SA1NT-CLOUD. LE ROI. LA FAMILLE ROYALE
Peut-être le noble vieillard, qui n'a pas besoin d'une couronne pour recevoir dans ce moment tous les hommages des peuples voisins, eut-il ces considérations présentes à sa pensée quand il prit la grande détermination d'un exil volontaire. Peutêtre jugea-t-il que la France ne pouvait être heureuse qu'après avoir vu une seconde fois ce que c'était qu'une révolution, et l'absence d un principe conservateur. Et toute celle famille de rois, a la voix de son chef, quitta les magnificences de Saint-Cloud , et bientôt après la terre de France. « On veut vous donner plus de gloire, plus de pros- » périté que nous, France, semblait elle dire, eh
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» bien] les pel its-iils d'Henri 1\ De veulent point
• mettre obstacle à cette prospérité et à cette gloire; i si l'on ne vous trompe pas, ils en jouiront euxi mêmes absents; quoiqu'on fasse, on ne peut sé-
• parer nos intérêt», il» ont vieilli trop long-temps » ensemble. Si 1 on vous trompe, \ icille gloire, vieille
• prospérité, vieux drapeau, cet enfant vous les o rapportera (î). On dit que la monarchie est trop » antique, et qu'il faut un régime nouveau pour de» » besoins nouveaux. Il est vrai, la monarchie date » de quatorze, siècles, mais aussi n'a-t-ellepas onze » ans?
Qui ne s'est incliné en pensée devant cette royale famille , en lisant ou en écoutant le récit du voyage de Cherbourg? 11 y avait chez elle un calme, mu dignité qui semblaient dire alors à la révolution :
-t bien, vousavei jour- voire rôle; vous i instauré l.i souveraineté du peuple, souveraineté
(i) ■ Md ii pr: îi dis vous rappoi leva i e drapeau.
I(.|< s du "" Chai li s \ .i < i.< i bouig.)
»> toujours illusoire et impossible, pour gouverner à n la place du peuple. Maintenant respectez la famille » royale de France, s Et le dauphin de France, la fille de Marie Antoinette, la veuve du duc de Berry, ses deux enfants, montèrent sur le vaisseau de Cherbourg, et la révolution gouverna. Qu'importe que le fils du roi ait toujours montré les sentiments les plus constitutionnels, les plus rassurants pour le libéralisme le plus inquiet, l'esprit le plus droit, et l'âme la plus généreuse ? Il faut que la révolution règne. Et cette princesse, dont lematheur est monté si haut, selon la belle pensée de M. de Chateaubriand, et dont le grand cœur et l'inaltérable résignation traversent le malheur comme une route connue dans laquelle rien ne peut les arrêter, vous lui refuserez ce trône de France où elle devrait s'asseoir, quand ce ne serait que par expiation pour la fin de Marie Antoinette ! — Ne faut-il pas que la révolution règne ? — Et Marie Caroline de France, qui voulait, pendant les journées de juillet, venir avec son fils au milieu des Parisiens! Marie Caroline, l'héroïque mère, il faut donc qu'elle s'exile de celte
— Ifli
pairie adoptive qu'elle aime tant , de la patrie de
son Henri.' — Oui, je r attends a Blai
Eh bien ! elle \ est maintenaut, et l'ancien ilroit i il ,i été banni de la terre de France. Mais Le commi rce souffre, le crédil public chancelle, d'é- Dormes impôts pèsent mi le pays, écrasent les es populaires; les visites domiciliaires épouvantent les familles; les prisons deviennent trop i troites pour le Dombre des détenus; !<• sang coule dans les rues «le Paris, a Taraai on , a Lyon, aGre^ noble, a Marseille, ii Ntmes, dans le aord, dans, |i midi ii dada l'ouest Nous sommes comme retranchés de la société européenne. Le libéralisme il satisfait? la révolution règne vi).
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