir plus satisfaisante qu'elle n'est aujourd'hui. La France recueille le fruit de la politique sage et désintéressée (!<■ mm souverains. Respectée par loûs les états , eUfe n'en

ucun di->| ■ ii intervenir, mêma d'une ma

détournée, dans I<s affaires intérieures du royaume. Partout 1 tend la maio à l'infor-

tune, «i si la générosité du roi consent quelque fois ,i oublier que l< - malheurs qu il locourt ont i té mérités; la réprobation formelle de toute tentative i . colutionnairc empé< hr les mé< ontonls du dehors

de se prévaloir de 1 appui moral de la Franco, pour inquiéter leur propre gouvernement.

L'Espagne nous doit la fin do ses guerres civiles, et les pas qu'elle commence h faire vers une meilleure situation. La Grèce doit au roi son existence, et lui devra plus qu'à tout, autre souverain les garanties sur lesquelles reposera son avenir. Nous n avons demandé nulle part d avantages matériels, de privilèges exclusifs, mais la reconnaissance des peuples et des gouvernements est venu nous chercher. Nous jouissons en différents pays d'une préférence qui rend nos relations plus faciles et plus avantageuses. Nos rapports avec la Russie el avec la Prusse soni établie sur les hases dune parfaite cordialité; si nous ne trouvons pas dans l'Autriche et? l'Angleterre autant de bonne volonéé et de disposition à se réjouir de noire prospérité, nous n avons du moins aucun motif d'en craindre une opposition quelconque;! nos plans. Les états inférieurs de I Allemagne mil portés à se rapprocher le plus possible delà France, et à s'en rapporter à -on ar-

bilrage dans leurs rtisçnssioaa intérieures (i . Lefl

états italiens \icnncnl de nous accorder, de la meil- 1» m 8 grâce, le concours et les facilités dont nous pou-

vioos avoir besoin pour l'expédition d'Alger, Dans 1 Orient . nous maintenons nos anciens privil non- i\tiç*iiis notre patronage sur les populations catholiques, et nous conser\ons par là une in ilueuce considérable dans toutes les pallies de l'empire ottoman. La pacha d Egypte, le prince le plus éclairé «t l'un de> chefs les plus, paissants de 10rient, iioib témoigne autan! d«- déférence eue le lui p< iiixt >a position cornue musulman el comme

I de la Porte. Lu Ainéi'iipie. noire position 6*1

osai latiafaiaante une les révolutions fréquentes de on )>iiii\ aient permettre «1<- 1 établir. Nous

MJOOSagi, .1 le... id de- nt m \ ta il \ ('-tais, ;mc une nu--

m. .1 une a^gnitéquioul pu teapitalisti

fausses inoculations, fck i eneevoi» tiu Américain*

un \ ililtMi- d'ulil. nu un jour noire a|)pui. el en lin

(i) Ci 1.' ■ <i '•" «> « baog

laissé intacts les principes de lëgilimilé , dont il appartient au chef de la maison de Bourbon de se montrer le principal défenseur. Nous n'avons d'autre ennemi qu'une milice africaine, la honte de la civi lisation et le fléau de l'humanité, dont le châtiment prochain accroîtra la gloire de la France.

On vient de parcourir les différents points de vue sous lesquols la position du royaume peut être envisagée, et nulle part des motifs d'inquiétude et d'agitation ne sesont montrés. Nos institutions, solidement établies, n'ont à craindre aucun changement; notre crédit public, notre agriculture, notre commerce, notre industrie, présentent le tableau d'une haute prospérité. Le roi peut compter sur le dévouement de ses armées. Nos relations au-dehors sont aussi satisfaisantes que peut le désirer un pays content de sa grandeur, exempt de projets d'envahissement, mais jaloux de son indépendance et de sa gloire. Enfin, la malveillance ne peut s'attacher à aucun fait réel, et serait forcée de combattre de» chimères de sa propre création.

1 ooU fou, !• i ui a* a pas cru que »j hanta miss dùl sr borna ,i reillera l.i conservation *!»• l'état de shoses «■ v i^t ;iut . Quelques améliorations sont conseillées |>.n 1 intérêt public, et les ctn onstai* i

a leur exécution. Gesl ainsi que la centralisation excessive des affaires d'adminis-

on nuit fréqui m nenl à la gestion tir* int< ci>!immnau\ et départe mentaux. Le roi a pensé que la décision (!<• plusieurs de ces affaires pourrait aroirlièu avec plus d'avantage M\ les lieux m que, (I tus plusieurs c as, tes administrés on les I iii.iiii.iin » subalternes pourraient agir eux mêmes, «■nus | inspection du gouvernement, il mit- manière prompte et aussi |»lu« sa ;•<> c|uc.J autorité centrale ne le fait aujourd hui. I nr loi él il pr< pour atteindre ce but.

I'" larotiptb rapitaux i m inten ml inactifs ou

malemplu é». I i • il du roi Durait voulu

Immi ouvrir un déboucla pai la mise en construc de nouvelle 1 1 outet, de nouv< au «Ion!

la ci éalinn aurait ; ' ms Pave

nir, V activité de noire industrie el les ressources de nos provinces; des projets de loi avaient été conçus pour cet objet.

Des pères de famille regrettent avec fondement de ne pas voir nos lois sur l'instruction publique d'accord avec les principes de liberté politique et civile qui prévalent dans nos institutions. Ils demandent plus de latitude dans le choix des moyens qu'ils pourraient employerpour l'éducation de leurs enfants. Le gouvernement du roi avait travaillé à leur donner une juste satisfaction.

Mais les plans, conçus par S. M. pour consolider le bonheur de ses peuples, ont été contrariés par une opposition qui ne devait point être prévue, puisque rien ne la justifiait, et qui a prononcé ellemême sa condamnation en refusant d'entrer en discussion sur aucun des points qui auraient pu être en litige. CVst*^ cette opposition seule que le pays doit attribuer le relard apporté à l'exécution des intentions bienveillantes du souverain. Privé de la

— lit —

possibilité tic réaliser des améliorations en l'absence tles chambres, le ministère ntFpeut que persévérer dans les roies légales dont il ne s'eel pas écarté un

Mil] instant , et laisser à la raison publique le soin «le prononça* entre une conduite in vprochahlc et des imputations j)uremcnl gratuites.

Les deux causes principales de l'agitai ion des es. prils , et des difficultés que le gouvernement du roi rencontre dans sa marche, sont la licence de la prr>>c périodique, et le mauvais esprit d'une partie du corps électoral. Ce dernier ni. il est . en partie,

le i ésnltat du premier. En partie, aussi, il tient à une cause spéciale, les continuels travaux de ce que 1 on est convenu d'appeler le comité directeur.

Dca écrivains de Potoposition, Intéresses a nier résistent edu< omùt , se fondent, dans leurs àé\ lions, -in |'hn)>ossibilhé d'indiquer avec préi ision aU dosai des membres et le lien de leurs réunions,

Assiliémuit le comité dirCi'UllP ur»\ pas une islinn réglât' pm des statut» lives et \« i HM

ticnls , il se modifie suivant les circonstances, etchange , d'après les temps, ses moyens de correspondance et d'action.

Le corps des électeurs est le but constant de ses menées. Aux approches des élections, les rédacteurs, propriétaires , et patrons de feuilles révolutionnaires, se rassemblent et conviennent des candidats qui seront proposés à chaque collège. Les journaux publient cette liste et la recommandent impérieusement aux électeurs. Dans ce singulier trafic de voles, on a vu constamment les journaux révolutionnaires faire le sacrifice de leurs intérêts, à part de leurs ressentiments personnels, de leurs préférences individuelles, et s'entendre avec une précision qui , à elle seule, aurait suffi pour faire reconnaître l'existence d'un comité central, assez uni , assez ferme, assez considéré dans le parti, pour exercer sur lui une sorte d'omnipotence en matière d'élections. En novembre 1827, la faction libérale est allée jusqu'à faire insérer dans ses journaux des lettreapar lesquelles tel candidat était recommandé

aux électeurs de tel collège par les signataires de U ltttrr.

Ceux-ciétaient, si l'on m sa trompe MM. Dupont

| il»- l'Eure) , Voyer d'Argenso^Lafayelte, Besjaîi. in Constant, etc.

\'a\ 182Ô, une autre indiscrétion plus significafut commise encore par Le comité. Le sieur hais, autrefois condamné pour avoir partii quelque complot dans l'ouest du royaume,

et qui avait obtenu sa grâce <!•• la i lémenec de S. M. .

dit avec profu&ioa nu <?<'/.> dans lequel il de-

mandait, que, (!<• toutes parts, on lui lit connaître la

le, et les principes politiques et reli-

maires <\<^ > ommunes rurales. Il i

teignemenl i au nom «lu < • > 1 nefs «!'i parti

ii <|n i1- . lai m alli - ii "|« loin , liais, ou plutôt aban

• lu mi k>i publica-

Quant aux moyens que le comité emploie pour assurer, dans les départements, l'effet de ses recommandations ou plutôt de ses injonctions électorales, ils ne sont maintenant couverts d'aucun voile. Dans chaque lieu de quelque importance, il existe une association qui s'intitule sans détour comité électoral. La composition de ces clubs est connue du ministère de l'intérieur. Les listes de plusieurs d'entre eux ont été imprimées dans leurs propres journaux, à l'occasion des élections partielles de 1828 et des six premiers mois de 1829. Ces comités exercent sur les listes électorales une inquisition permanente, favorisée par le droit que la loi actuelle accorde aux tiers d'intervenir dans les opérations relatives à la composition de ces listes. Le comité , qui surveille chacune d'elles, s'applique a rendre aussi facile et aussi prompte que possible l'admission de chaque électeur présumé mal pensant, et, au contraire, à entraver, dans le même degré, l'inscription ou le maintien sur la liële des royalistes avérés. Circonvenir les électeurs douteux est une autre tâche du comilé. Enfin, il veille

A ce que les voix du parti ne m divisent pas. Presque toujours il réussit dans se» ollor'.s. Et quelle puissance ne donne na» uni' organisation forte, mue par une volonté inflexible et permanente ! 11 faut remarquer d'ailleurs que L'influence des comités ÉM .iccrue par une circonstance particulière. C'est principalement sur les ('lecteurs patentés qu'ils agissent. Or ceux-ci se trouvent dans la dépendance naturelle des principaux négociants . des

riches capitalistes, qui sont souvent dansles intérêts des comités, qui les composent mette quelquefois.

I m- autre classe sur laquelle les comités ont un

grand ascendant e-t celle des électeur* paj Or, personne n'ignore quelle autorité prennent sut ■m lioninics knoranU, intéressée et litigieux, les ta et las gens pourvus d'offices judiciaires, tas

quel» appartiennent ordiuaii ement à l'opposition , dont il» gnnl fréquemment le» agents les plu» dan

Page 1