SCÈNE Ylil
Incapables de haine, et de leur ton moqueur Raillant le saint courroux qui gonfle votre cœur.
SECOND CHŒUR
Cesse, ô vieilkrd, ta longue plainte.
Yal chez ce peuple audacieux,
« La jeunesse n'est pas éteinte,
Pas plus que le soleil aux cieux.
Quand ton pâle hiver se lamente,
La sève dans nos bois fermente,
L'amour réveille les oiseaux;
Et dans l'ombre qui s'évapore.
Les coursiers rouges de l'Aurore
Bondissent déjà sur les eaux.
Sous la neige, au fond du cratère, Bouillonne un métal dévorant ; Les impuretés de la terre Disparaîtront sous ce torrent ;
Et ceux dont la fière sagesse, De cette lave vengeresse Accuse aujourd'hui la torpeur, Devant son déluge sublime, Fuiront tremblants de cime en cime, Vieillard, et toi-même auras peur!
L'âme de vos fils se recueille, Et songe, vous laissant parler; Et, comme la fleur sous la feuille, Se voile avant d'étinceler.