‹ Ham. Aout 1829-novembre 1832Chapitre 9 sur 45 · SITUATION DU PAYS LORS DE L AVENEMENT DU MINISTERE DU 8 AOUT · texte numérisé non relu

SITUATION DU PAYS LORS DE L AVENEMENT DU MINISTERE DU 8 AOUT

« Les êtres dont les noms sont venus effrayer » momentanément le public, ont-ils une existence » réelle, ou ne sont-ils que de vains fantômes, créés » par des imaginations troublées ? Si l'officiel Moni- » leur nous affirmait qu'a tel jour et à telle heure » on a vu dans les airs un dragon qui a dévoré la » lune, cela suffirait-il pour nous persuader qu'en » effet la lune a été dévorée.

(Constitutionnel, i4août 1829) (1).

(1) Luther, le chef de l'opposition religieuse qui finit par la révolution du protestantisme, s'exprimait ainsi ,

— 10C — i Le ministère Polignac était encore moins éloi- » gné de la majorité qu'un ministère doctrinaire; » il désavoua d'abord le projet de renverser la » charte, et, peut-être en effet, il se fit illusion jus- • qu'au moment où il exécuta son coup d'état. » {Constitutionnel, 12 octobre i83a.)

Quelques foutes qu'on ait reprochées à la restaurât ion. quelque blâme qu'on se soit efforcé de foire peser sur elle, en admettant même toute lo gravité <1< m fautes, toute l'équité de c<3 blâme, ce ne m rail point encore là cependant qu'il faudrait chercher les causes de sa chute. Ces causes remontent à des époques antérieures. La royauté, en 181/4, parut M rasseoir sur le trône de l;i France; mail lOOfl I e tmiic, il n'y ;i\ ;iii point de bajei : M n'était

KNM l'.ml III, dam 11 11 di m nu: •. r. 1 ut if la MDtQtd : /.<• MM e$i N flft'i il<- i/hihlr.i, t/n'il en mouche , qu'il ni cruche. < 'li. iliiij .11 vt % I.- plus miI^.iiic, ic>Minl>lr aux f.t 1 1 -

• 1 1 i\ dragon du Constitutionnel, mail Lathti

, 1 uiiiuir . • ■ lu libéraliuna , •• <lfs

M .'1I11111 ut plu RM !

ni la révolution, ni l'empire, qui avaient pu lui en créer.

La révolution avait tout nivelé : je ne parle pas seulement de l'aristocratie, Je la noblesse, qui, depuis Louis XIII et Richelieu, n'était plus rien , ou n'était que peu de chose. Mais, dans l'ancienne société française, toutes les classes avaient une certaine organisation. Le mot de bourgeoisie , par exemple, n'était pas alors une vaine dénomination, sans application réelle: c'était l'expression d'un fait. C'est sur la bourgeoisie , h la formation de laquelle les rois de France, dès le temps de Louis -le-Gros, ont tant contribué, qu'ils s'appuyèrent pour résister à la féodalité, et ensuite pour la renverser. Celte bourgeoisie elle-même qui , avant la révolution première, renfermait toutes les richesses de l'industrie et du commerce, qui, par l'exercice honorable d'un grand nombre de charges de judicaturc, par l'acquisition fréquente des terres de la noblesse, s'identifiait tous les jours davantage avec ce corps aristocratique, qu'elle était destinée à rajeunir et à

retremper, comptai! une multitude d'associations secondaires, dont elle était raggrégation générale et le résultat commun. Elle comblait ainsi un vaste inten aile entre les premier- et le- derniers rangs d< In nation. San* doute elle ne pouyait pas à elle leule maintenir l'ordre daiu l'étal . mais sans elle, comme Bg l'a bien montré, comme le mot trop exclusif, mais cependant profond de Sieyes, l'avait fait entendre, l'ordre ne pouvait être maintenu. Seul< nient, pour avoir voulu être tout , comme on le lui conseillait; elle i*csl trouvée n'être plus rien. Cela date du serment do jeu de paume . qui l'ut fait par le tien étal non dam ion intérêt, comme il le pensait, mail dans celui de la révolution, dont le principe de souveraineté populaire ( corn pni dam le mol fameux de Mirabeau . snnon ■ .lit l*.i\ < in lut-ut m Prance (1). Bientôl après a la ui'ude, qui représentai! la bourgeoisie . «i mu

N ivjsoaitnai ici pai la roloaui du peuple, etc.

était le jnstc-milicu de l'époque , monta sur l'échafaud; après le crime d'aristocratie nobiliaire, il y eut le crime d'aristocratie marchande , le crime de négociantisme. Aucune des classes qu'on appelait privilégiées ne résista. C'est que rassemblée constituante , qui , avec beaucoup de bonne foi , croyait reconstruire en détruisant, y avait pourvu: les organisations spéciales de toutes les classes avaient été briïées, ou plutôt il n'y avait plus de classes : toutes s'étaient sacrifiées avec un imprudent enthousiasme. On rêvait alors l'unité compacte, sans combinaisons particulières , sans liens intermédiaires, d'une nation de trente millions d'habitants ! en un mot , un vaste ensemble , sans partics. Cela était a peu près aussi rationnel , que si l'on déclarait les liens de famille abusifs, et qu'on en votât l'abolition. Une secte, depuis juillet, a prêché la réalisation de cette dernière utopie, conséquence logique, a vrai dire, d'une révolution qui, en renversant tout l'équilibre de la société, n'a laissé, sur la table rase qu'elle a faite, que des unités sans valeur sociale, que des individualités, selon la

— III) — pensée même d'un révolutionnaire de 1800 (i). On WCtH étonné (le la puissance île» pacobins, <t îles flots il» HO| qu'ils ont pu verser; niais, dans la situation où la France était alors placée, au milieu de l'effervescence révolutionnaire qui s'était emparer d'une nombreuse minorité , cela était infaillible, inévitable. Dans un pays individualisé, désorganisé, les jacobins se présentaient avec une organisation forte : ils devaient prévaloir.

Mai-, quand après avoir détruit tout ce qui paraissait devoir s'opposer nu triompbe de la ré vol uliou , poussés par le principe qui nvait été leur moteur, ils en \inrenl à se détruire eux-mêmes; quand la révolution, épuisée par les derniers efforts qu'elle IV ail faits pour ><• ni.iiiil.nir, niaLré le*

IIIOIII-s nationales ijui Mllisist. lient encore lorsque tout |c ri >t<- a\ail péri, t <mili.i de l.ul.lessc entre les mains du directoire, la voie du despotisme était

M IMUoi I

tracée, il n'y avait plus qu'à dresser à Notre-Dame le trône du soldat roi.

Comme la nation était entièrement déclassée, comme les nouvelles corporations, c'est-à-dire les clubs et les comités révolutionnaires, n'avaient rien pu organiser, rien fonder d'une manière durable; comme ils n'avaient pu survivre aux circonstances extraordinaires qui les avaient produits ; chez un peuple qui ne redoutait que le retour de leur puissance et de leurs excès, qui ne pouvait le prévenir par lui-même, qui s'en voyait mal défendu par un juste-milieu républicain , le despotisme devait naturellement réussir. Au-dessus de toutes ces individualités , remuées , balayées par la révolution , lasses de la révolution, il y avait place pour le gouvernement d'un seul. D'ailleurs, elles ne pouvaient pas plus l'empêcher, qu'elles n'avaient empêché la révolution elle-même.

Madame de Staël a dit que Bonaparte regardait les hommes comme des chiffres , cela s'applique

parfaitement ici. La société en était nue décimales; il se plaça devant et devint L'unité. Quant h l'organisation qn*3 pouvait établir . elle était toute.

prête : il avait les Cadres de ><>n minée. Quant à

l'exécution de aea projets ambitieux, elle était facile. La révolution ayant eu soin de détruire les provinces « il suffit d'une évolution à Paris pour i banger le gouvernement. Les départements, fraclions isolées du territoire, dépouillées de toute inlluencc locale et collective, suivirent l'impulsion donnée, et obéirent à la consigne de la capitale. Les préfets, aides-de-camp civila de Bonaparte,

11 midi! qu*a se présenter pour imposer, d'un

boni de la France à l'autre • le mot d'ordre qu'ils m ni reçu du général.

En vain, ce grand génie voulut donner à ion pouvoir une autre base nue le despotisme mili tain . ' lu h li< i' d'autres moyeni de gouvernement que la i on* i iption et la < eniralisation . créer une aristocratie nouvelle, établir une monarchie : il im eut Caire aortù de la ûtuation ce qui n'v était

pas. Une monarchie est une combinaison sociale, qui s'appuie, plus que toute autre, sur le passé, et dont le chef héréditaire est le représentant de ce passé; que si, avec la pensée de la renouveler, on ia bouleverse, on sape l'ancienne organisation, les anciennes garanties; si l'on arrache même la clé de voûte de l'édifice, il sera impossible de rien remplacer. Lorsque la France sortit des mains de Napoléon, on peut dire qu'il n'y avait ni bourgeois, ni nobles, ni aucune classe quelconque, pas plus que lorsqu'il l'avait prise : il n'y avait que des soldatsetdes conscrits. Or, comme ce gouvernement, purement militaire, venait de périr par l'excès de son principe, ce n'était point là des éléments dont la restauration pût se servir, quand même elle l'aurait voulu: il y avait encore table rase.

D'un autre côté, si les régimes républicain et impérial n'avaient laissé aucune base de gouvernement, rien de compacte dans la nation qui se groupât naturellement autour du pouvoir, ils laissèrent nécessairement un graud nombre din-

— m — bérets individuels, attachés h ses régimes, «I couse quemment hostiles an nouvel ordre de ch<

\ t-'N haines, toutes de csicul . <l< i jen iteurs d< l'empire, il (allait pour instruments des enthouttiasmes <iu lesquels elles pussent opérer. Il \ eul d'abord In jeunesse, prête à s'élancer sur les champs de bataille qu'ouvrait Bonaparte; il fol convenu que la restauration, qui l'enlevait à In coupe ri. fermait son avenir. Il j eut surtout les passions ré \ olutionnaires , qui, comprimées |>.u le despotisme impérial . profitèrent tic la liberté que donnait In restauration pour l'ébranler si II renverser.

Ajti'- ces considérations i basées sur loi bits, on comprend sans peine li chute «lu gouverne menl royal, t ". « n 1 1 1 1 1 « • il m pouvait . ni ne devait

, |„ k her ii i' Inblir îles < Lisses qui avaient enlii r<

menl dstei . il n'nvail d'avenir que dans

un classement territorial , dans une restauration naliU - provim iak - . qui lenle était ton ■ours possibli , et qui mule pouvait opposai

capitale un contre-poids assez puissant. Car, il élait facile de prévoir que c'était là que la révolution , comme en 89 , dresserait son plan d'attaque , et concentrerait toutes ses forces. C'est ce que les royalistes voulurent réaliser en 181 5, ce que les doctrinaires, qui s'étaient emparés de la faveur et de la volonté royale , empêchèrent malheureusement. Dès-lors , on put dire qu'aussitôt que la France serait sortie du premier enthousiasme qui avait signalé le retour des Bourhons , et qu'elle se serait reposée des longues guerres de l'empire, dans un pays où la victoire devait nécessairement échoir à ce qui était uni sur ce qui ne l'était pas , h une coalition sur une société sans cohésion , les intérêts d'ordre et de conservation ne seraient rien , les intérêts révolutionnaires seraient tout.

Cela se vit clairement dans les faits. La royauté avait donné une charte, des libertés. Pour que cette charte et ces libertés ne fussent point détournées du but de leur institution, qui étaient ru

môme temps In prospérité «le la Franco et la stabilité du trône, il fallait que, comme le trône, elles eussent une base forte et régulière dans le sol même du pays. Or, ni le trône, ni la charte n'avaient cette base. Sans doute la couronne avait pour elle la pui»s.un <• des souvenirs; sans doute , en renversant le despotisme impérial, en donnant lin-i satisfaction aux intérêts nationaux» elle se rendait, par cela seul , populaire. Mais si un gouvernement ne peut M passer de ! .i--eiiliuniit d'un [>.i\-, loi -que cet assentiiiient n'a pas de fonde ment plus xdide que l'enthousiasme dll moment, lorsqu'il M repose point sur une organisation pui>- - Ht do inl. n :--énéroux, il ne trouve la qifun soutien éphémère, s.uis foire et sntis consistance.

esposé i toute* le- modifications, a toutei le- \.iriatiooi , ■'• Urai loi boule verscinents, de m qu'il \

.1 «le pln> i h.uçe.uil .m DMNldc . l'opinion. Kt . d'ailleurs, In ut il ." < u-er rette dernière si, dîna

duel de notre km âétë , elle i uni par céder i l' in i |n 1 1 ~i« •! i révolutionnaire? La raiaon an aal simple. Elle aussi n'ai til ni point d'appui nu I'

— lequel elle put se fixer, ni centre social auquel elle pût faire converger ses rayons épars.

Mais, dira-t-on, il fallait s'appuyer sur la charte. Soixante deux ministres du gouvernement royal l'ont tenté sans succès pendant quinze ans. Si des fautes graves ont signalé leur passage au pouvoir, la force des choses a fait encore plus que leurs fautes. On a prononcé bien des discours, et écrit bien des ouvrages éloquents sur la charte et sur les trois pouvoirs qui composent , selon les théories convenues, le gouvernement représentatif. Nous avouons que dans ce système de gouvernement , tel qu'il existait, tel qu'il existe en France, nous ne voyons que la révolution de représentée. Comme elle forme une opposition bien compacte en face d'un gouvernement qui n'est fondé sur rien, jusqu'à ce que cet état de choses soit changé , elle doit toujours l'emporter*

C'est ce qu'où vit sous la restauration. Des institutions que la charte avait créées , les unes r<>-

tuent inutiles, les autres furent tournées contre la ûé. On avait placé dant la cbarle un pouvoir destiné h servir de modérateur et de contre-poids u\ deux autres; (fêtait une imitation de l'aristocratie de l'Angleterre dans un état où il n'y a point d'aristocratie : la pairie française, sans racine dans le iel , tans influence dans le pays, n'a pu remplir le rôle que lui avait assigné la charte de 1 8 1 4 • 1 " mot suffira pour juger celte importation anglaise il avant la révolution de juillet , nos ti «>i^ ou qnatre cents pairs réunis n*anraient pas pu faire élira un seul dénoté sur toute la surface du loynnnu

L'avenir de la monarchie restaurée en 1814 dépendait principaleanenl <]<•< formas «•! du mode d'été* tion. Il aurail fallu un large rj itème - 1- ■ni renfermai non pas seulement une chambre de députés, msis lemblées communales, dé-

p. 1itfi1nnt.il. s ri provinciales. C'était crées*! ou pins t"i reconnaître, la leok orgsnisation, Is seule hiérarchie qui . en Pi in< 1 . eussent échappé au ni \< II. m* 11 1 révolutionnais C 1 M •! ma 1 1 sens «pi on

i8i6 le prince de Polignac avait demandé, dans un discours à la chambre des pairs , que tous les gardes nationaux du royaume fussent électeurs. Les hommes à théories qui rédigèrent la charte posèrent la limite arbitraire décent écus, laissant d'ailleurs au temps et aux circonstances le soin de toutes les combinaisons électorales qui ne franchiraient pas cette limite. Cette disposition de la charte constituait un monopole. Il était possible de s'en emparer. Au contraire , il n'y avait pas pour une révolution de majorité à espérer dans de véritables assemblées d'une nation lasse des perturbations révolutionnaires. Tout l'effort de la révolution dut se porter vers la conquête du monopole électoral.

A côté d'un système d'élection aussi restreint, qui, dans une population de trente millions d'habitants, ne reconnaissait que quatre -vingt à cent mille électeurs, on avait placé la liberté de la presse. Avec des institutions plus larges , plus nationales, elle eût été un bienfait, elle ne fut

— ne — qu'une ferme entre le* mains de la révolution. \\. ■(■ l.i presse . eHe -empara des élections, tandis qu'autrement l,t preSM n'aurait pu que se eoniormer à l'opinion ùV la majorité dupa\>. légalement

exprimée par Perean* ùV ses commettants. En an moi . l.i presse et 1rs élections étaient les deux principales positions qu'il fallait occuper sous le ré -

• ï 1 1 1 < ■ de l.i charte; dans L'absence d'unr lionne loi

électorale, la première lut naturellement emporii M

par l'opposition, la leonShto deVaft l»i<ntoi avoir le même sort,

C'est de là que la ré\ «'lut ion s'élança , sur deux

lignes paraAèfes, a l'assaut «le la monarchie. C eal par cm deux mobiles . Il presse el les élection-, qu'elle s'efforça <l. précipiter l'intérôl démocrati que, c'est h dire celui du plus grand nombre . bon lie l'intérèl monarchique . qu'elle représentait

ce mutile, conti tire même à la société. Or,

I. i iti me unitaire . hérédil lire de la monai > bie . n'. i.uii institué que dam "" ',ul oVdrdre et de bon I général , la révolution i onspirail ainsi contre

la société elle-même. Quoiqu'une partie de cette révolution ne parle maintenant que de légalité, en nous jetant de l'arbitraire à pleines mains, les véritables révolutionnaires n'en voulurent jamais. Il suffit , pour le reconnaître , d'envisager un instant leurs desseins manifestes , leur plan d'attaque , et les effets de ce plan.

Qu'on se rappelle d'abord que nous parlons d'un parti qui avait prédit la guerre civile et des Vendues patriotiques, qui avait fait demander aux puissances étrangères, comme première condition, l'exclusion perpétuelle des Bourbons , qui avait voté d'avance celte exclusion dans le fameux acte additionnel. C'est ainsi que deux grandes conspirations permanentes, on peut le dire , se formèrent dès i8i5 contre le gouvernement royal. La première , peu forte d'abord parce qu'elle se Cachait peu , siégeait dans la chambre élective. La seconde , hors des chambres, active et hardie, fomentée par la presse révolutionnaire , armait les Laverderic, les Berton cl les Caron.

En lS?. - journalistes . dépa

tes <1<- la i tuche étaient unis par les mêmes bons politiques. A pea près à cette époque, il s'opéra dans le parti une «lï\ ï—ï«>ii en deux branches : L*une <1- les ii actions parut ne renfermer eachuivemeoi <l;ui» la légalité, m revêtit des formes légal servit de la charte contre la charte elle-même , et ■ outinua une vive opposition au gouvernement royal; L*autare alla •»<• jeter dans les société! i rètes.

Àprèeta dispersion de la charfconnerie en 1824» l< - déni fractions se rallieront et se fondirent comme auparavant danannaeul et même parti. Jusqu'à < <• <pTil m présentai une occasion Gai ble, "" meeident . comme il s été «lit depuis la ré rotation , «ni adopta dm antre tactique ; osa

habile el lente ru< des attaques bras

.pu s ai périlleuses. Miner le pouroir <t 1«- bure

lombei d'impuissance puni moins chanceux que

t,\,,\, i 1 1 ion . onrei U l • poui atteindre ce

lu il . toujoui la •' iIiiiih . 1 1

presse et les sociétés secrètes , ou même patentes. Car on n'a point oublié ces comités publics , partout organisés au nom de nos institutions et contre nos institutions , insti uments de l'opposition parlementaire et de la presse périodique qui dominait tout le reste.

C'étaient , sous d'autres noms , avec moins de fanatisme révolutionnaire sans doute , mais avec une persévérance systématique qui ne s'est jamais démentie jusqu'au renversement de la monarchie , les anciens clubs et leur influence souveraine sur une société nivelée , sur un pays sans institutions locales. De là vint qu'en 1800, lorsque la révolution a éclaté , il s'est trouvé dans chaque déparlement des hommes tout prêts, sans titre apparent, a s'emparer des rênes de l'administration. Avant d'avoir renversé le gouvernement royal , la révolution avait déjà son gouvernement.

C est pour cela que les concessions du ministère précédent furent si fatales. Elles ne pouvaient pro-

filer qu'à II révolution, déjà presque victorieuse, al non pas n p<ys, auquel seul la couronne les avait destinées. Ce lut alors que le ministre, homme de talent el de cœur, qui 6'étart Qatlé de conclure un arrangement , une paix, et qui n'obtint pas même DM trêve, entre la monarchie et la révolution, prononça ce mot mémorable dans une séance de la chambre des députés, nous allons à Canarchie ! Ce mot fut la nomination du ministère du 8 août, qui n'était pas autre chose qu'un ministère de résistance après un ministère <1«' onnonMÎèn.

L'opinion que la couronne pouvait se formel loi- d'une opposition systématique qui dotait de IiSiT), les craintes bientôt réalisées qu'elle devait Voir, miiiI très-bieil indiquées dans le p,;

d'une brochure ou s. m dernier ministre . le prince de Polige nie eu quelques lignes toute le

politique de l'opposition de quinze kns.Veioiec

l'<>< ut il, ilt jniit. Principe posé par la chambre

des représentants le 5 juillet 1 81 5 , Souveraineté du peuple, royauté élective , couleurs tricolores.

Marche ou moyens d'exécution. — Opposition systématique reproduite sous toutes les formes , mais adoptée principalement a la tribune parlementaire.

Effets. — Embarras de la couronne prouvé par le choix de soixante-deux ministres différents dans l'espace de quinze années. Affaiblissement successif du principe monarchique, démontré par ce seul fait , que tous les ministères sans exception ont , en quittant les affaires , laissé le pouvoir royal plus chancelant qu'ils ne l'avaient trouvé à leur accession.

Résultats. — Charte de 1800 : Souveraineté du peuple, royauté élective, couleurs tricolores.

FORMATfOX DV MIN'ISTKRE DIT 8 AOUT.

Nous avons vu dans quelle position critique la royauté était placée à l'avènement du ministère du 8 août. Nous devons ajouter qu'elle n'avait pu se concilier l'opposition libérale , ni par le retrait do la censure en 1824» ni par sa suppression en 1 828, ni par une grande extension en même temps donnée à la presse provinciale, ni par l'intervention des tiers dans les élections , ni par les ordonnances du 16 juin contre les jésuites (1) , ni enfin par deux

(1) Déclares fantastiques depuis la révolution dejuil letpar un des organes les plus habiles et les plus francs de l'opinion libérale. Le National a parfaitement prouvé que le mot jésuite n'a jamais été mis eu avant que comme un moyen d'attaque. On avait eu soin de donner à ce mot la

amnisties successives qui rouvriront l'entrée du

pays à tous los exilés politiques, et, a tous 1rs prisonniers à" «Int. le> porto d<> l.ur prison. Or. ces

- étaienl tous du règne du roi Charles X. (Y!;i explique parfaiteinent comment ce prince, <iui;i\.iit vu ]<■ lil),r.ili>ui( passes* Bneceasiremenl d'une position emportée sur le pouvoir royal, a une position plus forte , d'où il se montrait toujours plus menaçant, ne tenant point compte des sacrifices qu'on lui fuyait . et on demandant, en exigeant toujours de nouveaux, sentit enfin la nécessité dfl DOBmer nu ministère qui m lit une loi de consulter en tout l< M intérêts (1) et la gloire du pays (2) , de tout

couleur la plus odieuse . et puis on l'appliquait à tous «<miv'|iii ne voulaient pas de révolution. L'accusation ilr

jésuiti ■:( pai Mitra chose nu'onc des piôaoi de

l'artilleru révolutionnaire. Si les jésuites avaient fU mi

influent, puissant, Dooame le fait urée-bien reaaai qsjSfl U BfmtêOmml, ils n'auraient point entièrement .lis , ils attireraient encore l'attenlioo H bol bien que l< 1 la ■! 1 qoe I on n'a plus besoia <lr

(1) Wens l<- prouvai

La . m natte d ilgei l'a prouve'

faire pour le pays , mais rien pour la révolution. L'idée du roi était de ne plus céder, elle n'allait pas au-delà; plus tard, très tard, elle fut , de concert avec son cabinet, de reprendre les positions qui avaient été envahies par la révolution, pour obtenir enfin une trêve , un temps d'arrêt. C'est ce que nous exposerons quand nous parlerons des ordonnances. Nous avons entre les mains un document qui démontre que, trois mois avant leur promulgation , ni le roi, ni ses ministres n'en avaient conçu la pensée. Quand le roi Charles X appela M. de Polignac au ministère des affaires étrangères, M. de Labourdonnaye au ministère de l'intérieur, il n'eut donc qu'un but, celui d'opposer des hommes d'un royalisme éprouvé, aux exigences toujours croissantes, à l'attitude toujours plus hostile du libéralisme. Quand, placé entre un ministère qui proclamait lui-même son impuissance en reconnaissant officiellement, devant la chambre des députés, à la face du pays, quon allait à l'anarchie, et le péril imminent qui arrachait h ce ministère un cri de détresse , Charles X appela M. d<; Polignac

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