VISITE DE QUELQUES DEPUTES AU DUC DR RAOUSE
La situation devenait a chaque instant plus grave. L'effervescence toujours croissante des esprits, et le caractère tout politique de l'insurrection faisaient craindre au président du conseil que le roi et la famille royale ne fussent point gardés à Saint- Cloud par des forces suffisantes. Il devait concevoir moins d'inquiétude pour le maintien du pouvoir dans la capitale, le- duc de Ragusc lui ayant répété plusieurs fois, en le priant de transmettre celte assurance au roi , ([uc, dans tous les cas fa position tjuil occupait, c'est-à-dire celle des Tuileries et du Louvre, était inexpugnable et qu'il pourrait s'y maintenir un mois. !,«• prince de IV'-
lignac , pouvant encore agir hors des limites où son autorité n avait |m* cessé . donna ordre , en sa qualité de mioiitre de la guerre par intérim, aux troupe*, Ifimniii les camps de Saint-Omer et Luiaérille, de se diriger à marches forcées vers la résideocc >>>"• de. I ne partie des forces qui setrouraient en Normandie dut aussi >.<■ porter >ur Chartres; la première division militaire étant entière' nient dégarnie de troupes de ce côté, d'après les ordre» du maréchal , expédiés le mardi matin . »t I» mouremeni «le concentration vert ta capitale qui en avait été la conséquence.
Lor>«jiie le suit de l.i restauration était encore en suspens. . [^ T,s juillet . vers deux henn - . dit • M. de Martignac, auquel dous empruntons ee - i • . it . MM. Lafitte , ( Ci timir Péi h i
» Mini, «.in et Lobau, s.- présentèrent <u \ Tuileries » 1 1 demandèrent •• p jrler su maréchal. M. >\<- l'<» » li-ii.ii , iufoi ni' da I' m" an i\ ee . témoigna un \ il
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» lorsqu'ils sortiraient, et de les engager de sa part à » ne pas se retirer sans l'avoir vu. Les cinq députés, » après avoir exprimé au maréchal leurs plaintes » sur les événements dont Paris était le théâtre, an- » noncèrent l'intention d'en venir à une concilia- » tion; le maréchal manifesta un sentiment pareil , » mais il fut impossible de s'entendre sur la première » condition du traité. Les députés voulaient, avant » tout, le renvoi des ministres, et le retrait des or- » donnances. Ce n'est qu'à ce prix qu'ils promel- » taient leur médiation auprès du peuple. Le chef » militaire, de son côté, demandait d'abord la ces- » sation de toute hostilité et la soumission des habi- » tants. Ce n'est qu'à cette condition qu'il pouvait » faire espérer les concessions désirées. Après qucl- » ques débals renfermés dans ce cercle, le maréchal » proposa aux médiateurs de voir M. de Polignae » lui-même , et , sur leur adhésion il entra chez le » ministre et lui exposa les conditions rigoureuses » qu'ils mettaient à leur intervention.
» M. de Polignac n'avait pas le droit de prendir