‹ HamletChapitre 34 sur 84 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Le Roi, la Reixe, Polonius, Ophélie, Rosencrantz, et guildenstern.

Le Roi (à Bosencrantz et Chiildenstcrn). Et vous n'avez pas pu, n'importe le moyen. Deviner le pourquoi de sa folie, — en rien ?

Rosencrantz.

n dit qu'il est troublé, — mais en cache la cause, Et quand on l'interroge — il a la bouche close.

GUILDENSTERN

Il est très circonspect, — son esprit est un mur Contre lequel s'en vient s'émousser, ça c'est sûr, Ce que peut concevoir ou l'astuce ou l'adresse.

La Reine.

Ne l'avez-vous leurré sous couleur de caresse, Vers quelqu' amusement ?

ROSENCRANTZ.

Haute Dame, en chemin, H advint que par chance, avant hier, au matin. D'une troupe d'acteurs nous fimes la rencontre. Nous avons parlé d'eux, — loin d'aller à T encontre,

Hamlet panit charmé de leur présence ici,

Si, que les accueillant d'un aimable merci,

Je crois, n'en suis pas sûr, qu'ils ont eu la commande

De jouer devant lui ce soir toute la bande !

POLONIUS

C'est vrai ça ! c'est très vrai ! — je suis même chargé, Oui, c'est la vérité, d' Hamlet j'ai le congé, De prier, supplier de tout cœur Vos Altesses D'assister à la chose — à ces grandes liesses !

Le Roi.

J'accepte avec plaisir. Vous mes dignes amis, Rosencrantz, Guildenstern tous deux soyez unis, Et faites-lui trouver amusements semblables, Telles réalités valent mieux que des fables ! Dans un esprit troublé ça jette du bonheur î

Rosencrantz.

Nous suivrons vos désirs, ô très noble Seigneur !

{Ils sortent.)

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