‹ Harivansa ou Histoire de la famille de Hari ouvrage formant un appendice du Mahabharata et traduit sur l'original sanscritChapitre 27 sur 140 · SOMMAIRE DES EXPLOITS DE CRICIUHA · texte numérisé non relu

SOMMAIRE DES EXPLOITS DE CRICIUHA

Djanamcdjaya dit :

Vertueux Brahmane , je désire encore t’entendre parler des œuvres immortelles du sage Crichna. On cite de lui bien d'autres faits miraculeux et divins. Continue à me raconter quelques-unes de ces aventures merveilleuses que j'ai tant de plaisir à ccoutcr, et dont le récit purifie mon âme.

Vésampâyana reprit :

Les œuvres admirables du grand Crichna sont innombrables. Jen rappellerai bien quelques-unes, mais il me serait impossible d’en parcourir la longue série. Je me contenterai de te présenter un sommaire des actions du fameux et tout-puissant Vichnou. Ecoute, à roi, ces indications que je vais te donner.

Crichna, établi àDwâravat», renversa les trônes de plusieurs rois puissants. Un Dânava, maître de la ville de Prâgdjyoticha, ayant osé se mettre en état d’hostilité contre les Yûdavas, périt sous le tchacra de ce héros. Naraca expira au milieu de la mer *. Indra lui-méme fut vaincu et obligé de céder le Pàridjàta 8. Le dieu Varouna fut défait près du lac Lohita \ Le

1 L'Iâistoire de Naraca se trouve dan» la exx* * Voyez la cxxxu* lecture-

lecture. mais il n'y est pas fait mention de cette 1 La eux* lecture appelle cet endroit Lohi-

demière circonstance; on dit au contraire qu’il tacodta, c'est-a-dire le Pic rouge. Voyez lecture

mourut eu défendant Prâgdjyotkha. cutxxv.

roi de Câroucha, Dantavaktra, fut tué dans le midi. Sisoupàla, après avoir comblé la mesure de ses méfaits, trouva enfin ja mort. Criclina, se rendant à Sonitapoura, que protégeait Siva, y combattit le vaillant fils de Bali, Hâna, fier de scs mille bras, le vainquit et lui laissa la vie 4. Par lui furent éteints les feux de la montagne enflammée 5; Sàlwa fut vaincu et Sôbha terrassé Ce généreux guerrier a soumis la mer et conquis le Pântchadjanya 7 ; il a donné la mort à Hayagrîva 8 et à d’autres princes remplis de courage. Après le trépas de Djarâsandha, les princes prisonniers furent délivrés Crichna a repoussé les rois qui attaquaient le char de la fille de Gândhâra et il a enlevé cette princesse lft. Il a relevé le courage des Pândavas chassés de leur royaume , et il est devenu leur protecteur. La terrible forêt de Khândava consacrée à Indra ayant été brûlée u, et l’arc Gàndiva, donné par Agni, cédé à Àrdjouna la, Crichna est devenu le médiateur dans cette terrible querelle. Par lui la race d’Yadou a prospéré. 11 a accompli la promesse qu’il avait faite à Counti, mère des Pândavas, de sauver son fils des dangers de la guerre de Bharata. L’illustre Nriga a été affranchi de l’effet de l’imprécation lancée contre lui l3. Le fameux Câlayavana a péri , victime de son imprudence u : deux singes puissants et terribles dans les combats , Mènda et Dwivida IS, ont été vaincus, ainsi que Djâmbavàn w. Le fils de Sândîpani 11 et ton propre père u, descendus au séjour de Vêvaswata ”, ont été

* L'histoire de BAna sera racontée dan* U lecture cuuii et les suivantes.

‘ Ceci est une circonstance de l'histoire de BAna. Voyez lecture clxxvii.

* Voyez lecture cxlvi , note 18.

’ Voyez lecture lxxxix, tom. I, psg. 38o.

1 Voyez lecture exx, ton». I, pag. 517-

' Djaràsamlha fut tué par Bliima, l'un de* Pândavas ; Crichna délivra les princes que ce roi avait enfermé* dans une caverne. Ce fait est raconté dans le u* chant du MahibhAraUi.

* Voyez lecture cxlvi, note a 1 -

u Voyez lecture cxxvn, note a.

" Voyez lecture cxlvii , note 7.

“ Nriga ezt le nom que quelques auteurs donnent & l’un des fils du Manou Vêvaswata , autrement appelé Srdddhadéva. Cependant la x* lect., tom l , pag. 5a , n'en parie pas. J'ignore

ensuite à quelle imprécation ce passage peut faire allusion. Ne serait-ce pas plutôt le roi Nahoucha, qui, muudit par Agastya, fut condamné à rester serpent jusqu'à l'époque des Pândavas ?

* Voyez lecture cxm , tom. I , pag. 48a.

“ Ce fait appartient plutôt à l'histoire de Hâma-tchandra. Ces singes notaient sans doute que des peuples sauvages , habitants des tais.

“ Djâmbavàn est représenté comme un ours qui combattit Criclina; il fut vaincu par ce dieu, qui épousa DjAmbavati, sa fille- Voyez lecture xxxvm, tom.I, pag. 17t.

11 Voyez lecture lxxxix. tom. 1, pag. 38o.

" Djanamédjaya était Gis de ParÜdiit, lequel avait été tué dans le sein même de sa roere , et fut rendu à la vie par Crichna.

** C'est-à-dire d’ Varna , fils de Vivaswân.

bals épouvantables qu’il soutint pour sauver le inonde des fureurs de Naraca, et la mort de tous ces rois que, sous cette forme de Crichna, ce dieu a glorieusement vaincus. O Djanamèdjaya, tu dois te rappeler ces merveilleux récits.

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