‹ Harmodius: tragédieChapitre 43 sur 72 · HARMODIUS, ARISTOGITON, LE CHŒUR, SECOND CHŒUR · texte numérisé non relu

HARMODIUS, ARISTOGITON, LE CHŒUR, SECOND CHŒUR

Jeunes gens armés d'épées cachées sous des branches de myrte.

Vieillards, les longs discours, la prudence indécise,

Précèdent sagement une fière entreprise;

Mais au plus insensé le plus sage est pareil,

Quand la forte action ne suit pas le conseil.

Il est bon d'invoquer, dans un instant suprême,

L'esprit des justes dieux, mais de frapper soi-même. Tandis que vos regards consultaient l'horizon, Mes amis, tout armés, remplissaient ma maison ; Sous mon toit, favorable à leur ligue secrète. Avant qu'on m'offensât, la vengeance était prête. Ce n'est pas mon orgueil, Taffront fait à ma sœur. Ce n'est pas mon courroux qui poursuit l'oppresseur; Pami nous, dès longtemps, Tœuvre était commencée, Car notre mère, Athène, est la grande offensée.

ARISTOGITON

Oui, c'est l'heure d'agir, amis, plus de retard ! Donnez-moi le bouquet de myrte et le poignard. Marchons I Moi, le plus vieux, j'ai mon droit, et je l'aime Je passe le premier et je frappe de même.

Page 1