SCÈNE II
Les mêmes, hormis Rosencrantz et Guildenstern. Le Roi (à la Heine).
Vous, — quittez-nous aussi, bonne et chère Gertrude, Car ayant observé qu' Hamlet a l'habitude De venir en ces lieux, comme par un hasard Nous voulons qu'il rencontre Ophélie. — A l'écart Son père et moi, tous deux, espions légitimes, De son cœur oppressé pour sonder les abîmes Nous tiendrons, de façon à voir, sans être vus. Pour lire en sa pensée à l'état de blocus, Et découvrir si c'est d'une peine amoureuse Qu'il soufifre.
La Reine (au Moi).
J'obéis. (A Ophélie) Je serais bien heureuse Si de l'état d' Hamlet la beauté de vos traits Etait la cause unique, alors j'esj)érerais
Que vos douces vertus seraient baume à son âme, Et que de son esprit rejaillirait la flamme A riionnem- de vous deux.
Ophélie.
Dame ! je le voudrais.
{La Reine sort.)