‹ Hans Memlinc, biographieChapitre 4 sur 15 · F. Bock, Memling-Studien, p.31. Düsseldorf · texte numérisé non relu

F. Bock, Memling-Studien, p.31. Düsseldorf

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probable fpie le maître, comme tant d’autres, n’aura adopté un nom de famille que lorsqu’il acquit le droit de bourgeoisie à Bruges, et qu’auparavant il aura été connu comme Hans le peintre ou désigné par une expression patronymique : Hans fils de M. fils de N. Dans tous les cas, il faut adhérer à la forme Memlinc.

Les Allemands en général prétendent qu’il faut adopter la terminaison ing à peu près pour la même raison que Harzen tenait si fort pour l’initiale H. Quant à nous, nous n’avons pas de parti pris, car nous sommes Anglais et ne recherchons que la vérité. Déjà en 18G5 nous avons émis l’opinion que maître Hans pouvait avoir tiré son origine et son nom du village Momling, situé sur une rivière du môme nom entre Aschafténburg etErbach, mais qu’il nous ])araissait plus probable que sa famille était originaire de Medemblick ou Memelinc, ville de la Hollande septentrionale, sise au nord-est d’Alckmaer, et qu’elle aurait émigré au pays de Gueldre vers 1426, année dans laquelle cette ville fut prise par les Kennemaren ‘L Dans la seconde moitié du quinzième siècle beaucoup de Gueldrois vinrent s’établir en Flandre et parmi eux plusieurs personnes nées à Deutichem et à Duisburg. Déjà avant 1478, Memlinc était en rapports avec un Gueldrois, le miniaturiste Guillaume Vrelant ; et un des tuteurs de ses enfants lorsqu’il perdit sa femme en 1487, Forfévre Thierri van den Gheere, qui avait acheté le droit de bourgeoisie à Bruges le 17 eJanvier 1472, était né à Deutichem. D’après la législation ancienne, les tuteurs des orphelins étaient toujours les plus proches parents de leur })ère et mère.

En 1889 le Bév. B. Dussart publia quelques extraits du journal de Bombaud De Doppere, notaire ecclésiastique, qui était greffier du chapitre de la collégiale de Saint

IB. Jf(U}s Memlinc : a notice of /tis life and tcorks, p.5. T.ondün, 1805. Han^ Memlinc: zijn leven en zijne scliildern'erken, pp. 15-17. llni^'-jjro.lSTl.

BIOailAPllIE

Donatien, extraits dont il avait trouvé une transcription dans lin recueil de Jacrpies De ^leyere conservé dans la Bibliothèque de Saint-Omer. Un passage (|iii rapporte la mort de Memlinc, dit qn’il tirait son origine de la principauté ecclésiastique de Mayence — “orinndus erat Magunciaco”. Partant de là, Wauters })rétend (pi’il en résulte “que c’est à Memclingen, prèsde Mayence, que, selon toutes les probabilités, llans Memling est né”, et que cela “tranche définitivement la question en faveur du Kaemmerer [lartage l’opinion de M auters et appelle notre peintre “ le tils dn paysan de Mümling*^ ” ; un autre écrivain le dit membre d’une famille bourgeoise, né à Momlingen vers 1424 Bock allègue, d’après Oetker, que le nom de la ville de Medemblick ne s’est jamais écrit sans un d, et que dans les documents où il est question du peintre le d ne se trouve jamais dans son nom Pour démontrer l’inexactitude de cette assertion, il suffit de dire que non seulement dans les archives de Louvain cette ville est appelée “Memmelinghen in Hollandt”, mais que dans les comptes de la ville de Bruges nous avons rencontré “Memelynck in Hollandt”, et dans un Registre aux Achats de bourgeoisie, “Memelinc in Hollandt” d’après un acte signé par le curé de cette ville, qui devait bien connaître l’orthographe du nom de la localité dont il était le bénéficiaire. Aussi lit-on dans la Chronique de cette ville qu’on l’appelait généralement Memelik dont la prononciation était plus

14. A. J. Wauters, Sept Etudes pour servir à V Histoire de Hans Memling, p.25, note 1, et p.2G. Bruxelles, 1893.

15. “Den Baiiernsolm aus Mümling”. L. Kaemmerer, Memling, p.9. Bielefeld, 1899.

16. Kihn dans \t%Historisch-politische Blatter, 1896, p. 250.

17. “ Dass unter den früheren Namensformen des Ortes Medemblick, von Medeinelacha in x Jahrhundert angefant^en, niemals eine Schreibung ohne d vorkommt. Gerade dieses D kommt aber in den urkundlichen Schreibungen von Memlings IN amen nie vor'‘\ Memling-Studien, p.47.

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facile que Medemblick^*. II faut donc reconnaître que jusqu’ici on n’a trouvé aucune preuve positive du lieu d’origine de la famille, ou du lieu et de la date de naissance du peintre il est probable cependant qu’il vit le jour entre 1430 et 1435, et qu’il fit son apprentissage chez un peintre de Mayence ou de Cologne. Nous sommes convaincu qu’il a dû travailler comme journalier dans la dernière de ces deux villes assez longtemps avant de venir dans les Pays Bas. Le caractère de sa peinture révèle une influence mixte ; la technique, le coloris, le sentiment surtout qui règne dans ses tableaux ont une affinité remarquable avec les peintures de maître Etienne Lochner et de plusieurs anonymes de l’école colonaise. On y trouve aussi l’influence prononcée de Koger de la Pasture. Guicciardini le dit élève de Roger. Celui-ci avait quitté Tournai en 1435 et s’était établi à Bruxelles. Il y avait au moins une œuvre de sa main à Cologne, et Memlinc a pu l’y étudier : c’est le triptyque représentant l’Annonciation, la Présentation au Temple et l’Adoration des Mages, actuellement conservé à la Pinacothèque de Munich, mais qui ornait jadis l’église de Sainte Colombe dans la cité rhénane. C’est précisément dans les tableaux où Memlinc a peint les deux derniers sujets que l’influence de Roger se fait remarquer.

En 1849 le comte de Laborde publia^® des extraits des Mémoriaux de Jean Robert, abbé de Saint- Aubert de Cambrai, relatifs à un tableau que celui-ci avait commandé à Roger pour son église, le 16 Juin 1455. Le dit tableau fut achevé à la Trinité (20 Mai) 1459. La femme de Roger et ses ouvriers le transportèrent à Cambrai et

18. “Medemblik of Memelik by verkortinge”. Medemlik... ofte om de lichtheidswille iu ’t uitspreeken Memelik”. Diek Bürger van Scboorel, ChronyX van der Stad Medemblik.

19. “Positive Gewissheit über Ort und nameutlich Zeit seiner Geburt haben wir aber nicht”. Bock, u. s., p.50.

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