‹ Harivansa ou Histoire de la famille de Hari ouvrage formant un appendice du Mahabharata et traduit sur l'original sanscritChapitre 16 sur 140 · ARRIVÉE DES COMÉDIENS · texte numérisé non relu

ARRIVÉE DES COMÉDIENS

Yêsampâyana dit :

Les cygnes, après avoir entendu les paroles d’Indra, se rendirent à Vadjrapoura par le chemin qui leur est naturel, et descendirent sur des lacs charmants, couverts de fleurs de lotus tendres et dorées; ils firent retentir ces lieux de leur voix harmonieuse. Leurs manières élégantes et polie* excitèrent d'abord l’étonnement. Sur la demande de Yadjranâbha lui-même, ils se transportèrent sur les étangs du gynécée, et par la douceur de leurs accents charmèrent toutes les oreilles. Le Détya dit à ces oiseaux célestes: « Chantres divins et harmonieux, vous arrivez, dans un moment propice;

• nous sommes en fête. Venez, ce palais est à vous, vous pouvez entrer

• avec confiance. » Ainsi parlait Vadjranâbha; les cygnes se rendent à son invitation, et, jaloux de répondre à la confiance d'Indra, ils entrent dans le palais du roi des Dânavas. Ce sont bientôt des amis qu’on accueille avec plaisir; et comme ils parlent aussi la langue humaine, ils racontent des histoires agréables. Les femmes surtout s'assemblent autour d’eux, écoutant avec intérêt ces récits qui rappellent la gloire des enfants de Casyapa.

Cependant la fille de Yadjranâbha, la belle Prabhâvati, au visage riant, à la taille élancée, se promenait à l’écart. Les cygnes l'aperçoivent, et s’approchent pour lier connaissance avec elle. L’un d’eux, Soutchimoukhi, par le charme de sa conversation, s’insinue peu à peu dans les bonnes grâces, enfin dans la confiance et l’amitié de la jeune princesse. 11 l'amusait par mille récits variés; il lui dit un jour : • Charmante Prabhâvati, vous êtes

• ce qu’on peut voir de plus aimable dans les trois mondes. Je ne sais rien

• de comparable À vos attraits et à vos qualités. Mais, à ma belle amie.

Page 1