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réunion. lYr-niinr ne croira qu'il soil entré dans
l'intention di- («ux fjui en firent partie «le renvoi m i
inopjtutiom. Lea bruits que l'on lit couru i œ
sujet . l.i plnpart puisés dans nue correspondance
du jounuil anglais le Times . riaient sans
l'iMi.ltiiiiiit et ••al.'inniiMix : M. Hcrtiu de Vaux peut
l'attester.
Après une lutte parlementaire de plusieurs andreil de la i hambre dr> députés finit triompher. MM. de YillMe et de Corbière inreul au ministère. Le prince de Poliçnac prit peu dé part à cet événement, lue perte i ruelle . qu'il ressentait encore . celle de M pre mière femme, l'avait, depuis environ quinte mois, rendn éti tngi i m mouvemenl des affaires. Pen* plus .1. lui. M . i! rai les déu
«1*1 1 d<- \ i <!'.ni , ii i«pn- moment était
. ml,. !iï pu i, présence d'une femme temtremenl I nrci suffisaient I ion bon
in ni ; se bonheur lui de courte durée, el qnaftd il i hsnl nutnrel pour 1 1 "l"
tude prit le dessus; il se retira le plus qu'il lui fut possible de la scène politique pour donner a ses enfants les soins qu'ils ne pouvaient plus attendre de leur mère. Il ne resta point cependant indifférent à la crise ministérielle qui portait aux affaires le duc Mathieu de Montmorency , un de ses plus intimes amis. Quelques personnes , à cette époque, s'étonnèrent de le voir en dehors du mou- v vement ministériel. Un sentiment d'indépendance, très-vif chez lui, et qui se conciliait mal avec des vues ambitieuses; enfin, la profonde et douloureuse impression aue lui avait laissée la perte récente de sa première femme, s'y opposaient. A diverses époques de la restauration, il fut proposé au prince de Polignac d'entrer dans des combinaisons ministérielles; l'ancien président du conseil repoussa constamment les ouvertures qui lui furent faites à ce sujet. S'il a cédé dans ces derniers temps, il faut en chercher la cause dans le désir positivement exprimé par le roi et dans son entier dévouement .^ Ipersonne de Charles X.
Vers la lin du mois de décembre l8as, le dlM
.Mathieu ilt- Montmorem \ -c retira «lu ministère.
Il fui remplacé par M. de Chateaubriand. Peu de
temps apri - son entrée am affaires, ce ministre pro-
'ii prince de Polignac l'ambassade de Londres:
crlui i i répondit qu'il ne pouvait accepter cette
proposition, qu'autant qu'il serait certaÎD que le
nouveau mjuustredes affaires étrangères suivrait La
même ligne pqUUque qu'avait adoptée son prédé-
i esseur. M. de Chateaubriand lui donna l'assurance
que l'île ii.iii ton intention, cl le discours il*' la
couronne, qui l'ut prononcé quelques jour* après,
ayant entièrement confirmé les paroles ou ministre,
le piintc de Polignac se mit a m disposition! Mais
i utioe «lu projet de M. «le Chateaubriand ren
contra des obstacles. IL Carmins . alors ministn
des > 1 1 . i i i • i éti en Vu. letei n . n'ignorant
p ni qm le pi ince ai ail eue i la déclaration de
m h ie tir tel Cortès espagnoles </ , fit connaître
d'une manière indirecte que la nomination <ln pi m. c -i' Polignac ne mm 'il pas agréable h sa cour. i ii -.mi, ,'. ( h ih iubi i ml insista ai nnmoiui
pour qu'elle eût lieu; Louis XVIII y donna son consentement, et le prince de Polignac partit pour Londres, vers la fin du mois de juin de l'année 1822.
Sa nouvelle position exigeait de sa part une grande prudence. Il allait trouver le membre principal du ministère anglais, fortement prévenu contre lui. La manière dont il s'acquitta de ses fonctions d'ambassadeur, toujours nationale, et, par conséquent, loyale et franche, résolut un problème presqu'insoluble , celui de servir constamment les intérêts de la France, et cependant de maintenir la bonne intelligence qui avait existé jusque là entre elle et l'Angleterre.
En Angleterre, le prince de Polignac avait de nombreux amis, soit dans le parti ministériel, soit dans l'opposition. Il eut soin de ne s'immiscer dans aucune question intérieure, M. Canning lui en sut gré. Il abordait franchement les questions les plus délicates, et, après les avoir disculées sous tontes les faces, il en présentait les solutions. Ce mode de
négocier conven til a l'espril de M. Canning, prompt cl positif. Le nouvel ambassadeur parvint ainsi a détruire toutes les préventions que ee ministre avait l>ii concevoir à son égard, et même à lui inspirer mie confiance dont ii donna au prince de Polignac un témoignage i bn peut dire, public etof&eieL
Dôjà, clrpuis trois mois, l.i guerre d'Espagne était terminée. Las anecès de la France et de notre année avaient inspiré une rive jalousie aux An
s. Le parlement venait de l'ouvrir , on y ma iiifestail dei craintes sérieuses d'une occupation indéfinie par la France d'une partie du terri luire espagnol* Dn jour que le prince de Poli
• . alon ambassadeur à Londres, i<.>i>iait à une léanoe de U chambn de- communes, M. Cao aini vint le krouveTt et lui «lit que probablement il serait interpellé sui la question de l'occupation l j> .m-. Il demanda s'il pouvait donner l'assn
. qoe 'fit. occupation ne serait que momen<
lane. . !.. m ini i de Polil M d'une main, m
i ii un. <|n. telle ftl m I intention du gouv< moment
français; mais, n'ayant point reçu Tordre d'en faire part au gouvernement anglais, il ne pouvait donner un caractère officiel à sa réponse. Il sentait en même temps que pour maintenir la bonne harmonie entre les deux pays , il était important de calmer sur ce point l'inquiétude qui régnait dans les chambres du parlement. Il répondit à M. Canning que bien qu'aucune instruction ne lui eût été transmisepar sa cour, il prenait sur lui de l'autoriser à dissiper les craintes de la chambre. M. Ganning prévint en conséquence les questions qui au raient pu lui être adressées. Il fit connaître les intentions pacifiques de la France a l'égard de l'Espagne. Comme on lui demandait si ces assertions étaient fondées sur quelque note diplomatique ou sur quelque communication officielle: « Non, répon- » dit-il, mais j'ai la parole de l'ambassadeur. » Celle, réponse satisfit la chambre, et elle s'abstint de toute nouvelle interpellation.
On a reproché à l'ambassadeur de Louis X^ III de s'être montré partial en faveur du gouvernemenl
— M — auprès duquel il « t .lit accrédité. Cola r*t démenti par sa correspondance; on y trouvera les preuves du sale qu'il a apport) a s'opposer tu progrès de riuflnence anglaise, dès qu'elle devenait nuisibleà la nûtif. Il .i même lait un ira\ail spécial sor les
m<>\ » ii~ i\'\ mettre obstacle. Ce travail est an nii-
nistère des affaires étrangères. Son devoir comme ambassadeur de France était de protéger nos intérêts publics et privés : voici des faits qui attesteront
que ce devoir a été bien rempli.
Ain^i. depuis la restauration, les anglais eni ahis -,iii -lit n<>> pêcheries l<- long des côtes de la Norman dir; le prince dePolignac les leur lit abandonner.
\ ■- ommerçants m pouratenl qu'en se tourne!
i.ni i des formalités extraordinaires, pénétrci
dans I 1 1\ h n (I. Gambre ; il fit régulariser ces for
m. 'li
Par l'intervention du prince dePolignac, plusieurs pi odnits 'l' - manufat Uni - ii m< aisi j i ntre autres
les cotonnades de Rouen et d'Alsace, ont paru sur les marchés anglais , et s'y vendent maintenant avec bénéfice.
Depuis plusieurs années on refusait à des Français le paiement de créances qui se montaient a des sommes considérables; il fit liquider la plupart de ces créances.
Les justes réclamations d'anciens colons de Saint- Domingue étaient repoussées, sous prétexte qu'une déchéance , dont l'époque paraissait au prince de Polignac avoir été arbitrairement fixée , les privait de leurs droits : il fit lever cette déchéance. Un grand nombre d'entre eux obtinrent, par son entre mise, le paiement de ce qui leur était dû.
Notre pavillon était insulté sur les côtes d'Afrique, sous prétexte que quelques maîtres de bâtiments se livraient a la traite des noirs. 11 demanda et obtint les réparations que noire honneur exigeait,
la restitution dos navires captures, dont les propriétaires ne pouvaient être jugés qu'en France, et l'ordre, ponctaellemenl eaéenté dopait, de respecter notre pavillon >ur toutes les mers.
Il parvint à conclure un traité de navigation, qui contient de véritables avantages commerciaux pour la France. Certes , c'était beaucoup obtenir de l'Angleterre.
Enfin, COflOOM M position dans ce pays le nul
tait à même d'étudier les institutions anglais. -, . qiH ICI relations habituelles avec des personne^ .i|>
partenanfl I toutes les clmci de la société, loi facilitaient tes re< herchei indispensables pour cette et ode, il recueillit do aotei et dei doenmenti im porUnti sur l'organisation judiciaire, administra in,-, financière et commerciak de II Grande lu. i.i.iK . I*.ii tout , en un mot , on lei institutions
.,n| iîmi j. i h- il ut 1'niiporti r mf M] iètiei . « I h ii j.Ims <!.■ ■ h. mil.- de libnt.- véritable, d'ordn\ de bien-être public ou privé, il < lu -n hait a M
l'on peut dire, les fonds d'un emprunt pour mettre au pair la prospérité de la France.
En résumé, l'ambassade de Londres fut très-honorable pour le prince de Polignac. Il y montra à la fois de l'habileté et du patriotisme. Aussi reçut-il alors des témoignages flatteurs de satisfaction de la part de tous les ministres qui se succédèrent aux affaires étrangères. Loin d'aspirer à la périlleuse responsabilité du pouvoir, ilconcentrail exclusivement son attention sur les intérêts extérieurs do la France. Le fait suivant le prouvera.
Lorsque le ministère de M. de Marlignac rem plaça le ministère de M. de Villèle, M. le comte de la Ferronays , un des plus anciens amis du prince de Polignac, et qui faisait partie, comme on sait, du nouveau cabinet, entretint souvent ce dernier du désir qu'il avait de lui céder son portefeuille. Le prince de Polignac rejeta constamment ces in sinualions. 11 s'était trouvé en France lors dr la dernière modification ministérielle, et il n'avait,
non plus, aucunement cherché h en Taire partir. Ce pendant, In santé altérée de la princesse le forçaitette h demander un congé( on déclarait qu'évidemment ce n'était qu'on prétexta que -.r ménageait >.nn ambition pour attendre une conjoncture favorable et en profiter. Or, une grave maladie nécessita lr retraite deM. de la Perron ays, sans que le prince de Polignac consentit alors plus qu'auparavant I devenir le Miccesseur <lo son noMe ami. Loin de là. il retourna a son ancien poste. M. le comte Por Uilii cul l'intérim dos affaires étrangères.
Le prince <lo Polignac se trouvait à Londres, lorsqu'il reçut, dani les premiers jouis de junior iSi|. une lettre de ce ministre, par laquelle il lui enjoignait, de la pari du roi, <!<■ m rendre immédia tentent i Paris. Le motif que donnai! H. Portalii était li désir du roi qne !<■ prince de Polignac se h m ontrâl avec le duc de Mortemart, qu'on atten
il ni de Saint Pétersl rg. Le prince «1<- Polignai
i mi . a iure-l-on, ont revoir une intention différenle
de celle exprimée dansla lettre. 11 eut même, ajoutet-on, la pensée de répondre au comte Portalis, et de lui faire connaître son opinion sur le but de ce retour précipité. Mais la crainte de commettre une méprise, et l'ordre positif du roi le déterminèrent à partir. L'incroyable violence de la presse, que nous expliquerons plus lard, lui apprit bientôt qu'il ne s'était pas trompé sur les raisons qui l'avaient fait mander à Paris. Enfin, le roi lui-même lui avoua que son intention avait été véritablement de l'appeler dans ses conseils. C'était la première fois qu'il lui parlait d'un projet de cette nature. Cependant ce dessein ne fut point encore réalisé, et le prince de Polignac retourna à Londres. C'est alors qu'il tomba malade en soignant sa fille, comme nous l'avons déjà rapporté, et que les médecins lui ayant ordonné d'aller respirer l'air natal pour sa convalescence, il vint habiter une campagne à treize lieues de Paris. Quinze jours après son arrivée, le roi jugea a propos de le nommer ministre des affaires étrangères. Celui qui allait prendre la direction de nos relations extérieures, et dont le seul avènement
— If] — .•m minintèrri détint le prétexte des plus violentes attaques delà part de la presse libérale, avait soulenu habilement, consciencieusement, les intérêts dt sou pnys a l'étranger. Celui dont ou signala l'entrée aux affaires comme un pas rétrograde vers les abus de l'ancien régime, qu'il n'avait point vus, dont il OC \ culail (jue l'hérédité mnnart bique, appuyée Mir de lot les et libres institutions, était le même qui ■rail Mgné le traité du G juillet 1827, lequel a«->ui-.iil l'indépendance de U (ii <'<<■: le mèine quia\ait
prépare les raies de noire srmée d*expédilioii en
M"iée, de mu h- (jue || |u i m lice ne put Cau>er au «une commotion en Bawope I c'était le négociateur enfin, qui, par la seule, confiance ei l'ascendant
que lui il aient valus en Angleterre , la loyauté et I» décision persévérante <le ini Mies politiques, obtint
que le u'oineiiii iniiil |.- plus pcr>é\ éraut IMM dans les s\s|,'ii,fs cju'il a une fois adoptés, le gOOVer
m nifiii britannique, dérogeai à sa politique habituelle, et fil partie du traité de B aranlie qui .:--il
fait aux Grecs la paisible ponession de learncarreaa
'■■i 1 ii'-n 1 . Voici dei faits, nous en rerrons encore.
En plaçant Jules de Polignac au Tort de Ham, on a voulu que la postérité commençât pour lui et pour le dernier ministère de la restauration : elle commence, écoutons-la.
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