I.Æ fils de Souta reprend
Le fils de Parikchit eut de Câsyâ deux fils, Tchandrâpîda , qui fut roi , et Soûryàpîda, qui connut la science du salut. Tchandrâpîda donna le jour à cent enfants, tous excellents archers : ce sont les Kchatriyas connus dans le monde sous le nom de Djânamédjayas. L’aîné fut roi dans la ville de Vâranasa 2 : c'était Satyacarna, prince aimant les sacrifices cl magnifique en présents. 11 eut pour fils le généreux Svvélacaraa, qui, se trouvant sans enfants, se retira -dans un bois pour s’y livrer aux exercices de la pénitence Ut il obtint que sa femme devint enceinte : or sa femme, c’était la belle Mâlini , fille de Soutchûrou , de la famille d’Vadou. Les frères de cette princesse étaient pour elle comme une espèce de guirlande (md/d), et de là lui était venu son nom. Svvétacarna, certain d’avoir un héritier, retourna à la forêt pour y poursuivre le grand voyage qu’il avait commencé. Mâlini voulut l’y suivre; mais sur la route elle accoucha dans un bois d'un enfant, qui fut nommé lUidjivalotchana ; pieuse envers son mari, comme autrefois
1 l^e lexle ne cite pn» le Mnliâbhàrala : il cm fier ai» îirne qui fait frtmr de plaisir ou de terreur
plaie le niai lomaharrhana , qui me pnndt signi 1 Vovei Uxi ci-xvi , note » .
Dropadi envers ses cinq époux, elle laissa son fils pour aller rejoindre Swétacama. Le pauvre enfant, abandonné sur une colline, se mit à pleurer; et, prenant pitié de lui, des nuages vinrent miraculeusement l'allaiter '. Deux fils de Sravichtkâ, Pêppalâdi etCôlica, en le voyant, furent touchés de compassion et l'emportèrent. Us voulurent purifier dans l'eau ses flancs meurtris par les pointes des rochers, et tout sanglants, et ils les en retirèrent noirs comme la peau de certaines chèvres * : circonstance qui ht donner a cet enfant, par ses deux tuteurs, le surnom d'Adjapdrswa s. Introduit par eux dans le palais de Vémaca, il y fut élevé, et adopté plus tard par la femme de ce prince. C'est ainsi qu’il devint le fds de Vémakî. et fami de deux Brahmanes.
Les enfants et les petits-enfants de ces rois leur ressemblèrent. Toute cette famille de Pândavas, Issue de Pourou, fut illustre et prédominante. Elle justifia l'oracle prononcé par Yayâti, fils de Nahoucha, lorsque la vieillesse vint mûrir sa raison ; « \j\ terre, avait-il dit, peut bien se passer ■ de lune, de soleil et d'étoiles, mais elle ne sera jamais sans Pôravas. »