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lune, les autres comme le feu du sacrifice ou l'éclair; d'autres sont noirs comme le fer ou comme le nuage orageux. Ainsi parés de leurs cuirasses magnifiques, brillant ouvrage de Twachtri , et de guirlandes à fleurs dorées, ces dieux se précipitent, égaux en vitesse à l'air et à l’eau.
Les illustres Aswins, aussi beaux que pieux, sont portés sur un char de guerre enrichi d'or, resplendissants eux-mêmes comme ce métal.
Les fils de Manou9 et les Vasou s, entraînés par leur haine contre les Dêtyas, veulent aussi déployer leur force, et apparaissent, montés sur des chars ou sur des éléphants merveilleux, agitant leurs armes étincelantes.
Les Roudras, au teint rougeâtre, arrivent sur d’énormes taureaux blancs; puissants par leurs qualités, remarquables par l’ardeur de leurs feux, ils élèvent leurs bras armés de traits divers dont ils semblent devoir brider les mondes, ornés de colliers d’or, et pareils à dos nuages que l'éclair entoure comme une ceinture.
I.es Yiswas, distingués par leur pénitence, leur valeur et leur force invincible, parés de guirlandes de lotus et aussi éclatants que les rayons du soleil, se montrent sur des chars dorés et que décorent des cordons divers de lapis-lazuli, de perles et de pierres précieuses. On admire leurs armes, leurs ornements, leurs parasols blancs et mobiles, leurs cuirasses enrichies d'or et brillantes comme le feu, leurs chevaux aussi légers que le vent. Ils ont aussi pour monture les grands éléphants gardiens des régions célestes, et non moins élevés que le Kélâsa. Leurs mains sont armées de traits flamboyants qui ressemblent à tes comètes qui apparaîtront à la lin des quatre âges.
Les divins Sâdhyas, superbes et triomphants, au visage enflammé, aux vêtements ornés de lapis-lazuli, de pierreries, de cristal et d’or, s'avancent dans l'air avec l'impétuosité du Gange , illuminant tout l'horizon et dressant chacun leurs huit bras armés de tchacnu. Leur éclat est égal à celui de Véswânara 10 et du soleil. Honorés de tous les êtres qui connaissent la science sacrée, respectés des Souras et escortés des Gandharvas, ils se présentent terribles et armés pour la perte des Dêtyas. Tous ces dieux, qui accompagnent les Sâdhyas, éblouissent les yeux des lueurs diverses qui jaillissent de leurs corps, de leurs armures et de leurs bannières. Elevés sur leurs chars,
* Voyez lecture ccixi , peg. 376.
Nom d’Agui, dieu du feu.
DEUX CENT-TRENTE-NEUVIÈME LECTURE. 423 ils soufflent dans leurs conques d’où ils tirent un son terrible comme le cri du lion, et ils s’avancent au combat, forts, menaçants et agitant leurs grandes armes.
Les Marouts viennent aussi déployer, pour la perte des Asouras, cette vigueur et ce courage qui les ont rendus célèbres. Ils arrivent avec l'impétuosité et le bruit du nuage, dont ils ont la couleur : aussi larges que l’éléphant d’Indra, avides de combat, ils clévent leurs armes et surtout leur massue exterminatrice. Leurs corps sont marqués de taches de sandal, leurs membres ceints de guirlandes odorantes, leurs bras tendus avec force, leurs yeux rouges de colère , leurs poitrines chargées d’une couronne de lotus. Revêtant toute espèce de formes, volant comme l’oiseau ou cachés au sein d’un noir tourbillon, couverts d’armures enrichies d’or et de lapis-lazuli, et capables de résister aux coups des Dètyas, ils prennent leur rang à la suite d’Indra.
Ainsi s’avance l’armée des Souras, jetant au loin un éclat terrible, poussant des cris de lion, dressant scs bannières, qui rayonnent comme le soleil, et qui recouvrent la plate-forme dorée des chars u. Elle court avec ardeur au combat ou plutôt à la victoire, majestueuse, formidable, et funeste pour les Détyas.