‹ Harivansa ou Histoire de la famille de Hari ouvrage formant un appendice du Mahabharata et traduit sur l'original sanscritChapitre 61 sur 140 · ARMURES DES DIEUX · texte numérisé non relu

ARMURES DES DIEUX

Djanamédjaya dit :

Cependant quel était pour les dieux le fruit de cette pénitence? On ne sait pas assez tout ce que la pénitence peut opérer.

Vêsampâyana dit :

Tous les dieux, attachés à Vichnou, donnaient leurs soins au sacrifice, et, suivant l’usage, allumaient le feu sacré qui s’élevait du sein du Pouchcara *. Les Brahmanes, en prononçant les montras ordonnés, faisaient les saintes libations de beurre (êorûj. Le feu brillait d'une splendeur admirable; par la vertu de Brahmà il s’étend, il grandit, et subit une méta-

' Le pouchcara doit être ici ie vase dans lequel on allume le feo sacré.

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morphose; il devient un être d'une forme éclatante, appelé lirahmadanda , et chargé d'armes merveilleuses, telles qu'une épée, un bouclier, un arc, une massue, un soc, un disque, une lune, une hache, un trident, un tonnerre, un poignard, une lance. Vichnou prend pour lui le disque, le poignard, la massue et le soc : ces deux dernières armes doivent lui servir quand il revêtira la forme d’un homme robuste et courageux. Par la vertu de leur pénitence, Indra et Roudra obtiennent, l’un la foudre invincible, l’autre le trident et l'arc; la Mort, la verge et le lacet; Côla, la lance; Twacbtri, la cognée; Couvera, la hache. Ces armes impérissables, innombrables, sont fabriquées par l’artiste céleste1 * 3, qui a aussi donné un char de feu à Indra, au brûlant Soûrya, à Vichnou et au grand Roudra. VLswacarman confectionna également d’autres chars pour toute l’armée des dieux. Vichnou, soulevant une partie de son corps, au moment du Parwan, lit sortir du Pouchcara une foule de nuages qu’il rangea en bataille, et Soûrya couvrit le ciel de la troupe des étoiles, à la tête desquelles il devait marcher au combat.

Le puissant Brahmâ, en disparaissant, emmena l'être merveilleux qui venait de naître, étonnant assemblage d’armes immortelles, réunissant en lui les quatre espèces de traits que portent Indra, Agni, Vâyou et Roudra.

Les enfants de Diti participèrent aussi à quelques-uns tics avantages des dieux : comme eux ils se livrèrent aux exercices de la pénitence, apprirent Part do la sikchâ, et obtinrent des armes. Formés en armée composée de quatre corps, et distingués par leur valeur, ils présentaient une force difficile à vaincre. Tous, par les plaines de Pair cl sur des chars richement ornés, se rendirent au pied du Mandant. Vichnou lui-même, le grand yogin, k la tête de l’armée céleste, vint aussi sur la terre. Les Souras, vêtus d'écorce, et les Brahmanes reprirent en cet endroit les saints exercices de la pénitence.

1 Cet artiste céleste e*t Y Uwacarmnn. appelé être considéré comme une épithète. Dan» la

aussi Tvacktri. Cependant la traduction lillé- GCSXIIX* lecture, Maya, artiste de* Dètyas, se

raie de ce passage tendrait à distinguer ce» troiiTc aussi désigné par l'épithète de / mr fadeur noms. Mais le mot vtnMMnMit peut aussi carmnn

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