‹ Harivansa ou Histoire de la famille de Hari ouvrage formant un appendice du Mahabharata et traduit sur l'original sanscritChapitre 47 sur 140 · CENT-QUATRE-VINGT-DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CENT-QUATRE-VINGT-DOUZIÈME

LECTURE

REPENTIR DE DJANAMEDJAYA.

Le fils de Soüta continue :

Ce discoure de Viswâvasoii réconcilia le roi avec Vapouchtamâ : Djanamcdjaya reconnut qu’il l’avait soupçonnée à tort , et répare les effets de son injuste colère. Revenu de ses préventions et soigneux de sa propre gloire, il lit publier la chose dans son royaume : lidèle aux règles du devoir, et heureux de ce dénomment, il chercha par son amour à consoler Vapouclitamà. 11 rendit aussi aux Brahmanes les honneurs qu'ils méritaient ; il continua à déployer sa générosité par des présents, sa piété par des sacrifices. Il protégea ses sujets par son courage, et ne pensa jamais à faire aucun reproche à Vapouchtamâ. Il reconnut la vérité de ce que lui avait annoncé le grand pénitent , l’illustre VyAsa , sur l’impossibilité de lutter contre la destinée, et toute sa colère se trouva épuisée.

L’homme qui lit ce grand poème du fameux Richi 1 sera un jour le plus honoré des mortels : il obtiendra une vie heureuse, et, ce qui est encore plus difficile, il recueillera tous les fruits de la science. Celui qui

rite. présentent h leur» femmes les offrandes destinées à la dresse : quelques-uns veulent même qu’elles soient nue* pétulant le* sacrifices.

1 Ce poème , comme on l'a vu dans la ir* lecture, est attribué à VyAsa. D fait partie du Mah r blxtrnla , appelé mahiiciivyu ou grand poème.

* J* ai rendu ainsi le mot composé gpsn- J'ai pensé que lo mot tri indiquait ici non la richesse, mais la déesse elle-même qui présidait uu bonheur et à l'opulence ; et en effet , il y a des sectes indiennes qui adressent aux femmes une espèce de culte. L« Vécltnavas, qui joignent à l'adoration de Crichna celle de Ràdbi sa favo-

CENT-QUATRE-VINGT-DOUZIÈME LECTURE. 289 lira cette justification d’Indra se trouvera délivré du péché : il verra tous ses désirs comblés , et jouira d’un long bonheur. Comme les arbres produisent d’abord des fleurs, comme de ces fleurs proviennent des fruits qui plus tard donneront naissance à d'autres arbres , de même les paroles du grand Richi sont pour les mortels la source d’un bonheur qui va toujours croissant. L’homme privé d’enfants devient père d’une charmante famille : l’homme déchu recouvre sa première dignité. Les uns sont délivrés de leurs maladies , ou d’esclavage ; les autres obtiennent que leurs sacrifices soient exempts de toute souillure. La jeune vierge qui prête l’oreille aux récits de l’illustre Mouni épouse un homme vertueux, et donne le jour à des enfants doués d’excellentes qualités, remplis de force et vainqueurs de leurs ennemis. I-a lecture de ce poème procurera au Kchatriya la domina* lion sur la terre , la possession de richesses immenses et la victoire sur ses rivaux; au Vêsya, une brillante fortune; au Soudra, l'assurance d’arriver à une condition meilleure. Le Brahmane 3 qui lit cette histoire des anciens héros acquerra la science : il se trouvera délivré de tout mal, son esprit sera éclairé, son âme dégagée de passion, et il traversera heureusement cette terre.

Et vous, qui dans les cercles composés de Dwidjas, rappelez en votre mémoire ces récits que vous leur racontez , persistez dans vos fermes et saintes résolutions, et le bonheur vous suivra partout dans ce monde.

O Sônaea, je t’ai exposé d’une manière sommaire ce qu’avaient fait nos anciens héros, je t’ai répété les récits d’un vénérable Richi 5, que désires-tu encore que je le dise ?

’ idchthM : ainsi porte le texte. Le

dictionnaire ne donne que J 'rf , J néchthicah, et dit que c'est un Brahmane qui continue à demeurer uvec son précepteur spirituel.

1 Ce Hichi est sans doute YésampAyana que Sôii ou le fils de Soùtn a introduit comme inter-

locuteur des la î™ lecture. Il y a ici quelque lacune , car dans la lecture suivante. Djanamédjaya et Vésampèyana vont reprendre la parole, sans aucune transition. Sôti termine la lecture présente par une question à laquelle il n'est pu répondu.

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