‹ Harivansa ou Histoire de la famille de Hari ouvrage formant un appendice du Mahabharata et traduit sur l'original sanscritChapitre 70 sur 140 · ALLOCUTION DE VICHXOU A INDRA · texte numérisé non relu

ALLOCUTION DE VICHXOU A INDRA

Vêsampâyana dit :

Les Asouras venaient d'être mis en fuite; le dieu donna la liberté aux compagnons d’Indra qui avaient été enchaînés. Alors tous ces Dévas, rendus à leur existence naturelle l, se présentèrent, conduits par leur prince, pour saluer le maître du monde, et lui dirent : « O dieu, c’est par

• ta protection, c’est par la force de ton bras que nous vivons aujourd’hui,

• et que nous avons échappé à la mort. Les fds d'Aditi viennent prendre « tes ordres. Dieu immortel, nous nous mettons A tes pieds. • Satisfait de ces paroles, le sage et puissant Vichnou leur répondit :

• Que chacun de vous reste au poste qui lui a été jadis assigné dans le « monde; qu’il y exerce l’autorité qui lui fut confiée. Vous avez reçu de « moi l’empire et une part dans les sacrifices : continuez à gouverner la « région que je vous ai autrefois donnée. * Puis s’adressant à Indra luimêiue, d’une voix éclatante comme le tonnerro il lui dit : • Tu traiteras « selon leurs œuvre® les hommes vertueux et les impies. Les Mounis doivent,

• pour fruit de leur pénitenoe, obtenir le Swarga. Ton monde, source iné- « puisable de plaisirs, est destiné à ceux qui, parmi les Brahmanes, les

' TOWTTqraT:

• Kchatriyas et les Vêsyas, offriront de fréquents sacrifices : ces lieux de

• délices seront la récompense de leur piété. La vertu recueillera la vie, « le vice n'aura que la mort. Le ciel s’ouvrira pour ceux qui auront suivi

• les pratiques dévotes de chaque âsrama, qui se seront distingués entre ■ tous par leur justice, leur libéralité, leur courage2, qui auront détesté « la calomnie. Mais les hommes sans foi, remplis de désirs et d’avarice, « méchants, ennemis de la parole divine et incrédules, iront dans le

• Naraca. Roi du ciel, ma parole sera accomplie, et devant moi disparaitront

• tous tes ennemis. »

Ainsi parla le dieu qui porte la conque, le disque et la massue; et toute la troupe céleste resta dans l'admiration. Après avoir adoré le sanglier mystérieux, les Souras se retirèrent dans le ciel, et reprirent chacun leurs fonctions, sous la haute direction d’Indra, roi du monde entier. Délivrée de l’oppression des Dânavas, la Terre fut rendue à sa destinée3. Pour lui donner une solidité permanente , Indra voulut fixer les montagnes dans la place qui leur était assignée. De sa foudre, terrible par ses cent carreaux, il leur coupa les ailes. Le seul Mênâca conserva les siennes.

Telle est l'antique4 manifestation du grand Nàràyana sous la forme d’un sanglier; tel est le récit que les saints Brahmanes ont consigné dans les Pourânas, et que Crichna-Dwêpâyana nous a transmis au milieu de plusieurs autres histoires. Il faut bien se garder de le communiquer à des gens impurs, ingrats ou malfaisants. Mais ceux qui désirent de longs jours, de la gloire, des enfants, des triomphes, doivent écouter ce récit de la victoire des dieux; récit antique, contenu dans les Yèdes, procurant le bonheur, noble, fécond en bénédictions, capable de purifier tous les êtres, et donnant la victoire aux princes de la terre. O fils de Gourou, je t’ai raconté en toute vérité et sans rien omettre l'histoire de l’avatare du grand sanglier. Sacrifier aux dieux et aux Pitris, c’est sacrifier à Vichnou lui-même, objet et matière du sacrifice. Adoration au grand sanglier, à Nârâyana, qui est la voie du monde, des dieux, de Brahmâ, de l’esprit, en qui vivent et prospèrent tous les êtres !

* I . expression sanscrite est plus forte, qui auront été des héros de vérité et de libéralité, des Aém* dans le combat . ï

’ H*ilrl ÏÏÏTT

* . qui signifie peut-être aussi pre-

mière.

DESCRIPTION DU PALAIS DHIRANYACASIPOll.

VésampÂyana dit :

Telle fut l’apparition du sanglier : voici celle de l’homme-lion, qui donna la mort à lliranyacasipou. Durant le Crita-youga le grand Iliranyacasipou, roi des Détyas, se livra à une pénitence rigoureuse. Pendant onze mille cinq cents ans 1 il habita le bord de l’eau *, et garda le silence. Brahmâ, satisfait de scs austérités, de sa dévotion, de l’empire qu’il avait exercé sur tous scs sens, se présenta à lui sur un char brillant comme le soleil et traîné par des cygnes, escorté des Adityas, des Vasous, des Sâdhyas, des Marouts , de tous les dieux, des Roudras, des Yakchas, des Ràkchasas, des Kinnaras, des points cardinaux et intermédiaires, des rivières et des mers, des constellations, des heures, des planètes, des Déva relus, des Brahmarcliis , des Siddhas, des Saptarchis, des saints Râdjarchis, des Gandharvas, des Àpsarâs. Le maître auguste des êtres animés et inanimés, le sage des sages, Brahma, entouré de tous ces dieux, dit avec bonté au Dètya : • O pieux pénitent, je suis satisfait de tes mortifications « et de ta ferveur. Choisis toi-même ta récompense , et je comblerai tes « vœux. •

Alors le grand Àsoura, heureux de ces paroles, prit devant le dieu la posture du critàndjali, et lui répondit : ■ Je demande que parmi les dieux, ■ les Asouras, les Gandharvas, les Yakchas, les serpents, les Ràkchasas,

• les mortels et les Pisàtchas, nul ne puisse me donner la mort. O père

• du monde, que les Richis, forts de leur pénitence, n’aient pas le pouvoir,

1 Voyez tom. I, tact, u, pag. ibb. gaqffipt . Ces deux mots , expliqués l'un

' Je crut. que j'ai eu tort. lect. ili . de «mm ^ r.utre me Mmbicn, ligner un pénitent

le Km du dictionnaire pour traduire le mot yi, sur de Ve,B Vo,« |Klure

cxxviu , note 5-

\r4^ lH » • l»!0®! ^ tai remplacé pur

« dans leur colère, de m’atteindre par leurs imprécations. Que je ne périsse

• ni blessé par aucune espèce d’arme meurtrière, ni frappé par une pierre

■ ou par un arbre, ni saisi par le sec ou par l’humide, ni surpris d’aucune

■ autre manière. Que je ne meure ni dans le ciel, ni dans l'enfer, ni dans « l’air, ni sur la terre, ni pendant le jour ou la nuit. Que je ne succombe « que sous la force de celui qui, au milieu de mes officiers, de mes soldats

■ et des animaux qui nous servent de monture, triomphera de moi par

■ la puissance de son bras. Que je sois le soleil, la lune, l’air, le feu,

• l’eau, le ciel, les constellations, les dix régions célestes, l’esprit qui « anime, le souille qui détruit5, Varouna, Indra, Yama, Couvera, dieu des « richesses et roi des Kimpourouchas. Enfin que les armes divines * « soient dans le combat à ma disposition, et accourent à mon ordre, ô

• roi des dieux, aïeul de tous les mondes. > BrahmA lui répondit : « Je

■ t’accorde ces merveilleux privilèges. Ton vœu sera rempli, compte sur

■ ma faveur. ■

11 dit, et disparut dans les airs, retournant dans sa brillante demeure, accompagné des Brahmarchis. Cependant les dieux, les serpents, les Gandharvas et les Richis, qui venaient d’entendre ces paroles, osèrent adresser leurs remontrances au père commun des êtres : « Fort d’un pareil privi- « lége, cet Asoura nous donnera la mort. Ayez pitié de nous, grand dieu,

• et avisez plutôt au moyen de perdre notre ennemi. • Le dieu, premier auteur de tous les êtres, créateur des sacrifices, FEtcrnel à la fois esprit et matière, en entendant ces mots qui intéressaient tous ces êtres dont il est le père, rassura les dieux, sur qui ses paroles produisirent l’effet d'une onde rafraîchissante : ■ O dieux, leur dit-il, l’Asoura ne peut manquer de

■ recueillir le fruit de sa pénitence; mais Vichnou saura bien borner ses « prétentions, et l’arrêter par un coup mortel. • Après cette réponse du dieu qui sortit jadis du lotus, les dieux retournèrent avec joie dans leurs demeures.

A peine le Détya Iliranyacasipou jouissait-il du privilège qu’il avait reçu, que déjà il opprimait tous les êtres. Les saints Mounis dans leurs ermi-

* Tel est le sens que j’ai donné à ccs deux mots -Ç' I V ahanc/ira et îjfjjq crodha.

Deux île» uiamiKnb à U place

donnent cft | ; aham cémah.X oj. tom. 1, lect. i. pag. 5 et 6- ‘ Vnyei tom. I, lect. m, pag- 18.

tages se trouvaient exposes à ses violences; leur piété, leur pénitence ne pouvait les garantir. Le puissant Asoura, déclarant la guerre à tous les dieux, soumit les trois mondes, et établit sa demeure dans le Swarga. Poussé par l'orgueil et par sa propre destinée, il n'admit plus aux sacrifices que les Dètyas, à l'exclusion des dieux. C'est alors que les Adityas, les Sâdhyas, les Viswas, les Va sous , les Roudras, tous les ordres des dieux, les Yakchas, les saints Maharchis se présentèrent devant le puissant Vichnou, dieu des dieux, maître du sacrifice et de la science divine, qui est, qui a été et qui sera, éternel objet des hommages du monde : ils implorèrent sa protection. • Illustre NAràyana , lui dirent-ils, nous venons demander votre

* secours. Vous êtes notre soutien, notre maître, notre dieu; nous vous « reconnaissons comme bien supérieur à Brahma et à tous les autres. O sei- « gneur, dont l'œil ressemble à la feuille du lotus, ô souverain vainqueur « de tous vos ennemis, sauvez-nous de la fureur des enfants de Diti. » Vichnou leur répondit : ■ Dieux immortels, cessez de craindre; que ma « parole vous rassure; avant peu vous rentrerez en possession du ciel. Je « saurai donner la mort à ce Dêtya, environné de toute son année, orgueil- « leux du privilège qu’il a obtenu et placé hors de l’atteinte de vos coups. -

Il dit, et, congédiant les dieux, il pensa au moyen de détruire Hiranyacasipou. ■ Ce prince, se dit-il, depuis quelque temps habite lilimâlaya;

• choisissons une forme qui me permette de vaincre cet Asoura. » Et en même temps il apparut sous une forme qui n’existe pas dans la nature, celle de homme-lion , terrible pour les Dètyas, les Dânavas et les Râkchasas. Le dieu prit avec lui pour compagnon OumcÂra *, et se dirigea vers la demeure d'Hiranyacasipou, environné, comme le soleil, d’un éclat vif et brillant, de même que la lune est entourée d'une lumière douce et gracieuse *. La moitié de son corps est d'un homme , l’autre moitié d’un lion ; il frappe ses deux mains l'une contre l'autre.

Bientôt il arrive au palais d'Hiranyacasipou, vaste, brillant, délicieux, divin » réunissant tous les genres d’agrément, large de cent yodjanas . haut

1 Je ne s ai* quel est ce personnage allégorique. Je remarquerai seulement qu'au commencement de la ccxxi* lecture noos avons vu le créateur prononçant le mot oam, et méritant pour cette raison le nom d’Oumcdra. Plus bas

dan» la cclvii* lecture , au lieu d'Onmcdm on

lit Hoûmalra.

* Cànti ou la Grâce est considérée comme une des maîtresses du dieu de la lune. Voyez tom. I, lecture xevu , pag. 4» 6.

de cinq, long de cent cinquante. Aussi solide que resplendissant, ce palais, aimable séjour du bonheur et du plaisir, garni de sièges magnifiques, pourvu d'eaux intérieures, est l'ouvrage de Viswacarman. On n’y connaît ni la maladie, ni le chagrin, ni la fatigue. Des arbres, brillant de tout l'éclat des pierres précieuses, chargés de fruits et de fleurs, étaient leur feuillage bleu, jaune, noir, blanc, rouge, et se couronnent de mille festons. En ces lieux le ciel se couvre de nuages blanchâtres, et semble se plonger dans les ondes limpides. L’intérieur de cette riante demeure, non moins élégante que magnifique, est orné de riches divans, et parfumé de divines odeurs. On admire non-seulement la beauté de cette habitation, mais aussi sa situation sous un ciel salubre, où l'air, tempéré par un heureux mélange de chaud et de froid, n'expose les habitants ni aux incommodités de la toux, ni aux inconvénients de la soif ou de l’accablement. Des colonnes de pierres précieuses, aussi variées pour leur forme que merveilleuses pour leur éclat, soutiennent ce palais immortel, qui s'élève jusque dans le ciel, et, splendidement illuminé par les feux du soleil et de la lune, brille comme un rival de l’astre du jour. Tous les plaisirs que peuvent souhaiter les mortels et les dieux s’y trouvent rassemblés : les mets les plus agréables et les plus délicats7, les guirlandes les plus odorantes, des plantes toujours couvertes de fleurs et de fruits, au moment de la chaleur des eaux fraîches, au moment du froid des eaux chaudes, des arbres dont la cime est couronnée de fleurs, dont le tronc sert d’appui aux lianes rampantes, et qui d’un dôme 8 de rameaux ombragent les torrents et les rivières.

Telle était la scène qui se présentait aux yeux de Yichnou : arbres agréables et variés, fleurs odoriférantes, fruits délicieux, ondes fraîches, ruisseaux charmants, étangs couverts de lotus bleus, blancs et rouges, aux cent feuilles et doucement parfumés. Quel spectacle que ces étangs fréquentés par les cygnes, les flamants, les oies, les sarcelles, les grues, les orfraies, les canards, résonnant au loin des cris divers de ces oiseaux, formés d’une eau pure comme le cristal, et cachés sous l’ombrage des arbustes à fleurs jaunes! Quelle variété dans ces arbres chargés de bril-

* Bhakckya et bkodjya : voyez loin, ü, lecture cxxxvii , pag. 6a , note a 5.

' fiïïTR' "H"*-

lantcs couronnes de fleurs et riches en parfums suaves, tels que le kdtaka Yasoca ld, le sarala ", le poannâga le tilaca Yardjouna u, le tchoûta *\ le nîpa w, le nâgapoachpa M, le cadamba *\ le beau vacoula " le priyangoa *\ le pâtali ut le sâlmali **, le haridroa *5, le sâla u, le tâla le priyâla afl, l’agréable tchampaca *\ et bien d'autres encore qui de leur éclat décorent ce magnifique séjour I Rouges comme le corail, pareils à une forêt tout en feu, larges et touffus, hauts de plusieurs coudées, on voyait encore, non moins éclatants que Yardjouna et que l'oroca, le vandjoula **, le varoana ”, le vatsanâbha ”, lasa/ia S1, le tchandana ”, le jasmin M noir et jaune , Yasuattha w, le tindoaca M, le prâtchlnâmalaca ”, le lodhra 57, le mallicâ ”, le bhadraddroa ”, l’d/w rrf fa ca le djamboa 4l, le lacoatcha M, le sélabâluoca M, le sardja résineux, le coundonrou ”, le patanga ”, le coutadja ”, le conrcvaca 47 rouge, l’a^oaroa ”, le bhavya ”, le dddi-

M Le dictionnaire ne donne ce mot que comme le nom d'un poisson.

* /VRfopfrra tomentota.

" St nam myrtifoliam ( Modal}.

“ En sanscrit toanumat. Ce mol te dit encore du nimba (meltu andarachta).

** Ficus rchgtosa.

“ Diotp^rtu gluiinota , espèce d’ébénier.

** Flacon ri ta cataphracta.

n Symplocos meemosa “ Jatmiaum z amine.

M Pinat devadara.

** Spongiai mangiferu (hog-phim).

w Eugmia jambolana ( ro u apphr , jambosier). “ Artocarpai lacucha.

u Le dictionnairo dit élabéiouca,

M Boncelha thanfera [olibantun fret).

w Espèce de sandal. Ce nom est masculin. “ Feinta aniiJyuntenca , communément coraya.

*7 Espèce de barleria ou jhinti, dont 1a fleur est de couleur pourpre.

** Aquilariu agallocha ( aloe tree).

** Nom du ctJjnamnÿa [awrtaa caramW*).

* Fandanus odorat iuimiu m Joneûa atoca.

11 Ptnus longifolia.

11 Rotileria tinctoria ■

11 Arbre appelé communément tila.

“ Pentaptem arjuna.

'* Mangtfera indien, le manguier.

* Nom du nauclea cadamba ou du nilâsoca.

" Ce mot convient à trois arbres . au rottkria

tinctoria, au mesaa ferna {nagetar) , et au nucheha champaca.

w Nauclea cadamba.

” Mtmasops elengi.

M Cet arbre porte communément le même nom

11 Birjrwnia toaveoleni ( trompe/ Jbwer).

** Bombas hcptaphyllum ( si U cotton fret),

** Arbre dont le nom n'est pas désigné.

•* Shorea robasta [M trt«), autrement lardja . ** Bortusut JlabtUiformû , le palmier.

** Bachanania lat\folia (piyoî), n Miche lia champaca.

** Dalberg ta oagtinemù.

" Tapia craUcva, ou cappans tnfohata.

ma*1, le vldjapoiraca " , le câltyaca M, le doacoila le hingoa le tilaparmca “, le khardjoùm “, le nârikéla ”, le tcharmavrikcha **, la harltakl *, le madhoûca ", le saplapama **, le 6ilu>a ”, le pirdvala “, le panasa ", le famdla “, ton* chargés de bouquets de fleura, de branches de diverses couleurs, tous remarquables par leurs fleurs, leurs feuilles et leurs fruits. Je n'ai cité que quelques-uns des arbres qui embellissaient cet heureux séjour : beaucoup d'autres encore y déployaient leur brillant feuillage et leurs fruits merveilleux; sous ces ombrages s’agitaient les perdrix, les paons **, les Cokilas, les Saricâs07, les faisans, enfin une foule d'oiseaux rouges , jaunes, empourprés, qui se regardaient mutuellement avec plaisir.

COUR DHIRANYACASIPOU.

Vèsampàyana dit :

Dans ce palais le roi des Détyas, Hiranyacasipou était assis sur un trône orné de peintures, long de quatre cents naluas, brillant comme le soleil, et couvert de magnifiques tapis. Scs pendants d'oreilles étaient d'or, et par son éclat ce prince effaçait tout autour de lui. Un vent agréable apportait en ces lieux un air embaumé. Là les Gandharvas et les Àpsarâs réunis faisaient

“ Le grenadier.

u Nom du citronnier.

“ Espèce de sandal, ou bien d'oÿof/ocÀam.

u Le dictionnaire ne donne pas de renseignement sur ce mot.

u Atta fçetida.

" Espece de sandal.

** Phatiux tyhcttns, le dattier.

“ Le cocotier.

“ Je ne trouve rien sur cet arbre, que le manuscrit de M. Tod écrit dharmatrikcha. Le bhodrdja [bhoj ] , espèce de bouleau dont l’écorce

sert pour écrire , porte aussi le nom de tehttrnun. " Terminalia chebula.

** Bastia latifoha.

“ Alstonia tcholarii.

“ Œgla marmelot {bel}.

“ Espèce d’ébénier.

** Artocarpas inttgnfoUa i jaca tret, le jaquier). *' Xanthocrrntu tmetoriat.

"5TFÏÏR tatapatra. Ce mot se dit aussi des grues , des perroquets et des piverts.

” Tardas talica, ou bien gracula religion (marna). *

entendre autour de lui des chants divins. Viswàtchî, la tendre Sahadjanyâ, la noble Sôrabhéyî, Samîtchî, Poundjicasthoulâ , Misrakésî, Rambhâ, la riante Tchitrasénà, Ghritâtchi aux beaux yeux, MénacA, Ourvasî, et d’autres Apsarâs par milliers, toutes habiles dans l'art de la danse et du chant, attendent les ordres d’iliranyacasipou.

Lui, paré de riches vêtements, s’élève au milieu de ses mille épouses. Autour de leur souverain sont placés tous les 01s de Diti, Gers des privilèges qu’il a obtenus : Bali, Yirotchana, Naraca vainqueur de la terre, PrahlAda1, Yipratchitti, le grand Gavichtha3, Tchacrahantri, Crodhahantri , Soumanas , Soumati , Ghantodara , Mahâpârswa , Crathana , Pithara , Viswaroûpa, Souroûpa, le brillant ViroupAkcha, Dasagrîva, Bâlin, Méghavâsas, Mahâravas, Ghantûbha, Yicatâbhi , SamhrAda, TchandratApana, enün tous les Dêtyas et Dana vas, ornés de pendants d’oreilles, parcs de guirlandes, habiles dans tous les arts et surtout dans celui de la parole, héros immortels et heureux de la fortune de leur chef. Telle était la cour du grand Iliranyacasipou. D’autres arrivaient sur des chars aussi resplendissants que des astres, couverts de vêtements magniüqucs et de riches parures, ornés de festons de fleurs, chargés d’armures étincelantes; leurs drapeaux flottants, leurs superbes chevaux, leurs membres entourés de bracelets comparables à l’arc d'Indra, leur taille qui les faisait ressembler à des montagnes, leurs aigrettes d’or aussi éclatantes que des soleils, tout se réunissait pour exciter l'admiration. Au milieu de ce palais rayonnant d’or et de pierreries, formé de plates-formes 1 et de terrasses4 admirables, garni de faites pointus 3 et de fenêtres 6 élégantes, apparut tout à coup l’homme-lion, qui vint étonner de sa vue le Détya tout couvert d’or, de fleurs et de perles, brillant comme l'astre du jour, et entouré de ses innombrables sujets.

* Autrement Prahrâda.

* Au lieu de GmichAa le manueent déva* nâgari de Paria donne Garichtha, IccL xli , L 1 . pag. 191.

1 Ainai est traduit le mot srf^KT ré*/i cd, lequel m'a aembic designer, leel. ccxx , note 1 , un plateau de montagne ombragé, et qui me pa-

rait ici s'entendre d'une plate-forme, peut-être couverte d'une toile,

•cftüm tUhicà

‘ i(=tW Smiicka-

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