‹ Harivansa, ou, Histoire de la famille de HariChapitre 18 sur 55 · I-.\MILLE DF. DJVAMAGIIA · texte numérisé non relu

I-.\MILLE DF. DJVAMAGIIA

A èsampàyana dit :

Crocbtou eut encore un fils célèbre nomnic Vridjinivân. Celui-ci donna le jour à Swâbi, fameux par les oflrandcs' dont il bonorait les dieux. Swdbi engendra Ou.sadgou *, qui se fit remaixjuer par son éloquence et sa piété dans les sacrifices, lesquels sous son règne furent nombreux et solennels, et accompagnés des plus ricbes présents. Ousadgou désirait un fils qui lui fit bonneur |>ar scs hautes qualités; et le ciel lui donna Tchitraratba, illustre par scs exploits.

Tcbitraralba fut le père d’un prince guerrier, pieux et libéral, de Sasavindou, qui obtint le rang élevé deRàdjarcbi, et eut pour fils Pritbousravas, dont la gloire s’étendit au loin. Les savants, instruits dans les Pourànas, célèbrent le siècle de Pritbousravas. Souyadjna lui dut la nai.ssancc: celui-ci donna le jour à Oucban, uniquement occupé du soin des sacrifices; Oucban à Sinéyou, terreur et fléau de ses ennemis; Sinéyou, à Maroulta le Râdjarcbi; et Maroutta, à Cambalavarbicba qui fut son fils aîné.

Celui-ci, par sa piété et sa justice, acquit de grands mérites, dont la

* CesI le de Culeli, au fond du golfe de Combaye. D^dravali dcvail ^tre dans une pelilc Ile de la partie sepicnlt ionale de la cote de Malabar.

'* J’ai traduit ainsi d'une maniéré générale le mot • <Itii désigne certains jours du

mois lunaire danslenqueb on fait des sacrifices.

' Liltéralemciil nrdAfI, qui était une exclamation employée au moment des sacriûcea, quand on jetait roOrande dam» le feu. On en avait fait le nom d'une déesse , épouse du dieu Agni.

* Autrement liousad^ou.

colère lui fit perdre le fruit. Il desira un fils , qui lui fut accordé : ce fils se nomma Sa/a/imjtou/i et fut père de Roukinacavatcha. Ce prince tua sur le champ de bataille, de ses flèches aiguës, cent ennemis couverts de leurs armures et armés de leurs arcs, et s'empara d’un riche butin. Il eut |)our fils Paràdjit, sous les coups duquel succombèrent de nobles héros.

Parâdjit fut le père de cinq guerriers forts et invincibles, Roiikméyou, Prithouroukma, Djyàmagha, Pûlita et Hari. Il donna en adoption ces deux derniers à deux princes du pays de Vidéha *. Roukméyou fut roi, et Priihouroukma lui prêta son secours. Ils chas-sèrent du royaume Djyàmagha, qui SC retira dans un ermitage. 11 vécut quelque temps paisible habitant de la forêt, et disciple des Brahmanes; ensuite, prenant son arc, déployant son drapeau, il monta sur son char de guerre, et se dirigea vers un autre pays. Il conquit, seul, sur les rives de la Narmadâ, la ville de Moiirticâvati, et soumit à ses lois le mont Rikchavân qui forme une partie de la chaîne appelée Souktimatî

Djyàmagha avait pour épouse une femme forte et pieuse, nommée Sévyâ. Il était privé d’enfants, et cependant ne songeait point à former d'autre.s nœuds. Dans un de ces combats dont il sortit vainqueur, il fit prisonnière une jeune fille, qu’il présenta avec quelque embarras à sa femme en lui disant : « Voilà ta brui • La jeune fille, en l'entendant, dit aussi : • Voilà « votre brui » L’excellent roi Djyàmagba reprit la parole : « O reine, le fils « qui naîtra de toi , sera l’époux de Djâtabhî *. ■ Celle-ci se livra donc à une pénitence sévère, et enfin l’illustre Sêvyà, humble et pieuse, obtint un fils qui se nomma Vidarbha. Ce prince épousa celle que le roi son père avait appelée sa belle-fille, et il la rendit mère de deux héros sages et habiles dans l’art des batailles, Cratha et Kêsica.

(Vidarbha eut un troisième fils ’, distingué surtout par sa justice, et

' Auüvmenl appelé Salaprauttan.

* Le Vidéha formait une partie de la province de Baliar, aujourdliui leTirhul. Cétait 1a même contrée que celle de MiÜiilÂ, au nord* ouest du Bengale. Daii» cette contrée a régne le fameux Djanaca, qui a donné »on nom à Iljaoacapoura,dont Buchanan retrouve les mi* nés dans Janîckpoiir.

* C'est une des sept chaînes de montagnes

qui traversent l'Inde. VVilford (Recb. asial. l. XIV) dit que le Rikcha est la partie orientale du Vindhya, s'étendant du golfe de Bengale k la source de la Narmadâ.

* Le manuscrit bengali lui donne le nom tVOupadAnavt.

’ Ce passage, que je crois extrait du BIiûgavata-pourâna , oc ae trouve que sur le manuscrit dévanâgari de Parts.

166 IIARIVANSA.

uomnié Lomapàda. De Lomapâda naquit Babhrou; de Babhrou, Ahlàdi; d’Ahlàdi, le sage et pieux Késica; de Kêsica, Tcbcdi, qui donna son nom aux princes Tchêdyas.)

De Vidarbha naquit encore un fils appelé lihima ®. Bhîma fut le père de Counti; Counti, deDhrichta, prince superbe et terrible dans les combats; et Dbrichta, de trois héros distingués par leurs hautes vertus et nommés Avanta, Dasârha et Vichahara. Dasârha donna le jour à Vyoman; Vyoman, à Djîmoûta; Djîmoûta, à Vrihati; Vribati, àBhîmaratha; Bhîmaratha, à Nararatha; Nararatha, à Dasaratha; Dasaratha, àSacouni; Sacouni, à Carambha; Carambha, à Védarâta; Védarâta, à Dcvakchatra; Dévakchatra, à l’illustre Madhou, prince d’une éloquence douce et facile, pareil aux dieux, orgueil de son père, et chef de la famille des Madhous. O fils de Gourou, de ce roi et de Bhadravati ®, princesse de la maison de Vidarbha , naquit le grand Pouroudvvân celui-ci eut pour épouse Ékchwàkî “, et, ami de la vérité **, il la rendit mère de Sâtwata, qui fut le chef de la race illustre et vertueuse des Satwas.

Celui qui apprend l’histoire de la famille du grand Djyâmagha , obtient un grand bonheur et de nombreux enfants.

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