‹ Harmodius: tragédieChapitre 45 sur 72 · SCÈNE Ylil · texte numérisé non relu

SCÈNE Ylil

Incapables de haine, et de leur ton moqueur Raillant le saint courroux qui gonfle votre cœur.

SECOND CHŒUR

Cesse, ô vieilkrd, ta longue plainte.

Yal chez ce peuple audacieux,

« La jeunesse n'est pas éteinte,

Pas plus que le soleil aux cieux.

Quand ton pâle hiver se lamente,

La sève dans nos bois fermente,

L'amour réveille les oiseaux;

Et dans l'ombre qui s'évapore.

Les coursiers rouges de l'Aurore

Bondissent déjà sur les eaux.

Sous la neige, au fond du cratère, Bouillonne un métal dévorant ; Les impuretés de la terre Disparaîtront sous ce torrent ;

Et ceux dont la fière sagesse, De cette lave vengeresse Accuse aujourd'hui la torpeur, Devant son déluge sublime, Fuiront tremblants de cime en cime, Vieillard, et toi-même auras peur!

L'âme de vos fils se recueille, Et songe, vous laissant parler; Et, comme la fleur sous la feuille, Se voile avant d'étinceler.

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