‹ Harivansa, ou, Histoire de la famille de HariChapitre 50 sur 55 · I .. -1» rv 4 meure et action <ie parfumer · texte numérisé non relu

I .. -1» rv 4 meure et action <ie parfumer

el que de la viendra le nom de celle ville Dvâ- ^ ''

mm/i, c'est-à-dire ffeoêe cTuae porfe. On fait en- Le passage qui va suivre se trouve Icx-

core venir ce nom du grand nombre de portes tuellement dans la gui* lecture; Ougraséoa y et d'arcs de triomphe qui décoraient celle cité. lient le même langage.

CENT-DOUZIÈME LECTUEE.

CENT-DOUZIËME LECTURE.

émigrvtios dks habitants ük matholka.

Vèsampâyana dit :

Quelque temps après Crichna, au milieu de l’assemblée des Yâdavas, s’expliqua sur la situation des alfaires. • puissance de Matliourâ, sous

■ l’influence des Yédavas , a pris un accroissement rapide : nous nous « sommes étendus d’ici dans le Vradja, et notre prospérité a soulevé contre

• nous la jalousie de nos voisins. Nous avons vaincu nos ennemis; leur < jalousie s’est changée en haine, et nous avons eu à combattre Djar.tsandha.

• Nous avons sans doute une grande multitude de montures ‘ de guerre, « une infanterie immense, des trésors en pierreries et beaucoup d’alliés; . mais cette pui.ssance de Mathourâ va rencontrer un ennemi qu’elle ne

• pourra vaincre, et dont le destin est de l’anéantir. Cette grandeur que « nous devons à nos armées et à nos alliances touche à sa lin : je prévois la « perte inutile de tous ces innombrables guerriers, de ces fantassins intré-

• pides, et la ruine des habitants. Je pense, chefs Yâdavas, qu’il faut aller . fonder ailleurs une ville nouvelle. C’est un parti pénible, mais néces.saire,

• et cette proposition que je vous fais est la seule qui convienne mainle- . nant à la circonstance et à notre position. •

Tous les Yâdavas s’écrièrent avec enthousiasme : • Prenons le parti que > commandent les circonstances ! » Ils faisaient ensemble ces réflexions :

■ L’ennemi qui vient contre nous ne peut être vaincu, et son armée est . immense. Déjà les rois nous ont fait éprouver de grandes pertes. Cent . ans ne suffiraient pas pour détruire les forces de nos adversaires. Il faut « donc nous retirer devant eux; c’est un acte de prudence. «

Cependant le roi Câlayavana marchait avec son année contre Mathourâ. D’un autre côté Djarâsandba avait rassemblé des forces redoutables, qui s’unirent à celles de Câlayavana dès qu’elles apprirent son arrivée.

' vâAana. Par re mot il làul eiilencire les déphanls et les chevaiii.

IIARIVAXSA.

C'est alors que le héros qui veillait au salut des ^àdavas jugea qu'il était urgent de s’éloigner : • Ce jour, leur dit-il, est de bon augure; par- • tons, acconi|>agnés de l'armée. • Soumis i cet ordre, tous les Yâdavas quittent la ville avec un bruit qui ressemble à celui des flots de la mer. L’avant-garde est conduite par Vasoudéva : c’est là que se trouvent les femmes. Montés sur des éléphants richement caparaçonnés, sur des chars ou des chevaux, au son étourdissant des tambours, ils emmènent leurs biens et leur famille. Ces chars tout brillants d’or, ces éléphants dont on excite l’ardeur, ces chevaux dont le fouet des conducteurs presse le pas, emportent tous les trésors des Vrichnis, qui retournent tristement la tête vers cette ville d’où ils sont exilés. Ensuite venaient les chefs Yâdavas, habiles dans l’art des batailles et formant une arrière-garde commandée par Crichna. Enfin ils arrivèrent dans le pays d’.Yroûpa dépendant des états du roi de Sindhou, pays fertile en plantes de toute espece, en cocotiere ’, en palmiers’, en pouniuhjas en mi^ahalâs^, en kclakis^ et en vignes’. A la vue de ce riant paysage, les Yâdavas firent éclater leurs transports de joie, au.ssi heureux que les dieux peuvent l’être dans le Swarga. Le vaillant Crichna, tout occupé de trouver l’emplacement d’une ville, choisit une terre située entre l’Aroûpa et l’océan ; le sol y était d’une nature rouge et .sahlonncu.se, favorable pour les chevaux et les bêles de somme. On y voyait réuni tout ce qui contribue à l’oniement d’une cité, et Sri ’ elle-même semblait avoir formé cet emplacement, qui recevait de tout côté le vent de la mer, qui avait les flots eux-mêmes pour premier rempart, et qui se trouvait dans le voisinage des villes florissantes du Sindhou A quelque distance et prc.s(|ue à l’entour s’élevait le mont Ilêvata, au large ventre et à la vaste tête. .Antique demeure d’Ecalavya ce lieu fertile en hommes de c(eur et riche en pierres précieuses, avait été longtemps le séjour de plaisance du roi Drona ", qui s’était plu à renibcllir. Crichna résolut d’y fonder

' Ccsl-aHlire la décsac de» richesse* cl de U prospcrilo.

' Ce mol csl le nom du fleuve qu'on appelle aujoiml liiii Sind ou Indus, et du pays qu'il baipiie à son embouchure.

** Il a été question de ce prince dans la xxiiv* lecture, pag. i6i.

“ Drona avait été le précepteur de» Panda-

nâltkèm.

‘ rllÎH "là

* BoiOerm tinctona.

* II^YSoram lagopodioidfi.

* Pandanus otioratnsimut.

’ ÿilvll dritchii.

une ville qui fut nommée Divaravati ”, et qui, par sa forme, ressemblait à un large échiquier. Ainsi les Yâdavas, dés le point du jour, y établissent leur camp, et y fixent leur quartier-général. Ils s’occupent ensuite avec Crichna é consolider ce premier établissement et h construire une ville régulière. C’est ce héros, leur chef et leur conseil habituel, qui donne tous les plans et en dirige l’exécution; et ces familles exilées sont reçues dans Dwâravatî, où elles trouvent bientôt le même bonheur que les dieux trouvent dans le ciel. Voilà comment Crichna, le vainqueur de Késin, en appre-

nant la coalition de Câlayavana et de Dwâravatî

vas , et fut ie chef de Tarnide qui marcha contre eux. Nous avons vu.lect, xx, pag. g5, qu*Ardjouoa, un de ses élèves, lui avait donné le pays d'Ahîtchhatra, qui devait être situé dans la presqu'île occidentale de l'Inde.

" Dwâravatî . appelée aussi Dwâracâ, était dans une Ile au fond du golfe de Cutch. Un tremblement de terre l'a fait disparaître : elle fut submei^ée, â l'époque de la destruction complète des Yâdavas, et Ton crut qu'elle avait été lransj>ortée au ciel avec les êtres divins qui l'avaient habitée.

'* L'imagination du poète a pu orner le récit de cette émigration de quelques détails exagérés, et cependant riiistoire moderne d'Orient a rendu cette histoire vraisemblable. Débit, capitale ordinaire des souverains indiens, s'est trouve plusieurs fois abandonné pour d'autres capitales, et au tumulte des grandes villes a

DJarâsandha, se retira dans la ville de

VU succéder dans ses murs le silence et la solitude. En i338 Mohammed III voulut prendre pour résidence DtN^our dans le DéLan. 11 donna ordre aux babitanU de quitter leurs foyers : femmes, enfanU, vieillard.^, tous avec leurs biens et leurs troupeaux, furent obligés de se mettre en route. Pour donner quelque pompe à celte émigration , le prince fit déraciner des arbres , dont on borda la route en lignes régulières. Son trésor défraya ceux qui n’avaient pas assez de fortune pour faire 1a déftense du voyage. Déogour.qui prit te nom de Dowiatabad ou ville fortunée t fut orné de riches maisons; les murailles furent réparées et entourées d'un large fossé. Sur la colline ou était la citadelle on établit de grands réservoirs d'eau et de beaux jardins. Cependant l'ancienne capitale resta déserte. Dn caprice du souverain avait suHi pour opérer cette révolution.

IIARIVANSA.

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