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in- dans tonte h carrière politique du comte de Guernon-Ranvillc, c'est-à-dire à dater de 1820, époque h laquelle il tut <le\é à la présidence du tribunal de Baveux , jusqu'à MO entrée nu ministère, et pendant tout le temps qu'il y rota: la charte, disait-il, est mon évangile politique.
Cependant, appelé au ministère, le comte de Guernon-Ranville y lut en butte aux plus >i\r*. aux plus inexplicables attaques, si l'on ne lavait que le nom seul de ministre était alors regardé
• •l'innir on motif suffisant pour les plus grandes riolences; qu'on écoute plutôt Me Creraioax, dont
l< « opinions libérales Boni bien connues: «M. de » (iui-nion-Ramilb-, -'. , 1 h ret honorable avocat,
* fut calomnie < OfflDS magistrat, connue minière.
» comme bommenualie, comme homme priréi uhH
1 lut ('puiv. contre mi, contra 11 famille, coati opinions, contre loi idées qn*oa lui sopposait •
Ajoutons <|n on iDs même jusqu'il refuser m (<'ini< (l«- Qaernon Ranvfik une capacité donl
il avait donné des preuves signalées dans les plus hautes fonctions delà magistrature, à Bayeux(i), à Limoges et a Lyon (2). On sait toutes les épi
( 1 ) Le président d'un tribunal de province, jaloux des succès judiciaires du comte de Guernon, crut lui préparer un échec certain en le faisant nommer à la présidence du tribunal de Baycux. A cette époque, deux mille Gausesétaienl arriérées. Il y avait dans ce tribunal un encombrement tel qu'on pensait à le supprimer. En deux ans, du 20 janvier 1821 à la fin de 1822, toutes ces causes furent jugées. Il y en avait qui duraient depuis dix et vingt ans l Aussi n'est- il pas de nom plus populaire à Bayeux que celui de M. de Guernon-Ranville. Combien de familles dont l'existence dépendait de ces interminables procès, et dont sou zèle et son activité ont assuré le présent et l'avenir! Il faisait appeler les avocats et leur disait : «Vous avez une affaire à plaider pour telle famille depuis dix , vingt ans , vous la plaiderez dans dix jours ; » et aucune excuse n'était admise, et bonne et pleine justice clait rendue.
(3) L'ordonnance du roi sur l'instruction primaire, en date du mois d'avril 1800, dont les dispositions ont été conçues et rédigées par M. de Guernon-llanvillc, est une haute preuve des talents et des vues vraiment libérales de cet ancien ministre. La révolution de juillet elle-même » respecté ce beau travail et en a couscivé les parties les plus importantes.
— ut — grammes qui ont été dirigées contre son esprit; et c'est no des brauni i de France le plus remarqua» bfes »,,iis ce rapport.
11 joint ;i cette qualité, dont l.i séduction est si grande dans ce pai/tf, une énergie de caractère et de dévouement qui ne se démentit jamais. Le même homme, qui, dans sa première jeunesse, avait répondu i l'appel <lu roi Louis XMII, ministre uV-
missî i lire de roi Charles \. s'exprima ainsi au
moment « > « ■ l'on pouvait croire que ce prince sérail
attaqué a Saint Cloud : a Mninlrmml que je ne suis
plus ministre, dit il ;i M. dêGliantelauzc,au moins
• pourrai je rersermon sangnuserviceduroi comme
• soldat dans Ici rangs de la (carde royale. »