‹ Harivansa ou Histoire de la famille de Hari ouvrage formant un appendice du Mahabharata et traduit sur l'original sanscritChapitre 15 sur 140 · HA RI VAN SA · texte numérisé non relu

HA RI VAN SA

<le Mahâdcva, et dont les dieux et les Asouras pénitents n’osent approcher, il va de là s’abattre dans une ile du Gange. Pradyoumna s’élance avec rapidité, et s’empare de Bhânoumatî : cependant les deux Crichnas, de leurs flèches acérées repoussent le Dêtya qui, laissant Gocarna au nord, se dirige vers le midi. Ses deux adversaires, portés sur Garouda, le poursuivent avec acharnement, et il va se réfugier à Chatpoura au milieu des siens. Crichna et son compagnon s’établissent à la porte de la caverne, et y passent la nuit.

Cependant le fils de Boukminî s’était rendu, par l’ordre de son père, à Dwàravatî, et , le cœur rempli de joie, avait ramené la fille de Bhânou. Cette mission terminée, il vint à Chatpoura, capitale des Dànavas, où il trouva les deux Crichnas guettant leur ennemi à l’entrée de sa caverne. Les trois guerriers réunirent leurs efforts contre Nicoumbha : ils avaient juré sa mort. Celui-ci bientôt sort de sa retraite et vient les braver : il est lier de sa force et de son courage. Ardjouna, avec les flèches que lance son G&ndîva \ lui ferme le chemin. Nicoumbha lève sa terrible massue, et frappe sur la tète Ardjouna, qui vomit le sang et s'évanouit. Le superbe Asoura poursuit sa victoire, attaque aussi en riant le fils de Roukminî qui se trouvait en avant, disparait soudain, et continue à porter sur la tête de Pradyoumna des coups invisibles qui lui font perdre connaissance.

Govinda, voyant ses deux compagnons ainsi maltraités par le Dêtya, accourt vers lui avec colère, et brandit sa Cômodaki *. Aussitôt ces deux redoutables rivaux s’attaquent en poussant de grands cris. Indra, monté sur l’éléphant Kràvana, vient avec tous les dieux pour contempler le grand combat que vont se livrer ces deux ennemis. Ilrichîkésa , si souvent vainqueur, aperçoit les dieux : son courage s'accroît, et pour leur complaire il veut abattre le DÂnava. Il fait tourner plusieurs fois sa massue, et cherche habilement à frapper son adversaire. Le Dànava,avcc non moins de dextérité, brandit son arme pesante, et suit tous les mouvements de Cricboa :

Iect. cxxxi . note 19 , et iect. cxl et cxli , il en résulte toujours que le Gocarna do cette lecture ne peut être placé dans le Décan. Dan» le Tirntantra on donne Gocamésa pour borne au Mabà* «Muai» du |ct’>lé de l'est. Or le Mob à cos *1» doit correspondre à la province d'Oude. J'ignore s'il v a quelque rapport entre le nom de Gocarna, et relui de la Trivéni appelée Camapraydçja.

1 C’est le nom de l'arc d'Ardjouna. Brahma d'un seul bambou forma trois arc» différent» : de la portion voisine de» racine» , il ût le Pinâca, qu'il donna à Siva; et do reste, le Codanda et le G&ndiva , qu'il remit à Viclmou. Ce dernier arc passa ensuite entre le» main» des deux premiers Rimas , d'Indra et d'Ardjouna.

* Ainsi s’appelle la massue de Crichna.

CENT-QUARANTE-SEPTIÉME LECTURE. 111 ils tournent et retournent tous les deux dans le même cercle, et leurs clameurs retentissent tantôt comme les mugissements de deux taureaux, ou comme les cris de deux éléphants, tantôt comme le glapissement de deux singes se disputant la possession d’une femelle. Enfin avec un bruit égal à celui de huit cloches la massue de Nicoumbha tombe sur Crichna : au même instant celui-ci abaissait aussi la sienne sur la tête de Nicoumbha ; mais, étourdi par le coup qu’il avait reçu, il laisse un moment échapper son arme, il chancèle, il tombe évanoui. Le monde entier, à cet aspect, soutire avec lui. Le roi des dieux, qui voit en cet état le fils de Vasoudéva, le maître de la terre, puise au Gange céleste une eau blanche et parfumée, mêlée d’ambroisie, qu’il répand sur Crichna. Ah! si dans cette circonstance le dieu, maître des Souras, a paru fléchir, cest qu’il l’a bien voulu. Qui peut se flatter de pouvoir, dans le combat, faire chanceler le grand llari? Il a bientôt recouvré ses esprits, et, son tckacra à la main, il défie l’insensé qui déjà triomphe. Nicoumbha ne répond pas à son appel; il emprunte le secours de la magie, et ne laisse aux yeux de Crichna qu’un corps sans mouvement. • 11 se meurt, ou bien il est déjà mort, » se disait Djanârddana , et guerrier il se rappelle son devoir et respecte la dépouille mortelle d’un guerrier 9.

Cependant Pradyoumna et le fils de Countî, revenus de leur évanouissement, accourent près de Nâràyana, et ne doutent pas d’abord de la mort de Nicoumbha. Mais bientôt Pradyoumna, qui connaît l’art de la magie, dit à Crichna : « Mon père, ce n’est pas là Nicoumbha, le traître est loin • d’ici. * A peine il achevait ces mots, que le corps disparaissait. Ardjouna et son maître divin ne purent s’empêcher de rire. Mais voilà que sur la terre , dans le ciel, de tous côtés apparaissent des milliers do Nicoumbhas, qui viennent assaillir et Crichna, et le vaillant Ardjouna, et le héros fils de Roukminî. O prodige! les uns prennent l’arc du fils de Pândou, les autres ses flèches redoutables; quelques-uns le saisissent par les mains, d'autres par les pieds, et l’emportent dans les plaines de l’air. Bien plus, l’image d’Ardjouna prisonnier se multiplie aussi par milliers aux yeux de Crichna et de son fils. Ceux-ci de leurs flèches percent les Nicoumbhas, se gardant bien de frapper l’apparence d’Ardjouna. Mais d’un Nicoumbha que leurs

* La vu* lecture des lois de Manou , si. 91 et auiv., détaille les cas dnn» lesquel* un guerrier duil s'abstenir de frapper son ennemi.

traits atteignent il en naît deux. Cependant Crichna, rempli d'une science divine, qui embrasse le présent, le passé et l’avenir, Crichna, dis-je, ouvre en ce moment cet oeil merveilleux qui voit toujours la vérité : il reconnaît le véritable Nicoumbha , l’auteur de toutes ces créations fantastiques, le ravisseur d’Ardjouna. À la vue de tous les êtres, son bras accoutumé à vaincre les Asouras lance le tchacra qui va trancher la tête de cet insolent ennemi. Le charme cesse : Ardjouna, dégagé de ses liens, descend du haut des airs, et, par l'ordre de Crichna, est reçu dans les bras de Pradyoumna, où il peut enlin respirer librement, tandis que Nicoumbha, comme lui précipité du ciel, tombe à terre : sa tête est séparée du tronc, et il ressemble à l’arbre que la hache vient de séparer de ses racines.

Le dieu vainqueur revint à Dwâravatî avec Ardjouna et Pradyoumna. Il y entra au milieu des démonstrations de la joie la plus vive; il alla saluer avec respect le grand Nârada, le priant de consoler Bhànou. Nârada dit à ce malheureux père: • Illustre Y àda va, ne t’afflige pas. Écoute-moi. Dans les

■ jardins qui ornent le mont Rêva ta, ta fille folâtrait un jour imprudemment; » elle excita la colère du Mouni DourvÛsas l0, qui prononça contre elle une

• imprécation. Cette jeune fille, dit-il, en punition de sa folle gaieté, passera

• dans les bras d'un ennemi. Les autres Mounis et moi nous cherchâmes à « l'apaiser : Pieux solitaire, lui disions-nous, celte vierge ignorante et naïve

• n’a pas voulu vous ofTenser. Comment avez-vous pu la punir par cette hor-

• rible imprécation? Nous vous en supplions, révoque* votre sentence. » Touché par nos prières, Dourvâsas baissa la tète et réfléchit un instant. « Ce que j’ai prononcé, répondit-il, doit s’accomplir. Oui, elle passera dans

• les bras d’un ennemi. Mais son honneur restera sans tache, et elle revien- - dra à son père, pure et vertueuse. Epouse riche et fortunée, mère d’un

■ grand nombre d’enfants, elle sera comme ce jasmin 11 fleuri, et répandra

■ au loin la douce odeur de la sagesse. Ainsi se trouvera ellacé jusqu'au

• souvenir même de ses chagrins. Noble Bhânou, continua Nârada, je vous

• engage à donner l'aimable Bhânoumati au Pândava Sahadéva, jeune héros « plein de foi et de vertu. »

'* Dan* la mythologie indienne, si Nirada est l’aini des plaisirs . Dourvàsas au contraire est toujours enclin à la colère. Aussi le regarde-

t-on comme un avaUre du terrible Si va, dieu de la destruction.

” f*nft

coamâri

En effet Bhànou, suivant le conseil de Nàrada , accorda au fils de Mâdri 13 la main de Bhânoumatî. Le dieu qui lance le tchacra lit venir Sahadéva et le présenta lui-même : le mariage fut célébré, et les deux époux allèrent ensuite habiter leur capitale.

Celui qui, soutenu par la foi, lit Ou écoute le récit de cette victoire de Crichna, s'assure le succès en toutes ses entreprises.

PRÉTENTIONS DE VADJRANABHA.

Djanamédjaya dit :

Pieux Mouni, tu viens de me raconter l’enlèvement de Ëhânoumatî et la victoire de Késava; tu m’as décrit les jeux des Tclihâlikyas, la demeure des dieux, et les divertissements presque divins des illustres Vrichnis sur la mer. Dans le récit de la mort de Nicotimhha, tu mas parlé de celle de Vadjranâbha. Aurais-tu la bonté de me la raconter?

Vêsampâyana dit :

Oui, je vais te dire la mort de Vadjranâbha, et la victoire de Pradyoumna et de Sâmba. O üls de Bharata, un Àsoura puissant dans les combats, nommé Vadjranâbha. se livra aux exercices de la pénitence sur le sommet du mont Mérou. L'aïeul du monde, Brahma, touché de sa piété, lui accorda le choix d’une grâce particulière : «Je veux, demanda ce Dânava, que les ■ Dévas ne puissent me donner la mort; que la ville de Vadjrapoura soit

• brillante de toute espèce de pierres précieuses; qu'on n’y puisse arriver

• que par le domaine du dieu de Pair qu’enfin les désirs 3 s’y trouvent

Piadou avait eu deux femme* . Coiiuü et Mâdri. Celle-ci lui donna deux rtifanU, Nacouia et Sahndévn.

* CW, comme nous l avons déjà vu plusieurs fuis, une manière poétique de désigner

un pays de montagnes ou il n'est possible d'arriver que par des routes escarpées, et telles que l'oiseau seûl semble pouvoir s'y élever.

* Cette phrase ne peut avoir en français le sens amphibologique qu'elle a en sanscrit. Le

■ satisfaits, sans qu’on y pense; que ma capitale soit composée de faubourgs « magnifiques, de larges rues \ et entourée d’un territoire immense. • Le vœu de Vadjranàbha fut exaucé : établi dans la ville de Vadjrapoura, il vit accourir en foule auprès de lui les Àsouras qui habitèrent les faubourgs agréables, et couvrirent les rues de cette riche cite. Ils y apportèrent l'amour des plaisirs et en même temps leur vieille haine pour le roi des dieux.

Vadjranàbha, gâté par la fortune et fier des privilèges accordés par Brahma et à sa ville et à lui-même, conçut le projet de soumettre le monde. 11 apparut un jour dans le Dévaloca \ et dit au grand Indra ; « Vainqueur de « Pâca, je veux réunir les trois mondes sous ma domination. Ainsi, maître « des dieux, il faut me reconnaître pour souverain, ou me faire la guerre.

■ Tous les enfants de Casyapa ont des droits égaux sur la terre. • Indra se consulta avec Vrihaspati , et répondit ensuite à Vadjranàbha : • I-c Mouni

• Casyapa, notre père commun5, est occupé d’un sacrifice. Une fois qu’il

• sera libre de ce soin, il fera lui-même ce qu’il jugera convenable. *

Le Dânava se rendit auprès de Casyapa son père, et lui rapporta le discours d’Indra. Casyapa lui répondit : • Oui, quand le sacrifice sera achevé, « je ferai ce qui sera convenable. En attendant, mon fils, retourne à Vadjra-

■ poura, et reste tranquille. * Il dit, et Vadjranàbha reprit le chemin de sa capitale.

De son côté, Indra s'était transporté dans la ville de Dwàravatî entourée comme d’une guirlande de portes; il se présenta en secret devant le fils de Vasoudéva, ci lui fit part des prétentions de Vadjranàbha. Djanârddana lui dit : « Roi des dieux, le fils de Soûra * est occupé du grand sacrifice du

mol tttrir est exprimé par le mot cm ma.

qui signifie également umoar et le dira d‘ amour. Vadjranâblm demande que tous les dèsin soient

..[Ufdb, -T,F|RI*[wfrI ;

mois l'oracle

trompeur lui accorde que les amtmrs seront satisfaits, En effet, l'Amour va tout à l’heure perdre Vadjrapoura-, et cel Amour, c'eut le fils de Criclma, lYodyoumna qui n'est autre que Càma. l'Amour régénéré.

1 J'ai traduit ainsi le mot Aunrdàa,

pour lequel le dictionnaire ne me donne aucun

sens convenable. U me semble qu’en traduisant ce mot par coitrecfio, on peut arriver à la signification que je lui ai donnée. veut dire

route, chemin : doit être la voie par la-

quelle se font les transports . les charrois , ronvectionet.

* Séjour des dieux.

* Indra ci Vudjranâhha sont enfants de Casynpn , et (ils l’un d’Adili, l’autre de Danon. Voycx tom. 1, uf lect. pag. 1 8 et ao.

* C'est 'à-dire Vasoudéva.

« cheval. Quand ce sacrifice sera terminé, je saurai bien abattre Vadjra-

• nâbha. Mais d'abord avisons ensemble au moyen de pénétrer chez lui

■ car on n’y peut entrer que par le domaine du dieu de l’air. • Alors Crichna reçut Indra avec les honneurs qui lui étaient dus, et durant tout le temps qu’exigea la célébration du sacrifice de Vasoudéva, le souverain des dieux et son illustre protecteur réfléchirent au moyen de forcer l’entrée des états de Vadjranâbha.

Pendant les fêtes données à l'occasion de ce sacrifice, un acteur (na/a) nommé Bhadra charma les Mounis assemblés par son adresse et sa légèreté. Ceux-ci lui laissèrent le choix d’une récompense particulière. Bhadra, fier comme le roi des dieux, à l'instigation de Crichua et d’Indra, et inspiré d’ailleurs par Saraswatî \ salua les Mounis, et exprima ainsi ses désirs :

• Je veux, dit-il, être dans le cas de mériter l’estime de tous les Brah- « mânes, et pouvoir planer sur les sept régions de la terre, possédant le

• privilège de traverser les airs, et toujours distingué par mes talents : je

• veux qu’aucun être, animé ou inanimé, ne puisse me donner la moti,

■ que la maladie ou la vieillesse n'ait aucune prise sur moi, que, quelle que

■ soit la personne dont j’emprunte le costume, quelle que soit la substance

• vivante, morte ou même végétale, que je cherche A imiter, il me soit

■ permis d’en représenter l’exacte ressemblance, et qu’enfin les Mounis « et les autres spectateurs se trouvent toujours satisfaits de mon jeu. » » Ainsi soit fait ! • dirent les Brahmanes au danseur, et depuis lors Bhadra , semblable à un dieu, parcourt les sept duipas , visite les villes des rois Dànavas, de l’Outtacourou h passe dans le Bhadrâswa, dans le Kctoumâla ou !a région d’Yama, et, quand un sacrifice se célèbre dans la ville des davas, à Dvvâravati, il accourt avec empressement pour y déployer ses talents. C’est ainsi que, par la faveur des Mounis, il est devenu citoyen du monde entier ®.

Cependant le roi des Souras, Indra, se mit à flatter ces génies ailés, habitants du Dévaloca, et portant la forme de cygnes aux jambes noires '• :

’ Sftrasv.au est U déesse de l'instruction et de I éloquence. représentée quelquefois par une plume, un encrier et un livre. C'est à elle qu o« attribue l’invention de la langue souscrite et des lettres dévan&garies.

* Voyez lecture exuu . note 7. A la place du

Djamboudwlpa, on met ici la contrée d'Yama, qui est le midi.

* ri KH) ' bctuuinth " (>a oiseaux célestes portent le nom de hanta , et le poète leur donne l'épithéte de dhâr-

0 vous, leur dit-il, qui êtes nies frères, et enfants de Gasyapa comme moi oiseaux divins, qui prêter, aux dieux et aux saints le secours de vos ailes, le ciel est menacé, et je réclame vos services contre mes ennemis. Agissez; et, fidèles aux ordres de votre roi, vous n’avez ni imprécation, ni châtiment à craindre. Les routes vous sont ouvertes de tout côté, et vous pouvez, par un chemin qui est interdit aux autres, arriver dans la ville de Vadjranâbha : il vous est facile de vous abattre sur les étangs qui ornent les jardins de son gynécée. Ce prince a une fille qui par sa beauté est la perle des trois mondes. On la nomme Prabkâvati , parce qu’elle brille comme l’astre des nuits. Sa mère, dit-on, a obtenu pour elle de la déesse Mabâdévi, fille d'Himâlaya, une faveur particulière, qui consiste à pouvoir, libre et indépendante de l’autorité de ses parents, choisir l’époux qui lui conviendra. Je vous recoin mande de lui vanter les qualités du grand Pradyoumna , sa piété, sa naissance, sa beauté, ses vertus, sa jeunesse. Nobles génies, quand vous verrez la fille de Vadjranâbha prévenue en faveur de votre protégé, ayez soin de lui rappeler le privilège que lui a donné Fàrwatî : avec l’habileté dont vous êtes susceptibles, préparez adroitement toutes les voies à Pradyoumna. Regards caressants, langage flatteur, ne négligez rien : faites de Pradyoumna un éloge tel que i'ime de Prabhâvati en soit profondément atteinte. Vous me tiendrez chaque jour au courant de vos progrès, et vous vous mettrez aussi en communication avec Grichna, mon jeune frère. Que vos efforts ne se ralentissent que lorsque Pradyoumna se verra l’heureux vainqueur de la fille de Vadjranâbha. Ces Dànavas, fiers de la faveur de Bralunâ, ne peuvent succomber sous la main des dieux : c’est aux enfants de ces dieux, cest à Pradyoumna et à ses compagnons d’armes qu’est réservé l’honneur de les abattre. Ce héros et les autres Yâdavas, destinés à frapper Vadjranâbha, arriveront à la faveur du privilège accordé à l’acteur Bhadra, et sous le vêtement de comédiens. Voilà ce que vous aurez à faire : vous y ajouterez

laréchtra. Le harua est in monture de Brahroâ et de Sarasw ntl ; cet oiseau est l'oie ou ie cygne. Au reste . on le distingue eu trois espèces : i* le rtUja hansa , dont le corps est d'un blanc débit . le bec et les pattes d’un rouge foncé; c'est le phenicoptérc ou flamant , a° le maJJifâicha haïu'i . avec un bec et des patte» bruises. 3* le

dhdrtaràchtra hanta, avec le bec et le» patte» noires; c'est le cygne d'Europe. L’histoire de VadjrauAbha a été mise sur b scene indienne, et l'on y voit ces merveilleux oiseaux. La piei e est en sept actes et porte le litre de Pradyonmna vidjaya. Voyei l'ouvrage de M. Wilson.

“ Voycs b lecture ni, png. ai-

« ce que votre sagesse vous suggérera. C’est vous qui aurez. préj>aré notre • succès, officieux génies. Les Dévas, dit-on, ne peuvent entrer à Vadjra- « pmna, mais Vadjranibha leur en ouvrira les portes. •

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