C.epi liant le Moniteur .i\.iit annoncé à Paris
l'airçsiation du prince dp Poligoaç*
M' Mandai i.u\-\ ii l.iny , dont les t. dents di»lin Ut l'honora h lr caractère .-«.ni fj luen PQMMM ,
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— ast — jurisconsulte quelle voulait offrir à l'ancien président du conseil , elle sentait qu'il devait éprouver le besoin de voir un visage ami. Elle connaissait le cœur et le dévouement de Mc Vertamy , elle y fit un appel qui ne pouvait manquer d'être entendu. M'Mandaroux regarda comme des ordres les désirs de madame de Polignac. Après s'être muni de quelques lettres de membres du gouvernement provisoire, il partit pour Saint-Lô, où se trouvait l'ancien président du conseil. Prévoyant bien qu'un procès politique allait avoir lieu , et ne voulant renoncer à aucune des libertés de la défense, son premier soin fut de donner sa démission des fonctions de jurisconsulte et de celles de professeur de droit public au département des affaires étrangères, dont il était redevable ù la bienveillance du prince de Polignac (1). Il y avait quelque chose de
(i) M* Mandaroux -Vertamy faisait le cours de droit pnlilic à Tccolc de diplomatie. C'est lui qui avait provoque une décision ministérielle en vertu <lc laquelle cecours offrit les avantages de la publicité.
— Isa —
noble et do généreux dans cette démission, oui participait à la (biset do sentiment de la reconnaissance, et il une hante appréciation des devoirs que la défense impose h l'avocat.
M' \ ertamy arriva à Saint-Lù vers neuf heures du soir. Quand il présenta ses lettres aux autorités. en demandant à voir le prisonnier, on lui répondit que dans le moment cela était impossible. La > «il !»■ de ce jour, un affreux incendie avait éclaté dans la
\illc. Or, la ville attribuait cet incendie . < oinine
tous les antres , au prince de Policnac.
M Versant) lui-même, disait-on, courait de .1 indi dangers m, s cette heure avancée de la nuit, on le royail entrer dans I" prison . comme .uni ou « onseiller de l'ancien ministre. Il fallut al i< ndre le lendemain. Il lit p tsseï i n prisonnierdei nouvelles <.< - G mme 1 1 de -• i enfants. Le lende m un quand il te rendit i la prison, M. de Polij était parti; on loi avait fait travet 1er la ville ince» .mil,. M \mi.uiin .i|»|uit que l'ancien président
du conseil avait fait de vaines instances pour le voir. Il se rendit à Paris. Le prince de Polignac y était arrivé avant lui. Me Vertamy ne le retrouva qu'au donjon de Vincennes.
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VINCENNES.' — LE COMTE DEPEVRONNET. M. DE CliANTELVUZEi
LE COMTE DE GUE ANON-mNYIIXE.
Après être resté deux jours à Saint-Lô, l'ancien président du conseil fut transféré au donjon do Vinrennes. Trois de ses collègues, dont l'arrestation avait précédé la sienne, le comte de Peyronnet, M. de Chanlelauze et le comte de Gucrnon-Ranville y furent conduits dans la même journée. Eux, aussi, avaient failli devenir victimes des préventions populaires. Ils avaient couru de grands dangers, surtout dans leur transfèrement de Tours îi Paris. MM. de Chanlelauze cl deGuernon-Ranville avaient été arrêtés en même temps. M. t\o Peyronnri, qui passa le premier cl seul a Tours, y fui mnmenta-
néuient détenu pour l'examen de son passeport] un de ><•«, anciens subordonnés . auquel il avait rendu plusieurs lerricet, le reconnut, et eut l.i là cheté de le dénoncer.
COt ainsi que la rérolntioo se chargeait de ras sembler lis ministres dispersés du roi de France, Singulière destinée de ces quatre existences minis lérielles! leur premier rendex-roua avait été au château des Tuileries ; le second était au château de Vincennes. -Passée, président do conseil, ministre de I intérieur, ministre de l'instruction pu bliqne, garde des sceaux de France. Toute cette irritation populaire disparaîtra. Sans juillet . ja mais peut-être ttnl de préventions , tant de calomnies, donl roua arei été l'objet, n'auraient pu être détruites. Qu'a la place dea dispositions du < qui n'existent pai contre roua, on intente d'autres formes judiei ires, que l'on confisque les lois .m profil des passions révolutionnaires, lea plus arbi- ■ qui furent jamai : o Union , là
justice v ' i Dintneni 1 1 pai roua. C'< il qu'un .
intérêt se porte sur les anciens conseillers delà couronne. Pas un n'a hésité à faire ce qu'il regardait comme son devoir. Et l'on ne peut pas dire qu'il y eût entre eux cette similitude d'antécédents qui donne a des existences d'hommes la même impulsion, et les entraîne vers le même but. Un seul, parmi eux, connaissait depuis de longues années le roi dont ils étaient les ministres. Eh bien ! ils ont vu les dangers de la couronne, comme aussi ceux de la France; ils n'ont pas voulu prévoir les leurs : ils ont signé.
Cela seul doit inspirer le désir de connaître et d'apprécier le caractère de ces hommes d'état , de savoir quelle a été leur vie, et de se rendre compte aussi de leurs sentiments et de leurs opinions.