‹ Harivansa ou Histoire de la famille de Hari ouvrage formant un appendice du Mahabharata et traduit sur l'original sanscritChapitre 79 sur 140 · HA R IVAN S A · texte numérisé non relu

HA R IVAN S A

sinistres; forts, ardents, intrépides, élevant leurs bras qui ressemblent à des trompes d’élépbanis, résonnant comme la foudre; ils agitent leurs arcs; ils lancent leurs tchacras comparables à des soleils, et leurs foudres terribles; ils brandissent leurs cimeterres, leurs grandes massues garnies d’une chaine dor, leurs lances, dont la pointe est aussi forte que le diamant, leurs tridents et des arbres entiers tout enflammés. En meme temps ils poussent des cris effroyables, et se portent des coups terribles.

Cependant des combats singuliers s’engagent entre les héros des deux partis. Le cinquième des Marouts, nommé Sâvitra x et distingué par sa force entre les Souras, attaque l’Asoura flâna. Un autre Asoura, flala, fils d’Anâ- Youchâ, vient essayer sa force contre le Vasou Dhrouva. Le grand Détya Pouloman, entouré de ses gens et pareil à une haute montagne, combat contre le robuste Vâyou , et le redoutable Namoutchi contre Dhara *. Les deux célèbres artistes parmi les dieux et les Asouras, Viswacarman et Maya, se mesurent l’un contre l’autre, et Viswacarman, à la tête de ses guerriers, avait l’air de la Mort prête à dévorer le monde. Le Détya Hayagrîva lutte contre Poucban5, héros plein de force et comparable à l’astre du jour. Le grand Sambara, savant dans l’art magique et formidable sur le champ de bataille, en vient aux mains avec Bhaga*; Sarabba et Salahha, qui sont le soleil et la lune des Dêtyas , avec le sage Sonia armé de frimas; le vaillant Yirotchana, père du courageux Bali, avec le Sàdhya Viswakséna; le magnifique Coudjambha, fils d’iliranyacasipou , avec Ansa 5, qui est armé d’uuc pique; l'affreux Asiloman à la face enflammée, au bras armé d'une montagne, avec le vigoureux Mârouta nommé Hari 4 ; l’illustre Vritra, fils d’Anàyoucbâ, avec les deux Aswins, médecins des dieux; le Détya Écatchacra, habile à lancer le disque guerrier, avec le divin Sâdhya, le robuste flanâdji; flala, frère de Vritra, aux yeux jaunes comme le miel, avec le floudra Mrigavyâdba 7 ; l’horrible flâhou, aux cent têtes, aux cent ventres, avec Adjécapâd 8; le fameux Késin, pareil à un nuage d’automne, avec le

‘ Ce nom ne se trouve pas parmi les noms des sept Marouls ci lès lect. ccxxxi.

1 Nom d'un Vasou. Voyez loin. I. lecture i, ‘6.

’ Un des douze Adityas.

* Autre Aditya.

* Autre Àdilya.

' I-es noms de Hari et de RanAjji ne sont pas cités id; mais Us se trouvent dans les lectures suivante*.

T La lecture III, tom. I, pag- 17, ne porte pas ce nom.

* Roudra , appelé aussi quelquefois AJjêcapdda et Adja ècapâtla.

DEUX CENT-TRENTE-NEUVIÈME LECTURE. 425 grand Couvera*; Vrichaparvan avec le magnanime Nicheambhou; le courageux Viswésa avec Viswédéva ,0; le puissant lYahlAda, entoure de ses fils, avec Câla, auquel il est comparable; Anouhràda, le bras chargé d'une massue funeste aux De vas, avec le riche Couvera; le roi Détya, Vipratebitti, l’espoir de sa race, avec le généreux Varouna, qu’il harcèle vigoureusement. Enfin la lutte la plus remarquable avait lieu entre Rali et le chef des Souras, lutte où chacun des rivaux déployait une force pareille, une habileté semblable.

Les autres dieux aussi et les autres Asouras, en poussant de grands cris, s'attaquaient également avec des dards, des épées, des flèches et des lances. Mais en même temps on voyait apparaître les phénomènes qui signaleront la fin du monde. Les sept vents se détournaient de leur route, les montagnes s’affaissaient; sept soleils brillaient à la fois et desséchaient les mers; la terre se déchirait sous les efforts du vent; de grands nuages s’élevaient , sur le sein desquels se dessinait l’arc d’Indra. Tous les êtres poussaient des cris de terreur. L’horizon était couvert de ténèbres. Tels aux derniers jours se présenteront les horribles prodiges qui doivent précéder la destruction des dieux eux-mêmes. Les flots de poussière qui s’élèvent empêchent de voir le ciel, les points de l’horizon, la terre, le soleil. Les vents souillent avec violence, et une espèce de fumée voile de tout coté l’atmosphère. Ces phénomènes, et d’autres encore, sont produits par les dieux et troublent le ciel et la terre pour préluder au combat furieux que se livrent de terribles rivaux.

Cependant, au milieu des Souras, des Siddbas, des grands Ricins, se montre l’éternel Brahmâ, avec les quatre Vèdes, les Védângas et les autres membres de la science sacrée n. Le dieu né au sein du lotus, l’auguste Swayambhou, est monté sur un char orné de mille colonnes, couvert de pierres précieuses, resplendissant de mille feux, traîné par mille génies”, tout brillant d'or, retentissant comme mille tambours, réunissant en lui les

* I* texte désigne bien cc personnage , qui cependant, plus bas, est donné pour antagoniste à Anouhrida. Dan» lu cr.xi.llt* lecture Kètin combat contre un Moudra, qui doit être le même qiiWdjècopàd.

M \jc teste porte bien Vineédéta au singulier,

quoique le mot «fl ri soit le pluriel de

vistia.

* Le texte présente le mot |^^f| tidyé au pluriel.

11 On les appelle du nom géowal de bhoùtui.

fl 20

rayons des étoiles et de la lune, offrant sur scs diverses parties le soleil et la lune figurés avec le lapis-lazuli. Près de ce char se trouvent placés les fils de ce dieu bienfaisant, Poulaha, Poulastya, Marîtchi, Bhrigou, Angiras, qui chantent en son honneur les hymnes du Rig et du SAma. Autour de celui qui est le maitre et le précepteur du monde, et la source de toute pureté, de toute grandeur, se tiennent les Yèdes, les VédAngas, les dieux, les Maharchis, les saints anachorètes, les génies de toute espèce, et les prêtres des Dévas, curieux de voir le combat qui va avoir lieu. Les maîtres sacrés de l 'yoga, resplendissants comme des soleils et parés de tous les ornements de l’éloquence, et Nâràyana avec Nara 15, cessent d’être invisibles. Et Brahmâ, tel que la lune au commencement de l’automne, illumine l'horizon de scs quatre têtes qui ont produit les quatre Vèdes, et qui ressemblent pour leur beauté à l’astre de la nuit brillant de toute sa splendeur.

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