‹ Harivansa ou Histoire de la famille de Hari ouvrage formant un appendice du Mahabharata et traduit sur l'original sanscritChapitre 8 sur 140 · H A RI VA N S A · texte numérisé non relu

H A RI VA N S A

L’heureux Crichna venait d’apporter le Pâridjâta du ciel, et le sage Nârada s’était rendu à Dwâravati, avant que la guerre se poursuivit entre les dieux et les Asouras par l’ordre de Mahûdéva, guerre d'extermination pour Chatpoura. Le Brahmane Nârada était donc assis près de Crichna, et autour de lui se trouvaient réunies Roukmini, fille de Bhîchmaca, la fille de Djambavân, la brillante Satvabhâmâ, la pieuse fille du roi de Gândhâra et les autres épouses de Crichna, toutes distinguées par leur naissance, leur beauté, leurs vertus, leur piété et leur soumission à leur mari. Roukmini dit à Nârada : * Saint Mouni, vous qui avez autant de savoir que d'éloquence,

■ daignez nous dire quelle fut l’origine des purifications : nous avons le plus

■ grand désir d’apprendre quelles sont les cérémonies, quel est le fruit,

* quelle est l’époque de ces œuvres religieuses; ce sont là des détails que « nous attendons de vous. ■

Nârada lui répondit ; «Pieuse princesse de Vidarhha, écoutez, vous et « vos compagnes, les détails que j’ai appris jadis de la bouche de la déesse

* Oumà sur les cérémonies dont l'effet est de purifier l’âme. Oumâ venait

* d’accomplir elle-même ces rites sacrés lorsqu’elle réunit auprès d’elle « toutes ses amies. A cette fête parurent Àditi et les autres filles du puissant « Dakcha, Satchi, fille de Poulonian et célèbre dans le monde par sa fidélité « conjugale , l’heureuse Roliinî, épouse chérie de Sonia, et les autres, telles " que Phâlgouni, Révatî, Salabichâ, et Maghâ *. A ces déesses se joignirent

■ Gangâ, Saraswati, Vennà 5, Godâvarî, Vètaranî *, Gandaki 5 et les autres

contenu quelle en possédait (ou le U vertu et leflicacilç. Quelques-unes de» idées qui vont être développées dans les lectures suivantes se retrouvent en substance dans les loi» de Manou , lect. in, v, ix et xi.

’ Ce* quatre noms sont ceux de quatre de ces vingt- sept constellations, appelée* iY«A chatrai, et qui sont le* épouses du dieu de la lune.

* Le texte porte l'end ou f«mm. Voyez lect. xcxiv . note i o , et lect. civiu , note 46.

* Rivière qui sort du Vindhya, ou plutôt du Rikdia et se jette dans le golfe de Bengale prés de CutlocL Wilfard dit qu'il j a deux rivières de ce nom. U grande et la petite, et que la grande

est dans les Poùranas appelée Tclutmtpald ; il dit encore que Hans son cour* supérieur la Vê* tarani est nommée CokiU , et qu'elle coule par Y'Âdjapoura ( JagrfMNir). Le* poètes donnent le nom de l e tarant à un fleuve des enfers dont les ondes sont enflammées : il faut le traverser {tour arriver n la demeure d'Yatna, cl on ne peut le Caire qu'eu se tenant à la queue d'une vaclie noire qu on aura donnée à un Brahmane.

* La Gandaki est une rivière qui se jette dans le Gange, à l’est de la Sara^ou. Ce*t surtout de celte rivière que l’on tire la pierre sacrée, appelée SâtajrAma , espece d'amuionitc qu'adorent les Vêchnavn*.

• nymphes des rivières, Lopàmoudrâ et toutes les saintes qui sont les pro-

• tectrices du monde,' les heureuses patronnes des collines1, les pieuses « filles 8 d’Agni et Sw&hâ son épouse, la glorieuse Sdvitrî 8, Riddhi, la bieit- « aimée deCouvéra, l’épouse du maître de fonde l0, celle du roi des Pitris ", v les épouses dcsYasous, la Pudeur (//ri), la Richesse (Sri), la Fermeté

■ (Dkrit i), la Gloire l’Espérance (Asd)t la pieuse Méditation (A/é-

« dhd), la Volupté (Pritf), la Sagesse (A/ari), la Renommée (Khyâti)^ la Mo- « destie (Sa/maft), enfin toutes les nymphes et saintes qui s’intéressent au

• bonheur des êtres. Quand toutes les cérémonies furent achevées, et que

■ le sacrifice eut été offert, Ambicd 15 leur donna des montagnes de sésame, « de pierres précieuses, et d’autres richesses, des étoffes, des parures magni- « fiques. Toutes ces belles pénitentes, après avoir reçu ces pieux cadeaux,

■ se mirent à causer ensemble. Les discours de ces femmes, pour lesquelles « leurs époux sont de véritables divinités avaient pour sujet les céré- « moitiés des purifications que leur détaillait Oumâ. C’était l’aimable Gaugâ « qui par leur conseil l’avait priée de leur donner ces renseignements cu-

■ rieux. La bonne déesse, pour leur faire plaisir, commença son discours « devant moi : car j’avais en cette occasion rempli l’office de Brahmane, et «j'avais eu ma part des présents de pierreries. Oumâ, s’adressant (spéciale-

• ment) 11 A la divine Aroundhati, tint le discours que je vais, ô princesse

* Ccat le nom de la femme d’Agastya. Ce saint ayant vu tet ancêtres suspendus par le talon dans une fosse, apprit qu'ü ne les délivrerait de ce supplice qu'aillant qu’il aurait un fila, l)e* parties les plus gracieuses des animaux de la forêt il forma une femme, et la confia au roi de Vidarbha , en attendant qu’elle fût nubile. C’était Lopàmoudrâ . que ce prince regarda comme sa tille, el qu'il donna avec peine à Agastya , quand il vint la demander pour épouse.

’ J’ai rendu de cette manière le mol fjmHKHÏ girmandinl.

* On donne au fou sept flammes ou rayons. Je nW assurer que ce soit U ce qu'on u|qiclir scs fil les. Voyez lect. cxcv, note a.

* Voyez la cxiii* lecture, note 8.

M Yarouna

11 Yama

** Nomd'OuroA.

" Mlrf^rtl F>tvlcraut ou bharfriJêi'atd. Voyez les lois de Manou . lect. v , si. i54.

u J’ai ajouté cc mot pour rendre compte de l’intervention d’ Aroundhati . à qui Oumâ va adresser son discours : nouvel exemple de l'inconséquence du poète, qui Umt à l'heure disait que c’était Gangà qui avait interroge Oumâ. Il y a dans la mythologie indienne plusieurs femmes du nom d' Aroundhati : l’une est fille de Dakclia . et elle épousa Üharma. Voyez ton». I, lect. ni, pag. i5. Lue autre est fdle de Carddoma et devint l'épouse du Richi Yasichtha; elle est citée comme le modèle de l'amour conjugal. On sait que Vasichtha et les six autres Ridas ses collègues sont les sept étoiles de U grande

HARIVAKSA.

« de Vidarbha, vous répéter, à vous et à vos compagnes. J*ai connu tous les • détails de ces cérémonies, non-seulement pour les avoir entendu expli- « quer, mais encore pour les avoir vu pratiquer moi-même. »

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