‹ Harivansa ou Histoire de la famille de Hari ouvrage formant un appendice du Mahabharata et traduit sur l'original sanscritChapitre 59 sur 140 · COMBAT DE VICHNOU CONTRE MADHOU · texte numérisé non relu

COMBAT DE VICHNOU CONTRE MADHOU

Le robuste Dêtya1, Madhou, puissant par la terreur, enchaîna sur la montagne le grand Indra. Suivant les conseils et les indications de Prahlâda, et, pour son malheur, possédé du désir d’usurper la domination du roi des dieux, il osa porter la rnain sur lui, l’attacha parle milieu du corps de chaînes de fer fortes et pesantes, et le serra de cette étreinte douloureuse. Alors Vichnou .

1 1* li cteur me pardonnera-t-il de lui confier une idée folle qui m'a quelquefois occupé ) En pensant aux combats livrés A Vichnou pnr un antique personnage, nommé Madhon, j'ni involontairement rapproclié ce mot du nom des

Modes, et je me suis demandé si la mythologie n'aurait pas dc-figuré la tradiLion de quelques ancien' démêlés des Indiens avec ce peuple. Au reste, voyci la cxcjxc lecture, où la mémo légende est racontée avec quelques variantes.

chef des Dévas, expérimenté dans l’art des combats, défia ce superbe adversaire, et, entouré des différents ordres de dieux, il descendit dans l’arène où règne la mort. D’autres enfants de Casyapa, ranges sous la bannière de Madhou *, coururent aussi au combat en brandissant de larges massues. .Cependant les Gandharvas et les Kinnaras, musiciens habiles, chanteurs agréables, préludaient à la bataille par des chants, des ris et des danses. Le son des cordes harmonieuses de leurs instruments trouble l'âme agitée de Madhou. ta mission que Vichnou a confiée aux Gandharvas est d’abattre les forces de son ennemi en amollissant son cœur; et ces divins génies la remplissent avec empressement. À la vue des deux partis retenus en présence l’un de l’autro, ils chantent. Mais bientôt Vichnou, avec l’œil de Vyoga, a vu l’effet produit sur l’esprit de Madhou. Il se rend secrètement sur le Mandara, pareil au feu qui brûle mystérieusement au sein des arbres. Cependant les Kichis, l’esprit brûlant et le cœur troublé, vont saluer le père commun des êtres, et disparaissent.

Madhou, transporté de colère et l’œil aussi jaune que le miel5, commence par pousser son bras contre la tempe de Vichnou; mais celui-ci n’a pas perdu l’équilibre, et de son côté le frappe à la poitrine. Le Détya tombe sur ses genoux, et vomit le sang. Son adversaire ne veut pas profiter de sa chute pour redoubler ses coups, trop certain de sa force et de son habileté. Madhou se relève, semblable au large étendard d’Indra •; il ne se possède plus de colère, et son regard est flamboyant. Les deux rivaux se provoquent mutuellement par des mots piquants, et continuent le combat avec une ardeur nouvelle. Tous deux ont un bras vigoureux, tous deux sont également habiles dans l’art de la guerre, éprouvés par la pénitence et puissants en vertu. Ils se heurtent avec violence, ils se choquent comme deux montagnes qui viendraient, les ailes étendues5, à se rencontrer dans l’air. Ils luttent sur le sol, se déchirant mutuellement de leurs ongles, tels que deux éléphants qui s’attaquent avec leurs défenses. Leur visage est inondé du sang qui coule de leurs blessures, pareil à ces veines d’or qui brillent à la lin de

* Vnypjc tnm. I, la lecture ni, où il est dit que Gnvapn èUiil aussi le père de» Dttyu et des Dénavas, les ennemis des dieux.

* L'auteur a sans doute voulu jouer sur le mol maifhou, qui signiüe aussi mie/.

* indntiVtwaJja. L’étendard d’Indra est l'éléphant Kràvata.

* Nous avons déjà vu que, suivant les In* diens , les montagnes dans l’origine avaient des ailes.

Tété sur le flanc des rochers. Tout couverts d'une sueur sanglante, épuisés de fatigue , ils tracent avec leurs pieds de larges sillons sur la terre. Eniin ces deux héros se portent des coups répétés, et ressemblent à deux oiseaux0 qui battent des ailes en se disputant leur proie. Tous les êtres, au ciel et sur la terre \ ont entendu le bruit de ce terrible débat. Alors les Siddhas, avec leur talent accoutumé, avec toute la force de la vérité, élèvent la voix pour célébrer les louanges de Vichnou :

- En toi nous voyons un grand corps formé des éléments et uni A la

• pensée : tu es l’être simple revêtu de sens, l’être actif soumis à la naissance

• et toujours éternel. Quand la création périt, tu ne meurs pas; quand elle

• renaît, atome impérissable, tu te couvres de mille formes diverses. Tu

• donnes dans les trois mondes l'éveil à la nature , inspirant aux êtres le » désir de se reproduire. Orné de formes agréables et variées, tu parcours

- ces mondes sans rien perdre de ta liberté. Tu animes le corps humain, et

• le soutiens dans ses opérations. Esprit de Y yoga sacré et du 'serpent mysté-

• rieux, maître des dieux, c’est toi qui portes la terre; tu es isvvara en qui

• réside cet univers issu de Brahma , ce grand tout composé de ton souille et

• de l'immortel atome.

■ Par toi les Brahmanes sont prêtres, les Kchatriyas guerriers , les Vêsyas

• marchands , les Soûdras serviteurs; par toi les vaches donnent un lait pur, « les chevaux servent de victimes dans les sacrifices *, les Pitris reçoivent

• l’offrande de nourritures brûlantes9 et les dieux l'oblation du beurre.

• Par le moyen des sept ordres de Pitris éternels et bien distincts, tu conserves

• les trois mondes. Ame éternelle du soleil et de la lune, image du grand

• T ad 10 , esprit animant la matière (niyata) et sc manifestant par son énergie

• dans tout ce qui est visible ou invisible, par toi, trois ordres de Pitris entretiennent l'astre du jour, les quatre autres augmentent le disque de la

- lune; par toi, tous ces ordres de Pitris, et les Siddhas qui forment un ordre ■ de plus qu'on ajoute aux quatre derniers, sont admis à l'offrande des pin- » dus n; en toi sont les devoirs des uns et des autres, ô seigneur éternel, divin ,

d’OmrAnwpd» que l’on donne au* Pilris. Voyci lois de Manou, lect. III, si. 337. Quant au* sept outres de Pitris, voyez tom. I, lect xvm, i'»g- 80.

M Voyez. Bhagavad gilà, lect. xvn.

11 Voyez tom. I , pag. 74 , note 3.

* J*ai rendu ainsi le mot polaaga , qui se dit aussi de* sauterelles,

T J’ai donné ce sens au mot poackcara.

* L'auteur fait allusion à Y asuamtdha.

' 3*ztiïï oaeh nutna : de là vient le surnom

« source immortelle d'où provient à jamais Brahmâ. De toi l’air et le feu

• tirent leur force. Tu prenais une part active à l'œuvre du créateur, quand,

• à la Gn des âges, arrivé au comble de la perfection, il reproduisait ce

• monde , tout resplendissant du feu de ses rayons.

« Ame vivifiante et cachée, aux jours appelés Parwasandhi 13 et Amdvasl w,

• tu parcours le monde humain avec les Richis dont l’éclat ressemble à celui

• du soleil, de la lune et des Vasous. Tu empêches que le sacriGce soit stérile

• et sans effet. Cause première, tu veilles au maintien de l’ordre établi. Tu

• existes aussi dans les arbres et dans les plantes. La terre te porte dans ses « flancs, et t’enfante comme son nourrisson, toi le souverain des êtres, toi « l'essence de tout ce qui existe. Tout ce qui frappe nos yeux, tout ce qui « flatte nos sens ici-bas, c’est toi. Tu es l’œuvre éternelle et toujours variée -> du créateur, l’holocauste perpétuel des dieux, la parole de la prière, le

• sacriüce de l’esprit habitant au milieu des hommes, la double voie tracée

- dans le ciel, la lune et le soleil, Tchandramas 14 , char des Pitris11, Sourya,

■ char des dieux. Diversifiant tes formes, tu remplis l’univers de ta divine

■ magic. Créateur universel, tu es la source de l’existence pour la vie future. «Être unique, principe fécond, antique Virâdj 18 , indestructible, incom- «mcnsurablc, indépendant, absolu. Veux-tu naître et prendre une forme? « Sous l’enveloppe lumineuse de l’air, tu voles cl traverses le ciel. Enfin, « que tu formes les éléments des êtres, ou que tu les fasses disparaître au «sein du ntrvdna 17 , soit que tu retires à toi la création ou que tu la dé-

• truises, que tu supportes l’univers, que tu sièges dans l’œil du ciel 14 , ou

- que tu circules par toute la nature, dans ces sept états divers, c’est toi qui

• subsistes constamment; c’est toi qui de ton inépuisable énergie remplis

■ ce monde que tu contiens. •

Ainsi parlaient ces saints Mounis, purs de tout péché, justes dans leurs œuvres, exempts de passions et vainqueurs de leurs sens. Excité par les louanges des Siddhas, Hari imagine une vaste forme, distinguée par une

“ La lune est le séjour d’une certaine classe de Pilris.

M Vo ytt ton». I, leeL i, pag. 7.

n Ktat de Pétrc dégagé de la matière.

11 Le moment où la pleine lune subit son premier changement, la transition du quinzième jour d'un demi-mois au premier du demi-mois suivant.

" Jour de la nouvelle lune.

" Nom du dieu de la lune.

3 Uk HARIVANSÀ.

tête de cheval **. Il prend une figure composée des Vèdcs et de tous les dieux; il porte Mahâdéva sur son front, Brahmâ dans son cœur; les rayons d’Àditya sont ses cheveux; le soleil et la lune, ses deux yeux; les Vasous et les Sâdhyas, ses deux jambes; les dieux, les jointures de ses membres; Agni, sa langue; Saraswati.son langage; les Marouts, ses genoux. Après s’êtrc formé ce corps miraculeux , objet de l'admiration des Souras, Ilari, les yeux étincelants de lumière, foula aux pieds l’Àsoura. La terre fut toute couverte de la moelle (mèdas) de Madliou, et parut semblable à une femme qui se parc, dans l'automne, d’un vêtement rouge. Cette circonstance a fait donner à la terre le surnom de Mcdini 'J0, surnom que des milliers d’Asouras lui ont imposé.

FORMATION DU SATYALOCA.

YêsampAyana dit :

En voyant tomber Madliou dans le Pouchcara , tous les êtres sont comblés de joie ; ils chantent, ils dansent avec transport. Cependant la montagne aux beaux coteaux 1 brille d’un éclat nouveau, et semble caresser le ciel de ses nombreuses cimes dorées. Ses hautes collines avec leurs veines métalliques ressemblent à des nuages sillonnés par l'éclair. La poussière que le vent de ses ailes soulève au-dessus de son front apparaît à l'œil comme un immense toit de vapeurs. C’est ainsi que le Mérou porte vers le ciel sa tète environnée de nuages, cl colorée par les reflets de l’or qui le recouvre *. Le mouvement de ses ailes agite les arbres, et dans sa course à travers les airs5 il épouvante les oiseaux.

* V oyez Ou]Uiél]ial, Un». I, pag. 99. mol htmaparwata, lequel signifia montagne i for.

* Voyez tom I, iecL lii. pag. a4i 1 Indra, dit-on, fil la guerre aux montagnes,

1 Voyez lect. ccvm, noie 17. qui jadis avaient la faculté de s'élever dans les

* Une de* épithètes du mont Mérou est le airs : U les frappa de sa foudre, qui coupa leurs

Les autres montagnes sont également riches en or comme en pierres précieuses, en cristaux, en Soùryacântas et en Tchandracàntas \

Le grand Himâlaya se distingue par sa teinte argentée. Cependant quelques-unes des cimes placées entre ses deux ailes sont dorées par les rayons du soleil, ou étincellent des feux du diamant , ou se rougissent de la couleur de lairain.

L’âpre sommet du Mandant brille , comme le Swarga, par ses cristaux et ses mines inépuisables de diamants.

Le Kêlâsa élève avec orgueil ses masses de rochers , ses larges portiques de pierre, ses arbres magnifiques; séjour merveilleux, où règne le plaisir, où les doux accents des Gandharvas, les chants des Kinnaras, les danses des vierges célestes, le bruit des instruments les plus mélodieux, les pantomimes les plus gracieuses, tout enfin se réunit pour charmer les sens et cnUamincr l’amour.

Avec ses cimes noires, éclairées par le ciel, le Vindhya ressemble à un nuage chargé de vapeurs épaisses.

Pour l’accroissement des êtres rassemblés sur le sommet du Mérou, il s’épancha de ses coteaux une onde pure, telle que celle qui s'epand du sein des nuages : elle brille comme le cristal sur toutes ces roches variées et ces couches de métaux différents, et tombe en bruyantes cascades. Des arbres, parés de lleurs diversement nuancées, élèvent leurs nobles cimes, pareils à des nuages ornés des feux de l’éclair, et que le vent tourmente pétulant l'automne. Quelques-uns de ces arbres semblent avoir emprunté à l’or son heureuse couleur : dans cette douce saison s, les branches, aimable retraite des oiseaux, frémissent au souille du vent, et jonchent la terre d’une pluie de fleurs, de même que l’océan jette sur le rivage ses vagues soulevées. La campagne disparaît sous les branches touffues , garnies de feuilles et de fruits. Les mouches, laborieuses ouvrières de miel, bourdonnent gaiement, et célèbrent par leurs chants le retour de l’amour.

. MdJhavu est le nom donné au dc-mieine mois de l'ancienne année de* Indien», dans laquelle Mndliou était le premier. C est aussi un nom du mois Véwldia (avril-mai). G? mot, qui s'emploie- encore pour désigner le printemps, se traduit en latin par mclleut

aile» , et les rendit immobiles. I* seul Mènera se sauva de ce désastre et alla se cocher dans la mer méridionale.

* Pierres du soleil et de la lune, que Ton confond avec le cristal

1 Mot â mot dan* le jour \fi idhara , ir.

Le vainqueur de Madhou, Vichnou, forma une rivière au cours paisible, aux ondes pures et limpides, douces comme le miel, au sable noir comme le charbon, aux rives agréables et fleuries. Cette rivière, d'après l’ordre de Brahmâ, entre dans le Pouchcara4, où elle se trouve visitée par les saints Richis.

La Terre {dhâtri), prenant la forme d’une vache noire 7, vient aussi, docile à la voix de Brahmâ, apporter au moment du sacrifice le nectar de son lait. La crème (jaraj) de ce lait divin, tombant sur la terre qui a repris sa forme de Prithivî, traverse le monde éternel et brillant, siège de toute merveille, et arrive dans le Brahmakchétra où elle apparait dans le grand et illustre tirtha de Saraswatî , et coule au milieu des lotus.

Celui qui possède toute beauté et toute piété , cachant sous l'apparence d’Adja 8 sa forme dorée, et sc livrant aux saintes pensées de l'yoga, produisit, île sa propre émanation ( adjagandha ®), une grande montagne, placée à la porte du souverain maître 10, éternelle comme lui, douée de ses qualités, fréquentée par les Siddhas , ornée de superbes édifices 11 tout brillants d’or , entourée de merveilleux lotus, et embellie de toute manière par les soins de Twachtri 12 : enfin cette montagne est une image du Mérou matériel, mais une image toute spirituelle et miraculeuse. « Je veux, dit le créa- « leur, par la vertu de mon manas , créer une terre de vertu et de piété « qui soit une forme intellectuelle de l’autre terre, car les formes sont - infinies pour moi dans l’univers. Avec les cinq éléments j’existe dans les « trois mondes; avec un sixième, qui est mon mono*15, je prétends faire « cette création. Je vois de loin les efforts des êtres que leur aveuglement « engage dans les chaînes des renaissances, et je renferme en moi ceux qui , • délivrés des vains désirs et des nécessités de la vie mortelle, ne sont plus « contenus dans les cinq éléments, ni appelés à faire partie de l’immense va-

* Voyez , Recherche* asiatique*, tom. VIII. le dessin <lc la carte I , qui reprétcnle le lotus terrestre.

* CapilA signifie noire : c’est le notn de la vache merveilleuse célébrée si pompeusement par les Pourdnas.

* Le mot adja signifie non ni; et c'cst un des noms de Brahma et de Vichnou. II signifie également chèvre, . miyif.

' Mol à mot odeur d'Adja.

" P*»*** olwctir. î^ÿSTft

11 Tel est le sens que j’ai donné ailleurs nu mot srf^rr tddicd.

” Nom de l'artiste céleste Viswacarman.

11 I,e mimas est aussi considéré tomme un sixième sens. Voyex le Bhagavad-gità , lect. xv, si. 7.

• riélé de la nature. C’est alors qu'ils arriveront dans cette terre invisible,

• qui n’est autre chose que moi-même. Ceux qui cherchent par l'étude des

• livres saints à connaître Yichnou et brûlent leurs péchés par le feu de la « pénitence, finissent par me voir sous ma forme immatérielle. Les hommes « fidèles aux règles du devoir, et qui essaient de monter jusqu a moi, ont « conquis le Swarga , et peuvent me contempler, À jamais délivrés de toute « fatigue. Pour arriver à cette montagne , élevée sur le sommet du \fé- « rou, il faut livrer plus d’un combat à scs passions, et se purifier par le » sacrifice souvent répété de la vie. Là , ces êtres bienheureux se trouve-

• ront dans la société des aimables Apsarâs, et se promèneront sous les « ombrages délicieux du Nandana. Telle est la récompense qui attend ici,

■ dans le Pouchcara, ceux qui connaissent ma science, et qui, dévoués à mon

• service, soumettent le corps et l'affaiblissent par la pénitence. Une fois

• arrivés à la perfection, ils verront combler tous leurs désirs, et posséde-

• ront le bonheur dans ce monde et dans l’autre. Or cette terre de pcrfec-

• tion et de pureté portera dans les trois mondes le nom de Gdri 1%. Que

• les hommes, recueillant leurs esprits, fassent briller tout l’éclat de leur

• pénitence : purs, étrangers à la fraude et à la cupidité, ils s’exemptent « de la nécessité de recommencer la vie et de se trouver encore enchaînés

• dans les éléments. Respectueux envers les Brahmanes , et chastes dans

• leurs œuvres, qu’ils soient généreux, qu’ils prodiguent les présents, les «fruits, les cadeaux de toute espèce, certains que leur récompense sera « immense dans ce monde que je leur annonce, et où ils se retrouveront

• avec toute leur famille , fidèle comme eux aux règles du devoir. Ceux qui

• auront sur la terre aimé les sacrifices et la présence des Brahmanes, «continueront à s'occuper de sacrifices et de saintes libations. Ainsi, que «votre esprit soit rempli de cette pieuse Gôri, et, désormais fixés dans le

• séjour d'une heureuse pénitence , vous ne reviendrez plus vous unir aux « êtres. Ce séjour, suprême et divin, c’est le Satya-loca 15 : là seront récom-

■ pensées les œuvres de ceux qui auront marché dans la voie du devoir.

" Sou» le nom do G&rt on désigne aussi l'épouse de Siva , qui se distingua par sa pénitence et sa piété. Je n'ai pas cru qui) fut ici question de celte déesse, mois plutôt d'une

terre idéale que l'auteur personnifie et appelle * Le tatya est le plus élevé de* sept fora*.

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